Le coach des avants du Sporting Club Graulhetois était un brin désabusé après la défaite à Langon (36-17) lors de la 15 eme journée de Nationale 2. Jean Christophe Bacca en appelle à une remise en question, après ce 3eme revers en 2024, qui amène les rouges et noirs à se tourner vers la lutte pour le maintien.

C’est une défaite non bonifiée pour Graulhet et on va dire que ce score est lourd dans la balance et qu’il fait mal ?
On avait demandé à nos gamins, nos jeunes, nos joueurs, de venir chercher au moins un point et de s’accrocher. On voit qu’on est capables de tenir une mi-temps face au vent à 12-0 en s’accrochant et puis on craque, à mon avis plus psychologiquement qu’autre chose, en 2e mi-temps. C’est problématique car au-delà des fautes et du fait qu’on a beaucoup de déchet, je crois qu’il va falloir se poser les bonnes questions mentalement car on cède beaucoup trop facilement en fin de match. Là, c’est un scénario lourd mais c’est un scénario qu’on a déjà connu en étant beaucoup plus proche de la victoire qu’aujourd’hui. Que ce soit à Saint-Jean de Luz, à Niort, à Marcq-en-Barœul, on a lâché ces matchs-là sur les 10 dernières minutes sur des fautes qui nous coûtent cher et aujourd’hui, on n’est plus capables de relever la tête dans ces dernières minutes. Il va falloir qu’on travaille vraiment, vraiment là-dessus.

On voit aussi que l’écart se creuse entre le Top 6 et les autres équipes ?
Le Top 6, maintenant … Mathématiquement, rien n’est mort mais il va vraiment falloir qu’on commence à regarder derrière. Limoges revient très fort et maintenant, les 4 ou 5 équipes qui sont en bas de tableau vont batailler jusqu’au bout. Sachant qu’on va recevoir des gros à Graulhet, des qualifiables qui vont venir chercher des points, ça risque d’être compliqué.

Quel est l’objectif de cette pause ? Se régénérer et trouver des solutions ?
Oui, trouver des solutions, je pense qu’elles sont plus psychologiques que physiques à savoir que les garçons lâchent sur ces fins de matchs. Quand je dis lâcher, ce n’est pas dans l’état d’esprit mais c’est dans le fait de ne pas rester concentrés, de faire trop de fautes, de ne pas rester concentrés sur une mêlée dans les 22 quand on est à 17-10. Ce sont ces moments-là où on est en train de revenir et qu’on n’arrive pas à être plus chirurgical, on est trop approximatifs.


Propos recueillis par Loïc Colombié

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