Le manager du Sporting Club Albigeois, Mathieu Bonello, est revenu sur la défaite des Tarnais (29-25) en terre bressane dans les ultimes minutes. Alors que les jaunes et noirs avaient fait le break au coeur de la seconde période (+10), les hommes de l’ex talonneur de Castres ont vu Bourg en Bresse les coiffer sur le poteau. Lors de cette 15eme journée de Nationale qui sonnait la reprise du championnat après un mois de pause, la défaite à Verchère a engendré la perte du statut de leader au SCA. Albi qui restait sur 4 succès de rang, va s’atteler à digérer cet échec amer , avant de repartir au front le week-end prochain du côté de Perigueux.

Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir raté l’occasion de gagner ce match ?
Oui, bien sûr, quand tu es à +10 à 12 ou 14 minutes de la fin … On a totalement manqué notre fin de match, on a aussi manqué de pas mal de choses dans le match mais on a manqué d’être » clinique « .

C’est paradoxal car à d’autres moments du match, vous êtes réalistes ?
Exactement, c’est vrai qu’on se nourrit des erreurs des autres mais c’est aussi le but du rugby. Je trouve qu’on n’est pas allé au bout de nos idées, on a également laissé beaucoup de points en route et à la fin, à l’extérieur, ça fait beaucoup. On est énormément déçu ce soir.

Il y a quand même deux mi-temps complétement différentes avec une 1ère période que vous semblez bien maîtriser. Qu’est-ce qui explique que ça bascule à un moment ?
Je suis d’accord, on est mal revenu en 2e mi-temps. On a un peu fait bouger les choses en ne tentant pas les points et en allant en touche ce qui nous a un peu réveillés et nous a permis de marquer à nouveau. Derrière, on est retombé dans nos travers avec un manque de maîtrise.

Il y a aussi eu un manque de discipline de votre côté avec ce carton jaune à la fin ?
Il y a deux cartons jaunes, en plus, tu prends essai et un carton jaune derrière. Ça nous a mis à mal mais je ne remets pas du tout en cause les décisions.

Ça reste un bonus amer ?
J’ai envie de dire que je ne retiens pas trop le bonus car, quand tu as ce genre de match, tu dois arriver à mieux maîtriser ta fin de rencontre. Ça nous permet aussi de voir tout le travail qu’on a à accomplir, il faut arriver à tous être au diapason pendant 80 minutes. On manque de constance, on le sait, je ne sais pas si on s’est déjà vu gagner mais en tous cas, on a manqué ce qu’il fallait à la fin.

Vous savez où vous allez l’année prochaine ?
Non, non, pas encore (rires). Je le dirais dans pas longtemps.

Propos recueillis par Fred Charvet

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