Maxime Castant, fait sont grand retour ce soir après 4 mois à l’infirmerie . Le talonneur du CSBJ qui va affronter son frère (Arthur Castant) dans un match entre costaud, voit dans cette joute de Nationale qui rappelle les saveurs de Pro D2, un véritable test avant de prendre un mois de repos salutaire pour toute les armadas de la division. Bourgoin actuel 8eme du championnat après 13 journées, débarque chez le leader Albigeois avec l’appétit d’un équipe en plein redressement qui veut s’offrir un cadeau avant l’heure .

On peut dire que tu fais quasiment partie des murs à Bourgoin. L’an passé, après un an et demi passé dans la maison ciel et grenat, tu as eu le capitanat avant d’enchaîner sur une 2e saison, tu es donc maintenant bien installé en Berjallie ?
Je me sens très, très bien dans l’équipe, je suis très content car j’ai ce pour quoi j’y suis venu à savoir du temps de jeu donc je suis très satisfait. L’année dernière, effectivement, j’ai eu l’honneur d’être capitaine sur 3 matchs dont le match de barrage, c’était évidemment un capitanat de substitution car on avait des joueurs un petit peu absents sur la fin de saison qui étaient revenus mais pour la continuité, ils m’avaient laissé le capitanat ce qui était un privilège. Je comptais enchaîner cette saison, c’était bien parti après une bonne prépa mais, malheureusement, je me suis blessé, je me suis rompu le croisé postérieur du genou contre Albi à la 1ère journée et je fais donc mon retour demain soir au Stadium.

Ton retour contre Albi, l’équipe contre laquelle tu t’es blessé au match aller lors de la 1ère journée de Nationale, c’est un peu la boucle qui est bouclée ?
Exactement et au moins, sur les deux matchs que j’ai préparés cette année, c’est contre la même équipe qui plus est celle de mon petit frère. Pour ma part, c’est toujours une semaine particulière lorsqu’on prépare le match contre le Sporting.

Comment est-ce que tu as vécu ce début de saison de Bourgoin, dans le groupe mais pas sur le terrain, surtout dans le moment de dur où il y a eu les coups de gueule de Pascal Papé et du président avant que vous n’arriviez à réenclencher ? Comment as-tu vécu ce moment-là ?
C’était un petit peu compliqué au début car lors de la période où j’ai été blessé, on jouait à l’extérieur donc, comme les matchs ne sont plus retransmis, je l’ai suivi par la radio vu que je ne pouvais pas me déplacer sur tous les matchs. J’étais surtout convalescent donc c’était compliqué de me déplacer et j’ai suivi tout ça un peu en marge du groupe, idem pour les semaines car quand on est blessé, on n’a plus les mêmes plannings et quand on a commencé à rejouer à domicile, j’étais en rééducation à Capbreton donc, au final, je n’ai pas vu voir ni suivre beaucoup de matchs. J’ai évidemment suivi sur les scores et les radios mais ce n’est pas pareil et, en plus, on est un peu en marge du groupe. Le début de saison a été difficile, on a eu quelques matchs qu’on a laissés filer sur les dernières actions où dans les derniers instants ce qui nous coûtent pas mal de points mais là, on est sur une bonne dynamique donc on espère pouvoir continuer le plus longtemps possible, surtout avec 3 ou 4 réceptions d’affilée en Janvier.

Vous en êtes à 4 matchs sans défaite et si vous continuez sur cette dynamique-là, à savoir avec un match en plus de gagné, vous pouvez envisager de rentrer dans le Top 6 très prochainement ?
Évidemment et, dans tous les cas, c’est l’objectif. Comme je te le disais, avec 4 matchs sans défaite, la dynamique est très bonne en espérant bien sûr qu’elle ne soit pas coupée ce soir mais quand bien même, dans la foulée, on va recevoir beaucoup en Janvier donc on aura des occasions d’engranger des points et de se rapprocher petit à petit du Top 6. Je ne vais pas te le cacher, la priorité était quand même de se stabiliser en Nationale, ça l’est toujours car le championnat n’est pas terminé, il reste quand même toute une phase retour. C’est malheureusement la priorité même si les objectifs de début de saison étaient plus élevés et on verra sur la fin de saison si on a de quoi aller chercher une qualification mais dans un premier temps, c’est retrouver beaucoup de confiance, se stabiliser dans la première partie de classement et ensuite, aller éventuellement chercher un Top 6 ce qui est bien sûr toujours dans les objectifs.

Dans cet objectif de Top 6, il y a Albi qui se présente et c’est un bon point de passage pour se jauger et voir où on en est ?
C’est ça, je pense qu’en ce moment, et notamment sur les quelques derniers matchs, c’est l’équipe en forme. Elle est vraiment en progression, autant en début de saison, ce n’était pas toujours le cas avec un petit peu d’inconstance chez eux autant depuis quelques matchs, elle est quand même très réglée, elle est costaud que ce soit en conquête, devant ou derrière. Ça met des points, ça concasse les équipes donc oui, c’est un gros, gros test ce soir. Tant mieux parce qu’on est aussi sur une bonne dynamique donc ça va nous permettre de nous jauger par rapport à une équipe qui est leader du championnat, ça va être un match très intéressant à jouer.

Albi / Bourgoin, ce sont deux gros packs, ça va donc taper fort ce vendredi ?
C’est peut-être la qualité principale d’Albi, ils ont un très, très gros pack et j’ai envie de dire » peu importe » les joueurs qu’ils ont. Ils ont aussi une très, très bonne touche donc ça va être un secteur très important ce soir mais a contrario, c’est vrai qu’on est aussi costaud devant et qu’on a aussi une bonne conquête et ça va vraiment être un gros duel. On a essayé de le préparer du mieux possible cette semaine ainsi que les semaines d’avant également pour arriver notamment en pleine confiance ce soir.

Sur le registre sentimental et familial et dans les duels Maxime Castant / Arthur Castant, ça a un peu été peau de chagrin jusqu’à maintenant puisque vous vous êtes souvent croisés mais jamais vraiment, vraiment affrontés. Lors de la 1ère rencontre contre Albi, tu t’es blessé mais peut-être que là, on va enfin avoir droit à un vrai duel entre les frangins Castant d’au moins 30 ou 40 minutes ?
Je ne sais pas trop comment ça va s’organiser de leur côté, si on peut se croiser, ce sera sympa mais, au final, peu importe si on se croise ou pas car ça reste quand même un match sympa à jouer puisqu’on sait que c’est l’équipe de l’autre qui est en face. Surtout, et notamment à Albi parce-que c’est plus simple, on a quand même de la famille dans les tribunes donc, dans tous les cas, ça restera sentimentalement un bon match à jouer même si, bien sûr, les émotions seront parties à l’échauffement et au coup d’envoi, il n’y a aucun problème pour ça.

Rassure-moi, vous ne parlerez pas golf dans les mêlées ?
Non, on ne parlera pas golf, on parle beaucoup de golf et très peu de rugby en-dehors. C’est vrai qu’on a plutôt tendance à parler golf mais à priori, on aura autre chose à se dire en mêlée que de parler des parcours qu’on va faire à Noël, c’est certain (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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