Titouan Pouzoullic du haut de ses 23 ans a parcouru du chemin depuis son arrivée à Albi en 2020. Le jeune demi de mêlée des jaunes et noirs après avoir débuté sa formation à Agen a fini de se polir sur les bords du Tarn et est devenu cette saison, vice capitaine de l’équipe coaché par Mathieu Bonello. L’originaire de Bretagne est venu en conférence de presse aux côtés de son coach, tant pour debriefer la défaite à Bourg (29-25) que pour parler de son nouveau rôle dans le groupe et bien entendu, aussi du déplacement à Perigueux (7eme) ce samedi à 15h. Pour le Sporting Club Albigeois (3eme), cette rencontre est une opportunité pour tenter d’obtenir un premier succès à l’extérieur en 2024.

Tu étais là pendant ces 15 dernières minutes. Comment est-ce que tu vis sur le terrain le fait que, quand tu entres, ton équipe mène et puis qu’elle perd le fil ?
C’est toujours compliqué. On peut dire ce qu’on veut, un match, c’est 80 minutes de rugby mais il y a des moments, ou des minutes, qui comptent double voire triple, peut-être qu’on peut aussi faire mieux avant mais ces moments-là sont les moments-clé du match et toutes les grandes équipes, tous les grands joueurs tous sports confondus savent qu’il y a des minutes qui en valent 3 et que ce sont celles-là où il faut être bon. Quand on est à la fois acteur et spectateur de ces moments-là, c’est forcément frustrant mais comme l’a dit Mathieu, ça fait partie de notre chemin, on sait qu’on n’est pas parfait et on travaille là-dessus au quotidien. On ne va pas dire qu’on commence à le travailler aujourd’hui parce qu’on a perdu ce week-end, c’est un chemin, on continue, on n’a pas découvert aujourd’hui qu’on n’était pas parfait et on va continuer à travailler là-dessus.

Est-ce que tu as trouvé que cette équipe de Bourg-en-Bresse avait progressé par rapport au match aller, qu’elle était un cran au-dessus ?
C’est vrai que ce n’était pas tout à fait la même équipe. Ils ont eu des retours, ils n’ont plus trop de blessés, c’est une équipe qui a progressé et qui a aussi fait du recrutement, elle se reconstruit différemment par rapport à ce sur quoi elle était partie en début d’année et on l’a senti. Malgré ça, on se concentre sur nous et on sait qu’on a peut-être fait des erreurs sur ce week-end-là. Toute belle équipe qu’elle était, on aurait peut-être pu jouer autre chose.

Après un week-end à décompresser et à ruminer la défaite, qu’est-ce que vous vous êtes dit lorsque vous vous êtes retrouvés lundi ?
Toujours pareil, on essaye de se voir entre nous et de se dire les choses qui n’ont pas été, c’est important de pouvoir se dire ça et de voir les images. Ensuite, et c’est le plus dur personnellement pour moi, c’est passer à autre chose, on a la chance de rejouer un match 7 jours plus tard et c’est ça qui fait aussi la beauté du truc puisqu’on peut se rattraper une semaine après. Donc, on passe par la case vidéo, on se dit les vérités et ensuite, on recommence à travailler.

Surtout qu’il y a un joli challenge avec ce déplacement à Périgueux qui n’a pas perdu un seul match à la maison. Ça va être un beau défi ?
Exactement, surtout qu’en plus, c’est une période compliquée, il y a de gros blocs qui arrivent avec beaucoup de densité. C’est un championnat très serré donc oui, ça va être un peu compliqué pour nous surtout qu’ils sont invaincus. On va devoir se déplacer et recevoir de grosses équipes donc oui, c’est certain que ça va être un peu difficile.

Tu as 4 ans de maison jaune et noire, tu es un jeune joueur mais tu as déjà un rôle de vice-capitaine. Tu nous parles de ce rôle qui est nouveau pour toi cette saison ?
C’est vrai que c’est la première fois que ça m’arrive en professionnel mais c’est quelque chose que j’ai toujours apprécié. Ça m’est souvent arrivé chez les jeunes d’avoir ce rôle-là et c’est quelque chose que j’aime bien, j’aime bien analyser la façon d’appréhender les matchs, d’appréhender un collectif et une aventure. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé donc forcément, quand on arrive au niveau professionnel, c’est une chance de pouvoir avoir cette opportunité-là. Je suis reconnaissant envers le staff mais je sais que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, je suis jeune, j’essaye de m’améliorer toutes les semaines et le staff me donne des clés pour y arriver, dans les victoires comme dans les détails.


Propos recueillis par Loïc Colombié

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