#Rugby – Nationale 2 / Yannick Vignette (Salles) : «On est un petit village de 8 000 habitants qui résiste vraiment et de belle manière dans cette division!»

L’US Salles est devenu une citadelle imprenable depuis ce début de saison où les hommes de Yannick Vignette surfent sur une dynamique qui perdure depuis presque 3 ans, ayant vu les girondins accéder de la fédérale 2 à la Nationale 2 avec le même noyau dur de joueurs locaux. Actuellement leader de la poule 1, les «sangliers sallois » ont encore fait étalage de leur supériorité rugbystique face à Graulhet (34-3) lors d’une 7eme journée en retard, où les températures hivernales sont venu engourdir les travées du Stade Raymond Brun et son atmosphère champêtre. Dans ce club où la solidarité, l’esprit famille et l’amour du maillot ne sont pas une gageure, le début de saison de l’USS est une récompense pour l’ensemble des dirigeants et bénévoles qui œuvrent jour après jour. Au cœur de ce fief d’irréductibles gaulois, où le druide Vignette est venu à l’intersaison apposer sa patte au labeur des années précédentes, on ne se repose pas sur les lauriers (de César) et on a déjà en tête l’assaut de la garnison voisine du Bassin d’Arcachon lors de la prochaine bataille.

Crédit photo Le #MagSport – Impakkt Events

Comme tu le disais lors de ta dernière interview dans nos colonnes, vous avez montré que vous aviez largement votre place dans cette Nationale 2. Vous avez fait un pas de plus aujourd’hui car vous êtes désormais seul leader de la poule ? 

 

Oui, on est seul leader et on tenait à recevoir Graulhet dans les meilleures conditions et à s’appliquer car on savait que Graulhet est une équipe qui ne lâche jamais rien, on l’avait notamment vu sur le match d’ouverture à Limoges. Nous, on voulait récupérer cette 1ère place qui n’est pas tout à fait significative mais qui l’est quand même de plus en plus car on arrive vers le milieu de saison donc on y tenait. Aujourd’hui, c’est bien car les garçons ont fait le job. 

 

Tu ne vas pas nous faire comme Guy Roux avec Auxerre qui, à deux journées de la fin du championnat, disait qu’il jouait le maintien ? 

 

Tant que ce n’est pas fait, je joue le maintien (rires). 

 

Qu’est-ce que tu retiens de cette rencontre et quels sont pour toi les signaux qu’ont envoyés tes joueurs ? 

 

Pour nous, cette rencontre n’est pas forcément la meilleure, notamment en conquête et surtout en touche où on n’a pas été au niveau que l’on affiche d’habitude. On a été brouillons aujourd’hui, on avait aussi fait tourner un petit peu et ceci explique peut-être cela. Sinon, dans l’ensemble, on a vu des joueurs plutôt fringants, pas fatigués et notamment des 3/4 qui ont été alertes, qui ont joué les coups. Dans l’ensemble, on a su mettre du volume de jeu et jouer les coups de loin, ça nous a souri par rapport à ce qu’on voulait faire aujourd’hui et ça a été en adéquation, hormis un petit bémol sur la touche. 

 

Un mot sur cette équipe de Graulhet ? 

 

Je savais qu’elle était un peu diminuée mais c’est une belle équipe qui ne lâche rien, ils ont montré défensivement, dans les rucks, ils étaient présents. Je sais que ça peut être une équipe encore plus performante que celle d’aujourd’hui car ils sont comme nous et qu’il faut gérer ce long bloc de 6 matchs. On prend ce résultat avec beaucoup d’humilité et de modestie car on sait qu’on n’a pas joué la meilleure équipe de Graulhet mais, malgré tout, elle nous a mis en difficulté en 1ère mi-temps dans les rucks et en touche. Ils ont fait le boulot, une défense des ballons portés aussi très bien organisée pour structurer les ballons portés. Ça n’a pas été tout à fait aisé et il a fallu quelques coups d’éclat de nos 3/4 pour faire le score. 

 

Prochain match face au voisin du Bassin d’Arcachon. Onze ans que vous ne les avez pas gagnés, c’est un derby muy caliente qui s’annonce ?

 

C’est le week-end prochain mais c’est au Bassin. C’est un derby que l’on a hâte de jouer et je pense aussi que certains joueurs l’avaient déjà en tête car ils sont très motivés pour aller au Bassin d’Arcachon. Ils ont envie de jouer ce derby-là, c’est toujours agréable de jouer des derbys et je pense aussi qu’ils ont hâte d’y être. 

 

C’est aussi un peu le derby sociologique entre le petit village et la ville. Il y a ce côté un peu clocher ? 

 

C’est vrai qu’on n’est pas bretons mais ça ressemble au petit village, ça pourrait être Astérix et Obélix (rires). C’est un petit village de 8 000 habitants qui résiste vraiment et de belle manière dans cette Nationale 2. C’est aussi plutôt plaisant d’être dans cette position-là car tu es le petit village qui peut matcher avec les grosses villes mais ce n’est pas notre axe de motivation première. C’est surtout que l’équipe vive bien, qu’elle soit performante et que les joueurs se régalent.

 

Je vais te reprendre au bond et au vol à propos du petit village d’Astérix. Tu es plutôt Abraracourcix le chef ou Panoramix le druide ? 

 

Mon surnom, c’est plutôt  » le druide  » donc voilà … (rires). 

 

Merci et encore félicitations pour ce très, très beau début de saison et de phase aller où vous avez quand même damé le pion à tout le monde et, comme on dit dans le jargon  » fait fermer des bouches « 

 

Merci beaucoup et on va essayer d’être dans la lignée de cette 1ère partie de saison sur la seconde partie.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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