Le manager du RCME, Jean Baptiste Dimartino nous a livré une analyse lucide sur la lourde défaite (26-3) en terre périgourdine et sur la saison des franciliens. Mais celui qui a tout connu avec Massy a aussi donné son sentiment sur la fin de son histoire avec les champions de France de Nationale 2022, un club qui restera pour lui une grande famille.

Vous veniez ici à Périgueux avec l’idée de récupérer des dernières cartouches pour essayer d’accrocher ces play-offs ?
Non parce qu’on était très loin, on ne parlait plus des play-offs, avec la défaite à domicile, on savait que nos espoirs étaient vraiment infimes. On a gagné une fois à l’extérieur cette année, je pense que c’était trop peu car c’est à l’extérieur que tu vois l’état d’esprit des groupes. Je pense qu’on a vraiment un groupe avec un très bon état d’esprit, on paye notre début de saison calamiteux toute l’année et on avait envie de gagner ici car c’est dur de gagner ici et ça aurait été pour célébrer ce groupe-là. On a fait un match où, sur les fondamentaux et notamment le réalisme en zone de marque, on a été inexistants par rapport à eux qui ont été costauds quand ils sont venus dans nos 22. Nous, on a été incapables de scorer donc tu ne peux pas gagner.

Il y a aussi eu des moments charnières comme au cœur de la 1ère période où, à un moment donné, vous campez dans leurs 22, vous n’arrivez pas à scorer et vous prenez un essai derrière. Le premier tournant du match est peut-être là ?
Il y a celui-là mais aussi l’entame de 2e mi-temps où on savait que si on arrivait à scorer vent dans le dos, le match aurait pris une tournure différente. Mais, encore une fois, quels que soient les moments du match, on n’a pas été capables de scorer donc bravo à eux.

Dans 15 jours, ce sera pour toi le gros moment émotion : dernier match à domicile en tant que coach de Massy dans un club qui t’a formé comme homme mais aussi comme joueur et entraîneur. Ça va quand même être quelque chose de poignant ?
Oui, c’est une longue et belle histoire que j’ai vécue avec différentes casquettes. Les joueurs le disent souvent, et je l’ai remarqué, c’est que quand tu passes dans ce club, tu n’en sors jamais réellement donc je ne le vis pas comme quelque chose qui s’arrête mais plutôt comme une nouvelle page que je vais tourner. Je sais que je ne pars pas, j’ai construit et gagné mes amis donc ça, je vais le garder je ne le vis pas comme quelque chose qui s’arrête mais plutôt comme quelque chose de nouveau qui va démarrer et tout ce que j’ai construit grâce à ce club-là, je vais le garder.

Qu’est-ce que tu garderas comme image de Massy cette saison ?
Je garderai l’état d’esprit du groupe qui ne s’est jamais tiré dans les pattes, qui a toujours été solidaire du staff comme ils l’ont été entre eux, qui s’est toujours remis au travail. Après tous les matchs que l’on a perdus d’un ou deux points et qu’on méritait de gagner sur la période hivernale, on est toujours reparti au travail et ils n’ont jamais baissé les bras. On s’est créé cette fin de saison avec un petit espoir de qualif, on a enchaîné les victoires à la maison, c’était sympa et on a profité de ça. L’état d’esprit de ce groupe est génial et ça me fait chier de renvoyer cette image-là avec ce score qui est lourd à la fin mais qui est logique.

Et on retiendra de ton parcours à Massy le point d’orgue à savoir le titre de champion de France à Blagnac en 2022, la montée en Pro D2. Pour toi, ce sera l’apogée, pour l’instant, de ta jeune carrière d’entraîneur ?
C’est une année qui va rester, c’est certain.

Merci et félicitations de ce que tu as fait pour Massy
Merci beaucoup, c’est gentil.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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