#Rugby – Nationale / Simon Hartmann (Albi) : «À Dijon, je m’étais un petit peu reposé sur mes acquis!»

Retrouvez la conférence de presse de Simon Hartmann en amont de la 11eme journée de Nationale entre Albi et Massy.

Crédit photo Jacques Massine – Le #MagSport

Cela fait maintenant quelques mois que tu es à Albi, tu n’es pas arrivé en terre inconnue puisqu’Enzo Marzocca était arrivé un peu en éclaireur ainsi que Dimitri Tchapnga. J’imagine que tu ne regrettes pas ton choix ? 

 

Non, je ne regrette pas du tout mon choix. Cela faisait quelques temps que nous étions en contact avec Mathieu et c’était finalement un choix assez logique que de venir ici, comme tu l’as dit, j’avais aussi quelques petits points d’attache ici mais pas que. Albi est une place forte du rugby français et c’est avant tout forcément une fierté en tant que joueur d’évoluer dans un club comme celui-ci. Pour l’instant, je suis content et j’espère que ça va continuer. 

 

Quand tu vois Albi dans les infrastructures et dans la façon de s’entraîner voire même dans l’exigence, tu as changé de dimension par rapport à Dijon, sans manquer de respect à Dijon ? 

 

Bien sûr mais c’est vrai que j’avais connu ce début de professionnalisme avec Dijon qui, malheureusement, s’est un peu mal passé. Avec cette exigence, et surtout cette concurrence, ce qui fait cette différence avec Dijon, c’est que le groupe est très solide, on s’entend très bien et finalement, avec n’importe quelle équipe alignée ou n’importe quels joueurs, l’équipe est compétitive. Ça, c’est une dimension toute neuve et toute nouvelle pour moi, c’est ce qui m’a vraiment marqué au début, j’ai forcément dû m’acclimater mais c’est quelque chose qu’on vit plutôt bien avec le temps et dans ce groupe-là, on prend vite ses marques. 

 

En sortant de ta zone de confort, puisque tu étais un peu l’enfant chéri de Bourillot, ça t’oblige aussi à mûrir ? 

 

Forcément, j’avais mes points d’accroche, je connaissais beaucoup, beaucoup de monde. En fin de saison dernière, j’ai trouvé que je m’étais un petit peu reposé sur mes acquis, j’avais gagné ma place à l’aile et, finalement, je pense que je m’étais un petit peu endormi et dès cet été, je me suis rapidement rendu compte qu’il allait falloir beaucoup travailler. J’ose dire que je me suis mis à la page mais c’est un travail de tous les jours, Mathieu ne donne pas le maillot comme ça, c’est aussi à moi d’aller le chercher et je trouve vraiment la concurrence très saine ici donc c’est plaisant.

 

Le groupe sort de trois défaites à l’extérieur et, à un moment donné, tu pouvais aussi bien basculer dans l’autre sens. Comment est-ce que ça se vit à l’intérieur du groupe ? 

 

Vous savez, c’est d’abord ce qu’on met dans un match. On n’aime pas trop parler de ça mais une décision arbitrale peut parfois changer le cours d’un match de même que des conditions météo peuvent changer la physionomie d’une rencontre. Aujourd’hui, on ne regarde que ce que l’on produit, les points à améliorer et ceux à garder et on se focalise surtout sur ça. C’est vrai qu’on enchaîne trois défaites mais on a quand même ramené des points, 3 bonus défensifs, on meurt à chaque fois à pas grand-chose et on essaye à chaque fois de voir où est-ce qu’on peut être meilleur mais surtout les points à surtout garder. Ce week-end, on a mis un gros combat à cette équipe de Chambéry et je pense que c’est sur ça qu’il va falloir qu’on s’appuie, on va rentrer dans un rugby d’hiver, on vient effectivement d’enchaîner trois défaites mais on en tire quand même du positif. 

 

Quels sont les points à améliorer ? 

 

Cette constance. Un match dure 80 minutes et je pense qu’on a parfois de petits trous d’air donc c’est aussi à nous de rester mentalement éveillés et de toujours être concentrés, de travailler collectivement et aussi peut-être un petit point de discipline, il ne faut pas s’emporter. Je pense qu’il faut que l’on élève notre niveau et qu’on arrive à jouer 80 minutes pleines collectivement, je crois que ça peut être pas mal. 

 

Qu’est-ce qui t’a le plus frappé quand tu es arrivé à Albi ? Qu’est-ce que tu dirais de l’âme et de l’ADN de ce club ? 

 

C’est cette ville, la ville transpire rugby ici. Ça m’est arrivé plusieurs fois de sortir avec les garçons et les gens nous reconnaissent, nous demandent des nouvelles et si ça va, comment ça se passe. Ça, je trouve que c’est super important de se sentir supportés et suivis, c’est super. Surtout, il y a cette ambiance, c’est un groupe de 44 mecs qui s’aiment vraiment, forcément, parfois, ça ne passe pas avec tout le monde mais il y a du respect, beaucoup de respect dans cette équipe et ça, ça me plaît car c’est quelque chose que j’avais un petit peu oublié ces dernières années. C’est vraiment ça qui m’a frappé. 

 

Même si tu es maintenant albigeois, tu dois avoir gardé un petit peu de la Bourgogne dans ton cœur et tu dois regarder avec attention ce que fait Dijon, ton club formateur ? 

 

Oui, forcément. J’ai beaucoup, beaucoup d’amis là-bas, j’ai aussi de très bons contacts avec le staff et les entraîneurs. Comme le disait Mathieu, c’est traumatisant de vivre ces moments-là qui sont difficiles, Dijon est descendu de Nationale en Nationale 2, ce qui a été très compliqué à gérer individuellement et collectivement. L’année dernière, on a encore subi une saison ultra difficile, je leur souhaite du courage parce qu’il va en falloir et évidemment que je les suis, je les suivrai toujours. 

 

Comment est-ce que vous les joueurs, vous abordez Massy ? 

 

On le voit avec optimisme c’est à dire qu’on a aussi envie de se retrouver sur les valeurs que je viens d’évoquer de combat, de discipline et de concentration. Il va falloir être super réveillés dans un Stadium qui va forcément nous attendre mais j’ai envie qu’on se retrouve, on a envie de se retrouver au Stadium et de faire un match plein. Si on y met les ingrédients, ça nous sourira à la fin du match mais c’est d’abord se retrouver, retrouver le Stadium, retrouver ces émotions et faire un match qui nous apportera de la satisfaction, c’est ça l’objectif. 

 

Comment est-ce que toi, tu ressens l’ambiance du Stadium ? 

 

C’est particulier car moi, j’ai toujours connu des stades où les spectateurs sont proches de la pelouse et c’est ça qui m’a frappé quand je suis arrivé. Avec les 8 couloirs de piste, on se sent un petit peu loin du public mais je trouve qu’au fil des matchs, le public nous donne un petit peu plus de voix et ça aussi, c’est forcément un objectif que l’on se fixe à savoir qu’il faut fidéliser le public du Stadium et pour se faire, c’est leur donner du spectacle et des émotions. Ça, ça passe obligatoirement par les victoires mais aussi par le beau jeu et je pense que, depuis le début de l’année, on leur propose un jeu de qualité qui les fait venir au Stadium donc j’espère que ça va durer le plus longtemps possible.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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