Le coach des 3/4 du SO Chambéry est revenu dans nos colonnes sur la victoire face à Albi, lors de la précédente journée de Nationale.

Ça a été un match assez proche de celui de la semaine dernière avec des conditions climatiques compliquées, un gros combat et une grosse équipe en face. J’imagine que rien que ça, c’est déjà très positif pour vous ?
Très, très positif. Le match était très similaire à la semaine dernière mais chez nous, contre un grand de la poule mais aussi un grand du rugby français car Albi, c’est ça. On l’a vu aujourd’hui, on l’a senti sur le terrain, pas moi mais les joueurs, et tout le staff est fier des joueurs car, honnêtement, ils ont fait le boulot avec un état d’esprit très, très correct au niveau du groupe. Ils ont joué ensemble jusqu’à la fin et on remporte un match très, très important.

Quand vous avez vu les conditions climatiques, est-ce que vous êtes partis sur la même stratégie que la semaine dernière ou y avait-il l’ambition de déplacer un peu plus le ballon ?
A la différence de la semaine dernière, on savait qu’on pouvait envoyer un petit peu plus de jeu sur le synthétique. On avait ciblé les deux stratégies, l’une qui était de plutôt enchaîner les tâches et celle de jouer au pied pour mettre la pression, ce qui marche bien avec des temps comme ça. Ça a bien marché la semaine dernière et ça continue à marcher, les joueurs se sont bien adaptés, notamment aux conditions climatiques mais nous, on travaille les deux choses.

Il faut savoir gagner ces matchs comme ça qui sont très serrés. A votre avis, qu’est-ce qui fait que c’est Chambéry qui a gagné, quelle est la différence entre deux équipes finalement très proches et qui a fait basculer le match ?
Je pense que c’est l’état d’esprit. Cette année, on voit que les joueurs ont une mentalité très, très positive de gagnants et chaque joueur qui rentre a gagné le match. Face à n’importe quel adversaire, on se sent comme un grand et c’est ce qu’il faut faire car les joueurs sont à un très bon niveau, ça travaille très, très bien, ils sont sérieux et ils sont maintenant récompensés par rapport à ça. Je pense que la grande différence par rapport à la saison dernière, c’est la mentalité de gagnant que l’on a, tout le monde rentre sur le terrain pour gagner le match, peu importe l’adversaire.

Ce qui fait que même s’il vous manque un N°10 de métier, on trouve la solution et ça ne marche pas si mal que ça ?
C’est ça et ça, c’est la mentalité. Aujourd’hui, on était en difficulté, on a fait un banc à 6 / 2, 6 avants et 2 3/4, finalement, on a un blessé dans les 3/4 et on doit bouger l’équipe, un N°9 qui passe en 10, le 10 qui passe en 15, un 10 qui n’est pas 10 à la base puisqu’il joue 12. A la fin, Colin Lebian passe à l’aile parce qu’Arthur Nennig se blesse et là, tu vois l’état d’esprit des joueurs car même à des postes auxquels ils ne sont pas habitués, ça continue à travailler. Ils sont dans la stratégie offensive et défensive quel que soit leurs postes, ça suit le schéma et ils ont gagné le match d’une façon très, très vaillante.

Au niveau du classement, vous allez sans doute rentrer dans les 6. C’est important aussi mentalement de se dire que ça y est, on se rapproche peut-être de l’objectif ?
Si on rentre par rapport aux autres résultats, ce sera très, très positif, c’est l’objectif du club mais y rentrer est peut-être la partie la plus » facile « , s’y maintenir, c’est autre chose. Ça, c’est encore un long chemin à faire.

Propos recueillis par Fred Charvet

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