Quelques minutes après la victoire (40-14) face à Limoges, lors de l’ultime rencontre de Nationale 2 de cette année civile 2023, le Co-président en charge du sportif, Jérôme Montbroussous, nous a accordé une interview pour faire un point sur l’équipe première (8eme), mais aussi sur l’ensemble des strates du club. Cet enfant du pays Toy qui étrenne cette saison ses galons de patron de l’entité rouge et noire aux côtés de Renaud Martinet, a dressé un constat lucide sur ce début de saison, tout en laissant entrevoir des ajustements et des apointages à court et moyen terme, dans le but, bien entendu, de voir le projet de club du SC Graulhet donner sa pleine puissance. Entretien avec un jeune dirigeant qui au gré de l’évolution du SCG souhaite donner un visage moderne à une structure ayant un passé illustre.

Tu dois être un co-président soulagé car, avant le match, il n’y avait pas encore une chape de plomb mais on n’en était pas loin ?
Complètement. Je crois que c’est la première fois que j’ai un peu le stress du résultat car il y a la trêve derrière et finir sur une 2e défaite d’affilée à la maison, ça aurait quand même fait un peu mal à la tête et bien sûr au classement. Je crois surtout que c’est la première fois que le public se régale autant, les spectateurs bien sûr mais aussi les joueurs en premier. On a pris du plaisir, marqué 40 points contre une équipe qui était un peu plus en confiance que nous donc il y a beaucoup de positif aujourd’hui et beaucoup de joie.

Tu demandais un peu plus de folie à tes joueurs et ils en ont eu aujourd’hui. Quand on voit l’essai de Davy Chiffre, il y a eu ce grain de folie ?
Je pense qu’à notre niveau, à tout niveau mais encore plus en 4e division, si on est pluriactif, il faut qu’ils prennent du plaisir et qu’il y ait cette folie. Ils ont un peu joué dans notre camp donc il y a plein de choses à améliorer mais on sent qu’on est à 30% du potentiel de cette équipe, il y a quelque chose, il se passe quelque chose et c’est très bien. On va partir à Noël avec la tête bien et positive.

Il y a quelque chose qui te tient à cœur, tu le dis et le martèles, c’est la formation et quand on voit le petit L’Orphelin qui rentre, c’est que le travail commence à payer. En plus, la formation représente les premières briques de l’édifice ?
Bien sûr. On voit Théo L’Orphelin mais aussi Antoine Magne qui fait trois matchs d’affilée et qui commence à être prêt au niveau tout comme Enzo Ayela. On a 15 blessés et même si la formation graulhetoise sera là d’ici deux ou trois ans, celle de ce début d’année paye et c’est déjà très bien.

Ayela et L’Orphelin sont des pionniers de la formation ?
Exactement, ce sont les deux premiers et c’est vrai que ça fait plaisir de voir qu’ils sont capables de rivaliser comme ça, quelques minutes, contre des équipes professionnelles. C’est génial.

Maintenant, on va s’atteler du côté de Graulhet à faire une belle seconde partie car il y a encore la place de faire de belles choses. Pour l’instant, c’est d’abord le maintien mais j’imagine qu’il y a un peu de suite dans les idées derrière ?
Je pense que c’est le moment de faire des points et un petit bilan de mi-parcours, de voir ce qui va et ce qui ne va pas car il y a des choses qui ne vont pas, d’autres qui vont bien et d’autres encore qui vont aller mieux, c’est donc le moment pour nous, dirigeants et entraîneurs, de faire un petit bilan. Ensuite, on recevra tous les gros à la maison, ce seront donc des matchs comme aujourd’hui mais par contre, on se déplacer chez les milieux de tableau comme nous. Je pense donc que ça va être une seconde partie géniale à faire.

On va aussi parler un peu de toi. On dit souvent que quand on est président, que ce soit en politique ou dans le milieu sportif, que les années comptent double, est-ce que tu le valides ?
Oui, c’est vrai (rires). On essaye justement d’organiser pour que ce soit transversal, je ne veux pas qu’on soit un club avec une ou deux personnes qui décident et je pense que tout le monde commence à comprendre comment on veut fonctionner. Il n’y a pas de chef ni de président mais là, effectivement, comme on essaye de mettre les choses en place ainsi que les infrastructures, je pense que ça nous prend un peu d’énergie. J’espère qu’en 2024, on sera déjà un peu plus sereins.

Tu es quand même un président heureux, tu es content d’avoir pris ce poste car c’est quelque chose qui t’est chevillé au corps ?
Oui, je suis heureux car samedi, on faisait le Noël de l’école de rugby où on était 280, 120 au Noël des cadets / juniors, 120 au repas de ce midi. C’est surtout ça car la vie est assez compliquée aujourd’hui pour plein de choses donc je pense que passer du bon temps le week-end et avoir des sourires, c’est le plus important. C’est pour ça que je suis heureux, même si je n’avais pas du tout prévu de prendre ce rôle, je suis heureux pour ça.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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