Quentin Lalarme est un véritable globe-trotter du rugby de ses premiers pas rugbystiques en Bourgogne, à ses aventures à Toulon, Carcassonne ou encore Cognac – Saint Jean d’Angely, sans oublier un comeback dans ses terres natales à Dijon. Depuis cet été l’ouvreur bourguignon a posé ses valises en Bretagne du côté des ex pensionnaires de Nationale du Rennes Étudiants Club. Celui qui faisait son retour sur le pré à Graulhet après des semaines de blessures, était heureux de voir les actuels 3eme de la poule 1, s’imposer (9-17) dans le Tarn . Après 14 journée de Nationale 2, les Bretilliens confirment leur statut de favoris et vienne démontrer, comme le stipule ce beaunois à la sauce Briezh, que : «La Bretagne est une vraie terre de rugby ».

Après la défaite face à Salles à la piaule, il était indispensable du côté de Rennes de récupérer des points ?
C’était carrément important car la semaine dernière, c’était vraiment une désillusion mais on s’est dit toute la semaine que c’était vraiment une chance de jouer tous les week-ends et de pouvoir rattraper ce qu’on a fait la semaine d’avant. Aujourd’hui, je pense qu’on fait un match abouti dans des conditions un peu compliquées avec le terrain ou le week-end en général qui a été un peu difficile mais je pense que le match est abouti dans l’engagement, c’est le 2e match après Niort avant les fêtes où on ne prend pas d’essai. Je crois qu’à ce jour, on est la meilleure attaque du championnat les deux poules confondues mais on était 12es à la trêve en termes de défense, on est passé 9es la semaine dernière et je pense qu’on va continuer. Je pense qu’il faut qu’on continue sur la défense, on voit aujourd’hui que la défense fait gagner des matchs à l’extérieur.

A 3-3 à la mi-temps, qu’est-ce que vous vous dites ? Peut-être que vous étiez mal payés ?
Je pense qu’il y a des actions en 1ère mi-temps où l’on peut finir mais qu’on ne finit pas, il y a 6 points au pied que je laisse. On savait qu’on s’attendait à un gros match et, à mon avis, c’était le dernier faux-pas possible pour Graulhet à domicile, ils ont fait un bon match à Saint-Jean de Luz la semaine dernière où, pareil, ils perdent dans les 10 dernières minutes et où ils ne sont pas vraiment payés. On savait que ça allait être un gros match aujourd’hui et on a mis les ingrédients, on a mis les ingrédients à 3-3 à la mi-temps, on savait qu’il fallait que l’on continue à accentuer notre jeu et à être forts dans les collisions.

Tu reviens de blessure et tu retrouves du temps de jeu. On a vu qu’en début de match, il a fallu remettre la machine en route et régler la mire ?
J’ai eu un problème au dos et cela faisait un mois que je n’avais trop, trop rien fait. Il a fallu régler la mire mais elles n’étaient pas faciles, le terrain n’est pas très simple et le corps était un peu fatigué des 12 heures de bus hier. C’est important pour l’équipe de concrétiser les actions quand l’équipe fait le taf et qu’elles me permettent de mettre les points.

Avec cette victoire à Graulhet, vous avez compensé la défaite de la semaine dernière à domicile. Est-ce qu’on vise maintenant les deux premières places pour essayer d’éviter les barrages ?
On reçoit Marmande la semaine prochaine donc on prend match après match, on verra et on fera les comptes à la fin. Je crois qu’il y a un résultat qui est très intéressant pour nous cet après-midi et on verra la semaine prochaine en recevant Marmande. On va mettre les mêmes ingrédients tous les week-ends, essayer de prendre le maximum de points à chaque fois et on fera les comptes le 8 Avril à la dernière journée.

Après la Bourgogne, le Var, l’Aude et la Charente, te voilà maintenant en Bretagne. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce rugby breton ?
C’est vrai que j’ai un peu fait les 4 coins de France et ça me fait voyager, je suis content. Je suis arrivé dans un collectif pétri de talent individuellement et collectivement, on voit que la sauce est en train de prendre. Je pense que le rugby breton a été négligé pendant des années mais clairement, c’est vraiment une école de rugby, la région Bretagne a vraiment du potentiel des jeunes jusqu’à aujourd’hui. On voit Vannes qui domine le championnat de Pro D2, Rennes en Nationale 2 qui est dans le haut de tableau. Il ne faut pas négliger la Bretagne et je crois que dans les prochaines années, on sera surpris des résultats de la Bretagne car je pense que c’est en train de devenir une vraie terre de rugby.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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