#Rugby – Nationale / Nicolas Cachet (Bourgoin) : «On a encore une réception pas facile face à un adversaire qu’on connaît plutôt très bien donc ça demande confirmation!»

Retrouvez la réaction de l’arrière du CSBJ après la victoire (26-23) dans les ultimes secondes face au RC Massy Essonne lors de la 10eme journée de Nationale. Nicolas Cachet qui a délivré Rajon en passant la pénalité de la gagne, a donné son sentiment sur l’opération remontada au classement des Berjalliens. Bourgoin qui va recevoir pour la 3eme fois consécutive, va devoir affronter des redoutables adversaires : le Blagnac Rugby.

Crédit photo Stephanie Maufoux – Le #MagSport

Ça a été une victoire un petit peu sur le fil. Il y a du combat de la part des deux équipes ce soir et on peut retenir ces deux essais qui vont faire du bien ? 

 

Bien sûr. On est soulagés, vraiment soulagés, ça a été une semaine stressante, on voulait jouer ce match et tout donner pour l’emporter, peu importe la manière j’ai envie de dire. Quel match de nos avants qui nous ont permis d’inscrire deux essais sur ballons portés et de nombreuses pénalités en mêlées notamment. Ce soir, on peut surtout leur donner un grand coup de chapeau à eux. 

 

Vous avez quand même eu beaucoup de moments sous tension. Quand vous reprenez cet essai sur la fin de match, vous avez eu le mérite de ne pas totalement couler ni de sombrer alors que c’était justement difficile mentalement ? 

 

C’était terrible de se retrouver à 23-23. Je pense qu’on peut faire l’écart bien plus tôt mais on ne s’est pas lâché sous les poteaux, on savait qu’il restait 4 ou 5 minutes donc peu importait, on savait qu’on allait avoir une dernière balle de match. C’est ce qu’il s’est passé et franchement, chapeau aux finisseurs qui ont fait un putain de boulot et qui nous ont permis de gagner ce soir. 

 

Comment est-ce qu’on maîtrise une dernière pénalité comme ça sur le fil avec une attente du public et un stress ? Comment est-ce que ça se passe dans la tête d’un joueur de ton calibre ? 

 

Comme n’importe quel coup de pied final, il n’y a pas à réfléchir, juste à taper dans le ballon et prier pour qu’il passe entre les poteaux. C’est passé et franchement, on est très heureux ce soir. 

 

Tu es toi aussi passé par tous les états dans ce match car il y a ce ballon qui te passe entre les jambes dans les 22 et qui amène l’essai. Comment est-ce que tu as fait pour te remettre dans ton match après ça ? 

 

Il le fallait forcément. C’était un match couperet, un peu  » à la vie à la mort  » et, je le redis, on avait vraiment besoin de tout le monde. Il y a évidemment beaucoup d’erreurs dans le match mais c’est un peu ce qu’il se passe quand on est dans le doute et qu’on enchaîne les échecs. Tout n’est pas parfait mais il fallait forcément rester dans le match, on savait que ça allait être serré quoi qu’il arrive, que ça n’allait pas être tout beau tout rose et au final, je pense qu’on est très heureux ce soir. 

 

Est-ce que tu as eu des signaux qui te faisaient dire que ça n’allait pas basculer du mauvais côté par rapport à d’autres matchs, dans l’attitude de tes partenaires par exemple, une sorte de feeling qui te rassurait ? 

 

Bien sûr. On a déjà senti qu’il se passait quelque chose dans la journée, c’était une semaine stressante mais très tôt avant le match, on savait que quelque chose se passait et pendant le match aussi car même quand on faisait des erreurs, on ne s’est pas lâché. Le public nous a vraiment soutenus et ne nous a pas lâché non plus du coup, je pense qu’on peut leur tirer un grand coup de chapeau. Ils auraient très bien pu nous siffler mais, au final, on avait besoin d’eux et c’est aussi grâce à eux qu’on est allé chercher cette victoire à la dernière seconde. 

 

En revanche, on sent que vous êtes encore en convalescence et qu’il y a encore beaucoup de travail ? 

 

Evidemment, ce n’est pas d’un match à l’autre que l’on va revenir dans les 4 ou les 6 premiers. C’est un match qui nous permet de sortir la tête de l’eau, de reprendre peut-être un peu de confiance mais c’est aussi un match qui demande confirmation la semaine prochaine. On a encore une réception pas facile face à un adversaire qu’on connaît plutôt très bien donc voilà, ça demande confirmation.

Propos recueillis par Fred Charvet

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