On poursuit notre focus sur le barrage entre les girondins du Stade Langonnais (4eme poule 1) et les gersois de l’AS Fleurance (5ème poule 2), en donnant la parole à Thomas Mendy, le capitaine de Langon qui fut un des artisans de la montée en Nationale 2 et du titre de champion de France de Fédérale 1, et dont la fierté d’être un des tauliers du vestiaire de ce club familial transpire de ses propos.

On va dire que du côté de Langon, les années se suivent et se ressemblent. En effet, après une épopée l’année dernière qui vous a amené jusqu’au titre de champions de France de Fédérale 1, vous avez décroché cette année des barrages pour votre première saison en Nationale 2 et, qui plus est, à domicile ?
L’année dernière, c’étaient évidemment des émotions exceptionnelles avec un parcours incroyable que l’on a vécu. Je pense que cette année, on a un peu surfé sur cette bonne dynamique, on a entamé le championnat de la bonne manière ce qui a en fait permis de toujours avoir cette dynamique positive. En même temps, comme on avait des ambitions d’entrée, on s’était dit que pour être le plus haut possible, il fallait déjà rester le plus longtemps invaincu ou au moins gagner le maximum de matchs à domicile et c’est ce qu’on a fait. Du coup, ça a permis que l’on soit aujourd’hui barragistes à domicile ce qui était le plus important.

J’imagine qu’un peu à l’image de Salles, lorsque vous êtes montés cet été, tout le monde a dit » Langon, c’est comme Salles, ça va jouer le maintien » et que donc, ça vous a mis du carburant dans le réservoir ?
Quand tu es promu dans une division, on te promet forcément un peu l’enfer et on te dit que tu joues le maintien mais c’est normal. On savait qu’on avait des qualités mais surtout un groupe qui était fort tout comme on savait que ça serait dur tous les week-ends. Ce qui est peut-être différent par rapport à la Fédérale 1, c’est que là, tu sais que ça va taper fort tous les week-ends et que ce sera compliqué, c’est la grosse différence. Je pense qu’on avait les qualités collectives et individuelles donc il fallait juste se remettre en question et être à 100 % chaque week-end car ensuite, c’est toujours plus facile quand tu mets les bons ingrédients.

A quel moment de la saison est-ce que vous vous êtes dit » on tient le bon bout, on est dans le vrai » pour aller chercher la qualif ?
Je pense que la dernière victoire contre Rennes a été hyper emballante pour nous parce qu’on avait du monde au stade et qu’on a fait un gros match. Ce n’est peut-être pas dans des victoires, je dirais que ce serait plus dans des défaites à l’extérieur où on s’en est rendu compte car on avait perdu de peu à Rennes comme à Marcq-en-Barœul, on aurait dû gagner à Salles où on a perdu de très peu alors qu’on menait 15-3. En fait, ce sont de petites défaites où on s’est dit » on est dans la course, on n’est pas très loin » quand tu t’accroches à des équipes comme Rennes ou encore Niort où là aussi on n’a pas perdu de beaucoup. On a toujours été chercher ce point de bonus et c’est là où tu te dis que tu n’es pas très loin des plus gros qui sont 1ers ou 2es et que tu peux rivaliser. A nous donc de changer des petites choses pour faire basculer le truc du bon côté.

Est-ce que tu trouves qu’il y a une grosse différence entre la Fédérale 1 et la Nationale 2 ?
J’en parlais justement avec des amis il y a quelques jours et je disais que je trouvais qu’il n’y avait pas une grande différence. En fait, la différence est sur la dimension physique car tous les week-ends, ça tape plus fort, c’est aussi plus fort en mêlée et sans un gros pack de devant, tu ne peux pas exister. C’est là qu’est la grosse différence car en termes de jeu, de qualités individuelles, tu ne sens pas un grand écart et, de toute façon, tu le vois dans les équipes qui montent car, en général, tu n’as pas de gros fossés comme dans les autres divisions où les autres équipes redescendent peut-être en suivant. Salles et nous-mêmes, on arrive à exister, dans l’autre poule, Valence d’Agen ne descend pas non plus donc, franchement, je me dis que le fossé n’est pas énorme.

