Entendre Clément Pereira à l’issue de la large victoire de l’US Salles (34-3) face à Graulhet est rafraîchissant et symptomatique de l’état d’esprit «rugby copains » qui règne dans le club girondin. L’ouvreur des sanglier de l’USS nous a exposé avec spontanéité et sincérité les sentiments de fierté locale et de revanche envers les mauvaises langues alors que les ex pensionnaires de Fédérale 2 truste la première place de la Poule 1 de Nationale 2. Rencontre avec un joueur pluriactif amateur qui appréhende comme un honneur de porter haut les couleurs de son club et de vivre une épopée au royaume du rugby semi pro.

Salles, c’est une bande de copains avec qui, depuis trois ans, vous vivez des moments mémorables. Vous êtes montés de division et vous l’avez encore montré ce soir car vous êtes seul leader ?
Pour la plupart, on arrive de Fédérale 2, on se connaît plutôt bien, ça a bien accroché avec les nouveaux qui sont arrivés en Fédérale 1 et encore cette année. C’est ce qui fait notre force, on est des copains, on joue ensemble et c’est pour ça qu’on y arrive.

On le voit, il y a du liant, les gars font les efforts les uns pour les autres. On dit tout le temps que le groupe vit bien mais là, c’est une réalité ?
Oui, c’est certain, quand on a du temps libre, on passe les week-ends ensemble, on fait la bringue et d’autres activités ensemble, on se connaît super bien entre nous. On a gagné les 3 premiers matchs et c’est ce qui a créé cette osmose et cette dynamique. Maintenant, on prend match après match, on respecte tout le monde.

Yannick Vignette nous a dit que vous étiez le village d’Astérix au milieu de la forêt. C’est une métaphore qui te plaît ?
Ah oui, j’adore ! On est le petit village qui reçoit toutes les grosses équipes. Je pense que l’équipe de Graulhet a un peu le même profil que nous, je ne connais pas mais je pense que c’est un petit village et c’est bien d’avoir encore des clubs comme ça à » haut niveau » car ce sont quand même ces clubs-là qui font vivre le rugby.

Avant le début de saison, est-ce que vous n’avez pas un peu appréhendé cette Nationale 2 car tout le monde vous prédisait la misère, la » mort » et que vous n’alliez pas y arriver ?
Tout le monde nous disait que ça allait être dur, qu’on allait charger et qu’on finirait dans les 2 derniers. La saison n’est pas terminée mais on y a cru dès le début, le club nous a demandé si on voulait y aller et on a tous répondu » oui, on va relever le défi « . On travaille dur toutes les semaines, on a la salle de muscu qui est arrivée, on s’entraîne bien, on a un super prépa physique et un bon staff ainsi qu’une super équipe. Ca aurait été bête de refuser cette Nationale 2.

Où vont s’arrêter les sangliers de Salles ?
Ça, c’est une bonne question (rires). Comme je l’ai dit, on va prendre match après match, on va rester les pieds sur terre car ça peut basculer dans l’autre sens à tout moment et ce serait bête. On va donc se concentrer sur nous-mêmes et on verra ensuite ce qu’il se passe.

Bravo pour ce début de saison
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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