Après un périple en bus de 15h jusqu’à l’Isère du fait des manifestations agricoles qui émaillent les routes de France, le Stado TPR a livré un véritable combat face au CSBJ. Les bigourdans repartent de Rajon avec un point de bonus défensif (défaite 16-10) qui comptera au moment de faire les comptes. Filipe Manu était totalement de cet avis concernant l état d’esprit qui émaillait les pyrénéens après la lourde défaite à Nice. Tarbes qui est à égalité de points avec le premier relégable au bout de 17 journées, va entrer en mode commando pour effectuer la saison prochaine, une cinquième saison consécutive en Nationale.

Vous ne passez pas loin d’une très belle performance ici à Rajon. J’imagine qu’il doit y avoir des regrets ?
Bien sûr, c’est toujours triste, c’est dommage qu’on n’arrive pas à sortir avec la victoire mais ça fait partie du jeu. Ça a été dur dès le premier coup d’envoi jusqu’à la 80e minute.

Vous avez livré un gros match, est-ce que vous aviez envie de vous rattraper après Blagnac et Nice ?
Oui, évidemment. Après ces deux matchs où on est un peu passé à côté, on a senti qu’il fallait qu’on sorte notre meilleur côté aujourd’hui et qu’on ramène un résultat.

Vous aviez envie de montrer que vous n’étiez pas qu’une équipe qui joue la relégation ?
Exactement mais en vrai, nous ne sommes pas du tout une équipe de relégation. Ça a été un peu compliqué les deux semaines précédentes mais on voulait montrer à tout le monde que nous sommes toujours présents et toujours dans le championnat.

Comment as-tu trouvé cette équipe du CSBJ ?
Toujours pareil, ils n’ont pas changé depuis que j’y étais en 2011 / 2012. Il y a toujours un esprit qui est quand même irréprochable, tous les gens autour du club sont toujours gentils. Quand nous sommes arrivés, on a fait une petite balade en marchant ce matin et tous les dirigeants nous ont accueillis comme il fallait, même plus. C’est toujours la mentalité de Bourgoin.

Ça te fait toujours quelque chose de revenir ici ?
Ah oui ! Comme on dit à Bourgoin » Berjallien un jour, Berjallien toujours » donc ça me fait plaisir de revenir dans le coin et de jouer contre eux. Dommage que ce fût contre mais c’est comme ça, ça fait toujours plaisir.

Comment est-ce que tu te sens physiquement ? Car tu es encore là
Comme nous on dit dans le sud » un pied devant l’autre « , c’est le plus important et on verra comment ça roule après (sourire).

Propos recueillis par Fred Charvet

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