Petit tour dans les Deux-Sèvres avec Jérémy Russel, l’ouvreur du Niort Rugby Club, à quelques jours d’un déplacement à Graulhet, dans le Tarn, une terre qu’il connaît bien, où les actuels 3ème de la poule 1 de Nationale 2 affronteront les Tarnais (9eme) lors de la 16 eme journée.

Pour toi, c’est le grand come-back dans le Tarn ce week-end, pas au Stadium Municipal d’Albi mais pas loin, au stade Noël Pélissou de Graulhet ?
Exactement. Ça fait un moment que je ne suis pas revenu à Albi, rugbystiquement parlant puisque depuis que je suis parti, je suis revenu voir quelques connaissances que j’ai pu côtoyer pendant 4 ans. Ça fait plaisir de revenir dans le Tarn surtout que j’aurai certainement quelques amis au bord du terrain pour venir voir ce match.

Cette saison à Niort est totalement différente de celle de l’année dernière. On a l’impression que contrairement à la saison précédente où vous vous étiez un peu écroulés sur la fin, là, vous êtes plutôt en train de monter en puissance ?
Absolument, la saison dernière et l’actuelle sont différentes même sur la physionomie à savoir que cette année, on a eu un peu de mal à se mettre dans le rythme pour enchaîner quelques bons matchs. C’est vrai que depuis Octobre, on a enchaîné 7 victoires d’affilée, on a fait un faux-pas à Anglet mais on a de suite redressé la barre il y a 15 jours face au leader en mettant un bonus offensif donc ça montre qu’on n’est plus du tout la même équipe qu’au début de saison.

On peut dire que la patte Johann Authier est maintenant vraiment sur cette équipe de Niort depuis 6 mois qu’il est arrivé ?
C’est ça et on a aussi pris conscience des exigences que lui a apportées le niveau au-dessus. Il essaye vraiment de nous faire comprendre ce qu’est le haut niveau en apportant cette exigence mais également cette autonomie de se rendre compte du niveau que l’on a tout en essayant de mettre en place toute la stratégie et les lancements de jeu qu’il nous propose. C’est vrai que les résultats parlent d’eux-mêmes, ça a mis un peu de temps mais, comme on le dit, ce n’est pas forcément au début de la saison qu’il faut être prêt mais plus pour le sprint final. Pour l’instant, on est dans les clous même si ça va être une fin de saison compliquée, il ne va pas falloir lâcher de matchs car on a également deux équipes devant qui enchaînent les victoires et si nous, on ne continue pas sur cette lancée, ça risque d’être compliqué si on veut remplir nos objectifs. Pour l’instant, on est sur une dynamique plutôt positive et ça serait très bien qu’on la garde jusqu’au bout.

On va faire un focus sur cette victoire face à Salles, qui était et qui est toujours le leader de la Nationale 2. Avec cette large victoire, vous avez envoyé un message à toute la division et vous, le groupe, vous vous êtes récompensés ?
C’était tout à fait ça, on avait aussi besoin d’un gros match plutôt référence qu’on n’arrivait pas forcément à trouver dans tous les secteurs mais c’est vrai que là, on a envoyé un message fort. On a appuyé sur des secteurs que l’on maîtrise beaucoup et on a quand même aussi joué au rugby, ce qu’on ne faisait pas forcément. Bon, il faut savoir que l’hiver dans les Deux-Sèvres n’est pas obligatoirement agréable avec les terrains gras et la pluie donc le jeu ne demande pas forcément à être là mais ce match contre Salles a, j’espère, aussi débloqué quelque chose par rapport à notre rugby c’est à dire d’être un peu plus relâché sur ces phases-là car si on prend les 7 victoires qu’il y avait eu avant, elles ont beaucoup été basées sur notre conquête, on a des avants qui ont fait un gros boulot. Sur ce match-là, les gros ont toujours fait un gros boulot mais notre rugby a été un peu plus correct même s’il y a toujours mieux à faire.

Une analyse de l’adversaire de ce week-end, le Sporting Club Graulhetois ?
Graulhet égal à lui-même, c’est une équipe très solide et très vaillante, on voit sur les derniers matchs que c’est une équipe qui ne lâche jamais le morceau même si les résultats ne sont pas là. On s’attend à un match très hostile et compliqué mais aujourd’hui, on est quand même sûrs de nos forces donc à nous d’être sérieux pour faire un gros match et que ça se passe très bien pour nous pour, comme je l’expliquais, garder cette dynamique de résultats.

Le but est d’envoyer un peu de volume de jeu à Pélissou ?
Du volume de jeu mais rester aussi sur nos bases que l’on maîtrise depuis quelques temps. On sait que c’est un match à l’extérieur, on sait que ça va être compliqué et, si je ne dis pas de bêtise, le temps ne va pas forcément être au beau fixe donc il y a beaucoup de choses et d’ingrédients assez simples à commencer par le combat et l’envie mais il va aussi y avoir notre stratégie et notre conquête qu’on va devoir continuer à valider. Derrière, on enverra du jeu si ça le permet et si on maîtrise tous les secteurs pour en envoyer.

Bassin d’Arcachon, Saint-Jean de Luz et Rennes sont venus gagner à Graulhet. J’imagine que vous avez un peu regardé les recettes qu’ont employées ces équipes-là ?
On a surtout analysé les derniers matchs pour qu’on puisse nous aussi trouver les points négatifs de cette équipe et essayer d’appuyer là où ça fait mal pour justement trouver la faille et marquer des points au maximum. On se concentre surtout sur nous car c’est ça qui fait notre force ces derniers temps, on analyse nos adversaires mais c’est aussi très important de maîtriser ce qu’on veut faire nous et mettre l’adversaire en difficulté par ce que nous, on sait faire.

J’imagine que tu as dû voir ce qui est arrivé à Blagnac, un club que tu as souvent joué quand tu étais sous les couleurs d’Albi et dont tu connais pas mal de joueurs dont Simon Veyrac, ton ancien coéquipier. Je suppose que la situation des joueurs blagnacais t’a un peu émue ?
Exactement et j’ai trouvé ça très étonnant, notamment à cause de l’image qu’a pu renvoyer Blagnac ces dernières années avec ce niveau sportif mais aussi avec cette pluriactivité. Ça fait des années qu’ils sont une très bonne équipe et qu’ils jouent des phases finales avec leur modèle de joueurs pluriactifs donc c’est vrai que je suis très surpris. J’apporte tout mon soutien à tous les joueurs, et notamment à Simon, qui, je l’espère, vont réussir à rebondir très vite, ils avaient de supers joueurs et je ne me fais aucun souci sur le fait qu’ils apporteront leurs qualités dans d’autres clubs.

Merci et on te souhaite un bon retour en terre tarnaise
Merci beaucoup et à dimanche.


Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec


