On sait que les play-offs sont des matchs particuliers à préparer. Est-ce que l’expérience de l’année dernière avec ce titre de champions de France à la clé va vous être salutaire et vous permettre de mieux préparer ces phases finales ?
Oui, forcément. On va dire qu’on a un tout petit peu plus d’expérience que l’année dernière donc par rapport à ça, dans le fait d’aborder les phases finales, on va être un peu plus préparés. Attention quand même, je pense que ça va être différent car c’est un niveau au-dessus et que c’est différent chaque année et qu’il faut savoir se remettre en question. Je pense qu’on a plus d’expérience mais il ne faut pas se tromper et je crois que dimanche, ça sera encore plus dur que l’année dernière.

Et a contrario, vous aurez un peu moins d’insouciance ?
Je ne pense pas car on n’est ni le favori ni le plus attendu sur cette division. Quand on entame les phases finales l’année dernière, on avait fini 1ers de poule donc tu es forcément attendu tandis que là, on est le barragiste donc à nous de profiter de cette grande fête de dimanche, de prendre le positif et de donner le maximum. Ensuite, franchement, on verra ce qu’il se passe, on ne s’interdit vraiment rien.

Quel est ton avis sur le club de Fleurance ?
Je pense que c’est une équipe qui est très rugueuse. Ce sont des gersois donc ils sont forcément costauds devant, ils ont un jeu basé sur l’envie et l’abnégation donc je pense que c’est là que ça va être compliqué et que dimanche, ça va être un grand combat parce qu’ils sont très costauds devant. On a remarqué qu’ils ont souvent accroché les équipes à l’extérieur donc c’est une équipe qui ne lâche rien, un peu à notre image et en plus, quand tu viens à l’extérieur sur un match de barrage, on va dire que tu n’as rien à perdre et je pense que c’est pour ça que ça va être difficile.

De l’extérieur, on a vraiment l’impression que cette équipe de Langon est un vrai groupe de copains au sens propre du terme. C’est quand même plus simple d’être le taulier et le capitaine d’un groupe comme ça ?
Je suis vraiment fier d’être le capitaine de cette équipe car, comme tu l’as dit, c’est une équipe de copains et représenter une équipe de copains est toujours une fierté. Avec les coaches, on s’est vraiment attaché à ça, à former une équipe de ce type, c’est peut-être un peu barbant pour les mecs mais je leur dis tous les week-end » on ne s’en sortira jamais si on ne se bat pas les uns pour les autres « . Dans ce sport, les équipes qui réussissent le plus, c’est parce qu’elles en ont envie et que tous les week-end, tu as envie de te battre pour toi et pour le mec d’à côté, tu as envie de tout lâcher pour les mecs avec qui tu t’entraînes toute la semaine et avec qui tu as envie de faire de grandes choses. Pour moi, la réussite ne passera que par là et c’est clairement ce qui fait notre force aujourd’hui donc c’est vraiment une fierté d’être le représentant de cette équipe.

Quoi qu’il arrive, on sait que ça sera le dernier match à domicile, à Langon. J’imagine que, comme l’année dernière, le 16e homme va faire son œuvre, car il avait été très important dans votre épopée donc peut-être un petit appel au peuple langonnais ?
On espère qu’ils répondront présents et que le stade sera un chaudron, on a eu le cas l’année dernière sur les deux matchs que l’on a reçus car ça nous a vraiment poussé. Je ne sais pas s’ils se rendent compte mais quand tu es joueur à niveau amateur et que tu as Comberlin qui est plein à craquer, ça te transcende et ça te met les poils. C’est à eux de nous encourager parce qu’ils sont vraiment d’une aide précieuse et que quand le stade est plein, toi, tu as forcément envie de te transcender et de donner le meilleur.

Quel est le mot d’ordre pour ce barrage que l’on qualifiera d’historique pour Langon étant donné que c’est le premier en Nationale 2 ?
Franchement, ça va être de tout donner, de profiter de cette fête de dimanche et de surtout ne rien regretter. On fera les comptes à la fin mais c’est surtout tout donner, ne rien regretter, ne rien lâcher et profiter de cette fête mais il y a aussi bien évidemment la victoire et on va tout donner pour essayer de gagner.

Merci, on te souhaite une belle fête au stade Comberlin et d’aller le plus loin possible
Merci à toi et on va espérer.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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