Dans l’antre du stade Pélissou, il est un joueur qui faut soulever le public rouge et noir à chaque prise de balle : Jules César Tabeuguia. Celui qui est surnommé l’empereur des rucks du côté de Graulhet, est vite devenu un leader de combat sur le terrain et une des coqueluches du club. Arrivé du FCTT (fédérale 1) cet été , Jules-César Tabeuguia, à défaut de conquérir la gaule, a conquis les foules de Nationale 2. Celui dont le physique XXL fait des ravages sur le pré, nous a livré dans cet entretien, sa fierté de porter les couleurs du SCG.

On peut dire que ton arrivée à Graulhet s’est faite sous les meilleurs auspices puisque tu es l’un des joueurs les plus utilisés par les coachs et qui est en train de faire son petit nid dans le groupe rouge et noir ?
Je suis content d’avoir autant de temps de jeu. J’avais besoin d’un challenge et Graulhet me l’a proposé pour cette saison donc je suis content.

Comment s’est faite ta venue à Graulhet ?
J’ai été contacté par les présidents et le coach. Je suis donc venu, ils m’ont parlé du projet qui m’intéressait et ça s’est fait simplement comme ça.

Est-ce que Graulhet était un club dont tu connaissais l’histoire avant d’y venir ?
Il y a pas mal de mes compatriotes camerounais qui sont passés par Graulhet notamment Alain-Bertrand Nuetsa-Fotso qui m’a brossé un magnifique tableau du club. Il y a aussi Francis Cazeneuve, mon ancien président de club, qui connaissait bien l’histoire donc j’ai été bien briefé sur la qualité de Graulhet et comme les valeurs du SCG correspondaient également aux miennes, les choses se sont faites simplement.

Il y a une autre chose que tu découvres cette année qui est la Nationale 2. Qu’est-ce que tu penses de ce championnat en général et de son niveau plus particulièrement ?
Avant ça, j’ai quand même joué quelques matchs avec Blagnac en Nationale et pour moi, la différence entre la Nationale et la Nationale 2 va être la rigueur individuelle que chacun va apporter pour le collectif. Je pense que c’est un championnat où, pour y être, il faut donner le meilleur de soi. Pour moi, c’est un très bon championnat, j’espère que je vais continuer et peut-être aller plus loin.

Quelle est ton analyse sur la première partie de saison du Sporting Club Graulhetois ?
On a un peu commencé avec quelques difficultés, la mayonnaise n’a pas tout de suite pris et on a essuyé quelques défaites avec pas mal d’amertume car on sait qu’on n’est pas loin du niveau des autres équipes. On travaille chaque jour pour essayer de faire en sorte que ça prenne et qu’on arrive à rendre des cartes sur le terrain à la hauteur de ce que le public graulhetois attend de nous.

Depuis le début 2024, vous avez enchaîné deux défaites, une à Saint-Jean de Luz puis une contre Rennes. Laquelle vous laisse le plus de regrets dans le groupe, celle de Rennes devant votre public ou celle à Saint-Jean de Luz ?
Moi, j’ai un goût amer par rapport aux deux défaites. On a les qualités pour se qualifier et on essuie des défaites malgré le fait qu’on se sente de mieux en mieux et qu’on apprécie de mieux en mieux le fait de jouer ensemble. Pour moi, une défaite reste une défaite même si oui, contre Rennes, on était face à une équipe 100% pro avec de belles qualités mais on n’était pas non plus loin de faire un très bon résultat devant notre public et ça a été pareil à Saint-Jean de Luz où on échoue sur quelques détails. A mon sens, une défaite reste une défaite, on a mieux joué face à Rennes et on a quand même perdu donc bravo Rennes mais j’ai quand même un goût amer par rapport à toutes ces défaites. On essaye de travailler pour apporter de la joie à notre public graulhetois.

Vous avez pris 0 point sur les deux premiers matchs de ce premier bloc 2024, là, vous allez à Langon chez une équipe qui tourne bien. Dans un premier temps, l’objectif est d’aller chercher le match déclic puis de récupérer des points ?
Aujourd’hui, on n’a plus le choix, on pouvait encore se tromper il y a deux matchs mais aujourd’hui, on n’a plus le choix, il va falloir aller chercher des points à l’extérieur. Langon est une très belle équipe mais à Graulhet, depuis un moment, on se trouve et on vit bien ensemble donc il va falloir qu’une équipe paye la facture. Si c’est Langon, tant mieux pour nous et tant pis pour eux.

On va revenir sur toi et sur le fait d’apprivoiser ce club de Graulhet. Qu’est-ce qui te plait le plus au Sporting Club Graulhetois ?
C’est l’ambiance qu’il y a autour, les bénévoles et tout le monde autour. Je me suis tout de suite intégré, les joueurs m’ont intégré au groupe, les bénévoles sont géniaux et ils sont attentifs au moindre souci, limite, je suis comme dans une nouvelle famille. C’est toute cette ambiance, quand je suis sur le terrain ou que je passe dans la rue à Graulhet, il y a pas mal de personnes qui viennent me voir, que je trouve super sympas et qui sont juste heureuses d’être supporters du club de Graulhet. Tout ça me met dans le bain, c’est un tout, Graulhet est un tout, c’est la ville, les supporters, le stade, les bénévoles, les joueurs, tout le monde.

Quand on commente les matchs avec Jules Montels pour le#MagSport, on t’appelle » Jules-César, l’empereur des rucks « . Est-ce que ce surnom te convient ?
(rires). Je laisse au public ou aux autres personnes le choix des noms, s’ils trouvent que je suis efficace au bord des rucks, je leur dis merci et j’essaierai de faire en sorte qu’ils me trouvent d’autres surnoms à ajouter à celui-là.

On te remercie et on te souhaite un bon match du côté de Langon
Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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