Ce mercredi soir de nombreuses annonces ont été faites à la grande famille rouge et noire dans le cadre des festivités organisées à Noël par le club Tarnais. Devant un parterre de dirigeants, bénévoles et de joueurs, les co-présidents ont officialisé deux cadeaux au pied du sapin (2 joueurs supplémentaires), la création d’un poste d’encadrement (directeur sportif), des réajustements internes au staff, et le départ de joueurs. De quoi, du côté du Stade Pélissou, alors que 2023 tend à ses dernières bordées, entrevoir 2024 en ordre de marche et avec ambition. Tour d’horizon

« Papy Boulogne » fait de la résistance .
En juillet dernier, pour la seconde fois de sa carrière, Kevin Boulogne avait annoncé le repos du guerrier à 37 ans et après 2 ultimes saisons au Sporting Club Graulhetois. Mais pour l’ex ouvreur d’Albi, Castres, Biarritz, Pau et Provence Rugby, l’appel du devoir n’a pas tardé à se faire sentir après seulement 6 mois de pause sportive.

Né de la volonté commune des dirigeants, du joueur et du vestiaire, ce comeback va permettre à cet homme d’expérience à la maestria reconnu, de venir renforcer l’attaque des mégissiers. « Papy Boulogne » fera donc de la résistance aux côtés de ses partenaires jusqu’à à la fin de saison, et cet « highlander de l’ovalie » tentera d’amener un grain de folie supplémentaire aux actuels 8eme de Nationale 2.

Un renfort en 3eme ligne.
Cugier, Gilbert, Pueyo, blessés, et ce malgré le retour de Durand ce week-end, la 3eme ligne Graulhetoise s’est retrouvée fortement déplumée ces dernières semaines, voyant le talonneur Guillaume Ducombs faire avec brio des piges au poste. Pour remédier aux carences numériques de ce secteur souvent assujetti à un gros turnover à l’infirmerie, les dirigeants du SCG ont décidé de renforcer l’équipe première en «3eme barre ».

Jérome Montbroussous et Renaud Martinet, avec l’appui du staff, ont donc jeté leur dévolu sur Cédric Gatti, qui évoluait à Pamiers jusqu’au forfait général automnal du club ariégeois. À, 27ans, ce gaillard 1,86 m pour 100 kg est rompu à la fédérale 1 et va découvrir la Nationale 2.

Après 5 saisons au SC Appaméen, (61 matchs joués / 54 titularisations et 12 essais) ce joueur formé aux Espoirs du Castres Olympique (Top 14) repose ses valises dans le Tarn, pour amener la profondeur de banc nécessaire aux défis qui attendent les Graulhetois dès mi janvier du côté du Pays Basque.

Un grand nom rouge et noir directeur sportif .
Depuis la nomination de Jérôme Montbroussous à la co-présidence, le poste de directeur sportif était vacant, et l’état major du Sporting Club Graulhetois a décidé de palier à ce manque. Et c’est un nom qui claque au pays des rouges et noirs qui a été annoncé ce mercredi : Christian Delfaut.

Arrivé en 1982 dans la capitale du cuir, celui qui a coaché le club à plusieurs reprise entre la fin des années 90 et le milieu des années 2010, va dès le 3 janvier faire de nouvelles armes au cœur du Stade Pelissou. Détaché par le Castres Olympique dans le cadre du partenariat 100% region, Christian Delfaut sera donc directeur sportif avec prérogatives sur l’équipe première.

Coach au lendemain de la dernière finale du Sporting Club Graulhetois (Fédérale 2 face à Soyaux Angoulême en 2014), Christian Delfaut a déjà inscrit son nom sur les tablettes illustres des rouges et noirs, et va donc coordonner le staff tout en amenant une méthodologie nouvelle dans l’organisation du management et de la gestion des joueurs. Les dirigeants ont décidé d’amener cet atout supplémentaire dans l’architecture rouge et noire avec la ferme ambition de rendre l’organigramme autour de l’équipe première plus efficient.

Réajustements dans le staff.
Toujours dans le but de faire évoluer le fonctionnement sportif et extra sportif de l’équipe première, le duo Montbroussous / Martinet, a donc, décidé d’opérer des réajustements dans le staff actuel. Florian Gimbergues étant délesté du rôle d’organisateur de la semaine de travail sportive, ce dernier reviendra à ses premiers amours : La vidéo et la défense.

Il retrouvera donc son poste de co-entraîneur dans un fonctionnement horizontal avec Jean Christophe Bacca (avants / touche / mêlée) et Benoît Bellot ( trois quart / attaque / Mouvement général). Mais le staff du SCG verra aussi l’intégration d’un nouveau visage bien connu dans la cité tarnaise : Jérôme Gilbert. Cet homme aux valeurs séculaires Graulhetoises chevillées au corps, sera en charge de la discipline et de la cohésion pour amener un supplément d’âme à un groupe au vécu commun récent.

2 joueurs libérés et un pilier droit recherché.
Du côté de Graulhet, un lifting de l’effectif a été prodigué par les dirigeants, dans le but de libérer de la masse salariale pour des joueurs voulant s’intégrer pleinement dans le projet de club et souhaitant amener une plus value sportive. Après moult réflexion les présidents Martinet/ Montbroussous en accord avec le comité directeur et le staff ont donc décider de se séparer de 2 unités du pack.

Et c’est par le communiqué officiel suivant que le SCG a annoncé la nouvelle à sa communauté de suiveurs : «Pour non-conformité, par rapport aux critères, le club vient de se séparer du talonneur argentin Juan Martin Fontan et du pilier géorgien Lasha Lortkipanidzé. Et ce, d’un commun accord entre les deux joueurs et le Sporting. Le premier, aura joué 7 matchs –sur 12- et le second aura fait 3 feuilles de match.»

Le départ du pilier droit géorgien va irrémédiablement entraîner un besoin de renfort au poste, et la cellule recrutement est en train de prospecter ardemment pour trouver la perle rare qui pourra venir suppléer Ferrier, Javier et Noui jusqu’à la fin de saison. Des pistes sont évoquées voire susurrées dans le club centenaire mais pour le moment aucune n’émerge avec vigueur. Un dossier qui devrait évoluer rapidement selon nos sources .

Focus sur le maintien, recherche de déclic et objectif relance.
Avec le comeback de Kevin Boulogne, l’arrivée de Cedric Gatti, et le retour de Christian Delfaut, le club pensionnaire de Nationale 2 compte bien avoir mis des pierres fondatrices à l’édifice maintien. L’intégration de Jérôme Gilbert au staff et la réorganisation du secteur Sportif sont aussi des facteurs de la volonté présidentielle d’un déclic au sein d’un groupe prometteur qui a alterné le bon (victoire bonifiée à domicile et première victoire à l’extérieur) et le moins bon (défaite à domicile face Saint Jean de Luz et Arcachon.)

En clair, à Noël Pelissou , la nouvelle équipe dirigeante amorce une relance avec en trait d’union le vœux de leur prédécesseur Guy Laporte : voir son cher Sporting Club Graulhetois tenir le haut du pavé et se rapprocher des cimes du classement .


Article rédigé par Loïc Colombié

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