Albi (2me) a envoyé un signal fort, hier soir à Maurice Trelut en s’imposant largement (13-42) chez des ours tarbais très accrocheurs jusqu’à la 50 eme minute. En disette de victoire en pays bigourdan, depuis la saison 2019-2020, les jaunes et noirs ont fait exploser le verrou du Stado lors d’une fin de match dominée de la tête et des épaules par les hommes de Mathieu Bonello. À l’issue de la rencontre (J18 Nationale), le talonneur Arthur Castant qui était un tout jeune espoir lors du dernier succès tarnais aux pieds du Pic du Midi, est revenu sur cette victoire permettant aux joueur de la cité épiscopale d’opérer une belle opération au classement.

Cela faisait trois ans qu’Albi trébuchait ici, à Trélut, à Tarbes. J’imagine que vous êtes fiers de la prestation que vous avez faite car aujourd’hui, vous repartez de Tarbes avec 5 points ?
On est très contents, je me rappelle de la dernière victoire ici et, comme tu l’as dit, c’était il y a très longtemps donc ça fait plaisir de retrouver la victoire ici. On sait que c’est une terre où il est très compliqué de venir gagner et on l’a vu sur la première heure où c’était un combat acharné avant que ça finisse par nous sourire donc oui, on est très satisfait du travail.

Tu nous disais que ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu une victoire du côté de Trélut et ça remontait à avant le Covid et le confinement, c’est pour dire !
Je me rappelle qu’à l’époque, c’était une victoire de très peu de points. Ce n’est vraiment pas évident ici, on y a laissé des plumes, on a mis un gros combat mais ça finit par nous sourire à la fin et on est très content.

C’est à la 50e que vous faîtes basculer le match ?
C’est ce qu’on essaye de travailler chaque semaine, d’être performants sur 80 minutes car on le sait, dans des matchs aussi serrés et dans un championnat aussi difficile, c’est souvent en fin de match que ça se libère d’un côté ou de l’autre. Il a fallu serrer les dents car quand ils marquent cet essai et qu’on est en infériorité numérique avant la mi-temps, on ne faisait pas les fiers. Ce n’était pas facile mais on n’a pas baissé la tête et on est reparti au charbon.

Carcassonne ne jouait pas aujourd’hui mais une chose est sûre : vous les avez mis à 8 points ?
Oui mais ça … On a maintenant l’expérience des dernières années où on ne le regarde pas trop car ça peut bouger jusqu’à la dernière journée donc on essaye d’avancer. Ce match était important, on le valide et on passe maintenant à la semaine prochaine.

Car la semaine prochaine, c’est Narbonne et là, c’est du lourd et de l’épais ?
C’est chaque semaine, de toute façon, dans ce championnat, il n’y a pas de week-end plus simple que d’autres, c’est toujours très difficile. Là, on sort d’un gros combat donc on va essayer de régénérer pour préparer au mieux le prochain match.

Un petit mot pour les supporters que l’on vient de voir vous acclamer ? Ils étaient encore entre 50 et 60 et ça fait du bien quand on vient en terre hostile ?
Bien sûr, c’est énorme. Ils se déplacent, ils sont hyper nombreux, ils sont avec les tambours et ils font beaucoup de bruit. Sur un match comme ça où c’est très serré à la 50e, on a besoin d’énergie et ils nous ont amené le petit supplément car eux ont gueulé pendant 80 minutes sur le bord et forcément, quand on sait qu’il y a des gens qui nous aiment sur le bord, c’est plus facile.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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