Le manager du Rennes Étudiants Club avait la satisfaction du travail bien accompli après la victoire (9-17) en pays Graulhetois. Kevin Courties malgré une expérience la saison passée dans l’antichambre de la Pro D2 et une place de dauphin cette année en Nationale 2, tenait à souligner la jeunesse de son club à ce niveau de compétition et a enjoint ses hommes et l’ensemble du REC à continuer de bâtir un projet commun. Après 14 journées et une qualification en playoffs quasi acquise, les Bretons vont pouvoir appréhender la dernière ligne droite des phases régulières avec sérénité.

Tu nous disais ce matin dans le #MagSport que vous veniez en chasse-patates pour les points, pour récupérer les points perdus. C’est chose faite ?
On est très content de la victoire car c’était quand même dur d’aller se la peler. On s’attendait vraiment à ce qu’il y ait de l’intensité, à ce que ce soit dur devant, que les ballons soient joués. Il y a eu 2 ou 3 pénalités jouées à la main, les quelques séquences qu’ils ont pu enclencher dans nos 40 mètres ont vraiment été tenues en utilisant la largeur, en mettant du punch et en étant dangereux. On s’attendait à tout ça et on est content d’avoir cette perf-là. On aurait peut-être pu aller chercher un petit truc en plus mais on a quand même eu pas mal de péripéties sur ce déplacement particulièrement.

C’est à dire ?
Déjà, on a tout fait en bus et moi qui suis haut comme une table basse, je suis serré dans le bus donc imagine les grands. Il y a des couacs ici et là, des problèmes, pas de chauffage à l’hôtel, c’était assez dur (rires). On est content de prendre ces 4 points-là et de se relancer, en plus, on avait quand même pris un coup derrière la musette après Salles parce-que tu perds à la dernière minute et que ça fait toujours chier de perdre à la maison. C’était un déplacement que l’on craignait un peu et on est vraiment, vraiment content de ça, quand je vois ce que Graulhet est capable de faire quand le mouvement est enclenché, comme je te le disais la dernière fois, c’est une équipe qui est vraiment dangereuse. Je pense que quand le soleil va encore être un peu plus présent et que les terrains vont être un peu plus secs … je pense que c’est bien qu’on les ait joués maintenant.

Qu’est-ce que tu as dit à tes hommes à 3-3 à la mi-temps ?
On leur a en fait demandé de continuer à faire des efforts. A ce moment-là, on a le sentiment avec les joueurs qu’on a la possibilité de circuler un peu plus vite qu’eux donc c’était maintenir ces principes-là ainsi que maintenir nos principes de sorties de camp et de générer de l’avancée sur des jeux très simples et très directs parce qu’on arrivait sur les zones un petit peu avant. Ce n’était pas sur les premiers soutiens, car on n’était pas plus en avance que les autres sur les premiers soutiens, mais on était un petit plus proactifs sur la 2e vague de joueurs. La dernière séquence de la 1ère mi-temps a montré ce que l’on pouvait faire lorsqu’on voulait jouer un petit peu trop sur le large puisqu’on s’est fait contrer donc il n’y avait pas grand intérêt. On n’a pas toujours réussi à le faire ensuite mais on a trouvé d’autres portes au fur et à mesure du match et à la mi-temps, on avait envie de poursuivre dans le fait de courir un peu plus vite que Graulhet car on avait le sentiment qu’on se déplaçait un petit peu plus vite.

Maintenant, il faut faire du stade Vélodrome de Rennes une forteresse imprenable ?
On parle beaucoup entre nous de cette invincibilité, on sait que c’est culturel et autres mais on sait aussi que ça demande du temps. On s’est tous mis dans la tête que de faire, ou de refaire, un endroit imprenable du stade Vélodrome, ce que j’ai connu quand on était en Fédérale 2, demande du temps et du travail, ça n’est pas quelque chose qui se commande. Les autres équipes viennent pour te bousculer même si tu es chez toi, ça va donc demander de bosser et notre équipe est encore jeune, il faut donc qu’elle apprenne ce contexte-là, à mettre les ingrédients pour et que ce n’est pas parce qu’on le note sur un papier que ça va marcher. Il faut qu’on le bâtisse, on est encore un jeune club au niveau où on est.

Vous avez 12 heures de route pour le retour. Est-ce qu’avec la victoire, vous allez faire un petit arrêt étape pour fêter ça ?
Non car en fait, on fonctionne avec le temps de route. Tu as dit 12h, on prend donc 6 litres de bière et 6 litres de Fanta, on met ça dans le fond et ce sont les premiers qui sont dessus. On essaye de ne pas faire trop d’excès jusqu’à la première ville que l’on va croiser qui fera plus de 10 000 habitants.

Le contexte est posé. On vous laisse bien fêter ça et on espère vous revoir l’année prochaine au #MagSport du côté de Rennes en Nationale car ça nous ferait plaisir de vous revoir ferrailler avec les équipes de Nationale
Merci beaucoup.


Propos recueillis par Loïc Colombié

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