Du côté du stade Laborie-Bernard Laporte à Gaillac, le retour de la cité viticole en fédérale 1 est une franche réussite avec une 4eme place au bout de 14 journées et ce malgré un match en retard. Pascal Cathalo, le co-président de l’UAG a donc fait un point d’étape sur cette saison 2023/2024 dans nos colonnes, tout en se projetant sur de potentiels playoffs qui pourrait ré-enchanter la ferveur des grands soirs chez les rouges et noirs.

Gaillac a retrouvé la Fédérale 1 après 15 années, un retour accompagné d’un titre de vice-champion de France de Fédérale 2. Du côté de Gaillac, cette première année en Fédérale 1 se passe plutôt très correctement ?
On va dire que oui. L’objectif premier de se maintenir est quasiment fait, je ne veux pas vendre la peau de l’ours mais c’est quasiment fait, et on regarde maintenant vers le haut et vers une potentielle qualification pour les 16es de finale.

Avec en plus un match de retard, cette qualification devient plus qu’envisageable. Ce n’est plus une chimère ni un rêve mais quelque chose qui peut être envisagé non pas avec certitude mais avec des convictions ?
On est 7 pour 6 places et, au vu du classement, c’est largement jouable donc maintenant, on va prendre match par match et adviendra ce qu’il adviendra.

En tant que co-président et dirigeant, quels ont été les changements les plus notables entre la Fédérale 2 et la Fédérale 1 ?
Pour moi, ça a surtout été la mêlée car en Fédérale 2, la mêlée ne s’arbitre pas et ne se joue pas. Au regret, on voit moins de jeu et d’envolées en Fédérale 1 qu’en Fédérale 2.

Et est-ce que ça a entraîné des changements du côté de l’organisation du club ?
Non, on est resté toujours pareil avec deux entraînements par semaine, on n’a rien changé du tout. C’est comme l’année dernière, rien n’a changé niveau organisation.

Un engouement était né autour de cette génération qui avait ramené Gaillac en Fédérale 1. Du côté des supporters, est-ce que cet enthousiasme est toujours là et est-ce que le stade Laborie de Gaillac est toujours un chaudron ?
Oui, il y a toujours autant de monde. Malgré le froid et les affiches aux alentours, on a toujours autant de public et on est fier de nos couleurs.

Le match de la semaine dernière contre Layrac était un remake de la finale de Fédérale 2 où l’équipe de Layrac avait remporté le titre de champion de France. Cette fois, vous avez largement battu vos bourreaux du printemps dernier et j’imagine que c’était une petite satisfaction, une petite victoire personnelle et collective ?
On méritait déjà de gagner à l’aller donc ce n’était que partie remise. Je pense que beaucoup de joueurs avaient coché ce match-là et étaient d’autant plus fiers de gagner contre cette équipe-là.

Qu’est-ce qu’il faut encore faire du côté de Gaillac pour pérenniser ce club en Fédérale 1 et pour être sereins dans cette division ? Quels sont les axes d’amélioration ?
Je ne sais pas quels sont les axes d’amélioration car on perdure sur la formation et c’est donc surtout là-dessus. On est en train de passer la labellisation du centre de formation ce qui fait qu’on n’aura pas grand-chose à envier aux clubs des alentours, on a aussi peut-être en vue la labellisation de la 3e étoile à l’école de rugby. Ce serait juste passer les cadets et les juniors en Nationaux mais je pense que le travail qui est fait par tous les dirigeants, bénévoles et entraîneurs se passe très bien.

Imaginer Gaillac en Nationale 2 dans le futur avec le voisin de Graulhet, est-ce envisageable pour l’instant ou est-ce qu’on n’y pense pas du tout ?
Non, pas du tout. On est loin de ça car, déjà, on n’a ni le budget ni le prévisionnel pour passer ce cap-là donc non, pas du tout.

On peut dire que ce serait la meilleure des récompenses de connaître à nouveau les effluves et la ferveur des play-off pour Gaillac au printemps 2024 ?
Ah oui, je l’espère ! On a toujours le souvenir de ces magnifiques phases finales et de cet engouement que l’on a eus tout au long de ce mois et demi, quasiment 2 mois. C’est vrai que c’est sympa à vivre et tout joueur de rugby travaille toute l’année, d’autant plus l’hiver dans le froid et dans la boue, pour vivre ces périodes-là. Il est sûr que c’est gratifiant.

Merci et on souhaite une belle fin de saison à l’UA Gaillac pour son retour et son come-back en Fédérale 1
Merci et à bientôt.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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