#Rugby – Nationale / Mattéo Coustalat (Albi) : «On voulait battre Nice au Stadium car c’est chez nous ici!»

Petit à petit au gré du temps de jeu que lui offre Mathieu Bonello, le jeune 3eme ligne du SC Albi, Mattéo Coustalat, se fait une place dans l’effectif jaune et noir. L’originaire du pays bigourdan a encore réalisé une partie aboutie face à Nice le week-end dernier, en entrant au cours d’une rencontre primordiale pour la lutte pour le haut du tableau de Nationale. Celui qui évoluait à Tarbes la saison passée, est revenu sur cette rencontre ainsi que sur son rôle croissant au sein du collectif albigeois.

 

Crédit photo Jacques Massine – Le #MagSport

On est avec Mattéo Coustalat, le  » sécateur albigeois  » ou  » le sécateur bigourdan « . Tu as encore fait une entrée remarquée ? 

 

J’ai forcément mis beaucoup d’envie. On a un peu pris la pression sur la 1ère mi-temps et on a remis les choses dans l’ordre et j’étais évidemment plein d’envie comme la plupart des joueurs, on voulait battre Nice au Stadium car c’est chez nous ici. On voulait satisfaire notre public et prendre un maximum de plaisir.

 

Quand, à ton jeune âge, on rentre dans des matchs comme ça au cordeau et au couteau, j’imagine qu’on rentre avec plein de gaz ? 

 

Oui mais il ne faut pas non plus que l’envie prenne le dessus, ce sont des matchs qui peuvent se jouer de quelques points à la fin et la moindre erreur peut coûter hyper cher. Il faut mettre énormément d’envie et d’agressivité mais tout en respectant la règle et c’est ça qui est le plus dur pour moi en tant que jeune joueur. 

 

Tu as aussi profité du turn-over permanent de Mathieu Bonello pour tirer ta carte et ton épingle du jeu ? 

 

On est 45 aux entraînements et, forcément, quand on a la chance, il faut la saisir, ça peut être moi ce week-end et quelqu’un d’autre la semaine prochaine. Il y a un turn-over, on s’entend tous hyper bien, on fait marcher la concurrence mais c’est hyper sain et quand on a le maillot, on joue les uns pour les autres, c’est ça qui est bien. 

 

Même si, comme d’habitude, vous avez appréhendé ce match avec humilité, on a vu qu’il y avait un certain soulagement à la fin de la rencontre car vous avez affronté l’un des cadors de la Nationale et vous les avez battus avec brio ? 

 

Comme je l’ai dit, je pense qu’on s’est mis la pression tout seuls sur le retour au Stadium. On était plein d’enthousiasme et on s’est freiné tout seuls en leur donnant les moyens de rester dans le match sur la 1ère mi-temps. On s’est lâché sur la seconde, on est revenu aux fondamentaux et sur ce qu’on a travaillé toute la semaine et quand on lâche les chevaux et qu’on fait notre jeu, tout déroule et on prend énormément de plaisir. 

 

Comment est-ce que tu as vécu cette première au Stadium ? 

 

Franchement, ça fait plaisir. On a fait de longs déplacements et, forcément, il n’y avait pas trop de supporters et là, c’est super de partager des moments à la fin avec les supporters. J’ai ma famille qui est là et je suis super content. 

 

On a l’impression que ça ne fait que quelques mois que tu es ici mais que tu te sens comme un poisson dans l’eau ? 

 

C’est ça. J’ai eu une blessure en début de saison qui m’a freiné un peu donc je n’ai pas pu passer les premiers moments avec l’équipe donc là, j’engrange tout ce que je peux engranger et je prends un maximum de plaisir quand je suis sur le terrain et hors du terrain où on se régale. 

 

Maintenant, cap sur Bourgoin ? 

 

Oui, il faut que l’on finisse bien avant les vacances de Noël, qu’on soit sereins, qu’on se vide bien la tête pendant les deux semaines de Noël et qu’on revienne en Janvier encore plus déterminés. 

 

Sur le classement de la phase aller, et selon comment on le regarde, vous êtes premiers ou seconds car le résultat du match entre Narbonne et Carcassonne est gelé. On peut dire que le travail est quand même bien fait ? 

 

En effet mais on ne va pas se reposer sur nos lauriers car ça peut vite basculer dans les deux sens. On sait que la moindre défaite peut vite nous faire redescendre et que ça pousse derrière donc c’est pour ça qu’il est bien qu’on est un peu éloigné Nice. On sait que c’est très serré chez tous les prétendants à la montée donc il ne va pas falloir se relâcher.

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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