En amont de la 8e journée de Nationale 2 dans la poule 1 dite du Grand-Ouest, faisons un petit tour dans les Charentes avec Thomas Toevalu, le 3e ligne et capitaine du Cognac Charente Rugby qui pour sa 3eme saison dans la capitale des spiritueux a vu le club subir une métamorphose à tous les étages (Nom, Président, staff et joueur). En amont de la réception de Graulhet et après une semaine de pause supplémentaire du fait des intempéries, l’ex joueur de Rouen et Albi nous a livré ses sensations et ses sentiments sur ce début de saison 2023/2024.

Pour toi recommence une nouvelle saison du côté de Cognac mais dans une équipe qui a changé de nom, de dirigeants et de structure. On va dire que c’est un nouveau Cognac ?
Exactement, c’est un club qui est reparti complètement à zéro. Tout a changé, des joueurs au staff en passant par la présidence et les bénévoles, c’est un nouveau départ.

Comment le noyau dur, dont tu fais partie et qui est resté entre les 2 structures, a fait pour tourner la page et en écrire une nouvelle ?
On a essayé de tourner la page dès le premier match officiel où on a essayé de casser la dynamique sur laquelle on était avec je ne sais plus combien de défaites. Cette première victoire a pas mal aidé à switcher et le fait qu’il y ait un nouveau staff et un nouveau groupe s’est ensuite quand même fait assez facilement après.

Quel est un peu l’ADN de ce nouveau Cognac et quelle est la feuille de route pour cette première saison sous le nouveau nom de Cognac Charente Rugby ?
C’est un ADN très travailleur, ça bosse vraiment bien, il y a un staff qui est bien compétent et c’est vraiment carré. Je dirai donc travail et rigueur pour repartir.

Et pour la feuille de route et les objectifs ? Est-ce qu’on parle de remontée et de play-off ou est-ce pour l’instant une année de transition ?
C’est transition mais si on peut être dans les 6, ce sera bien. Pour un club qui, à la base, repart de nulle part et se fait un peu sur le tard, ce sera bien.

Concernant le début de saison, comment est-ce que tu le juges ?
On a fait un bon début de saison jusqu’au match de Limoges où on a eu un match un peu compliqué avec beaucoup de cartons. Sur le match d’après à la maison, on perd à la 81e ou 82e et c’est une première défaite à domicile qui vient un peu tâcher la copie.

Ce week-end s’annonce Graulhet, une équipe que tu connais un peu puisque tu as évolué une saison dans le Tarn et dans la ville voisine d’Albi. Est-ce que vous redoutez cette équipe et si oui, qu’est-ce qui vous fait la redouter ?
Bien sûr. De toute façon, dans cette poule, j’ai l’impression que tout le monde peut aller gagner chez tout le monde. On est allé à Limoges qui était dernier et on y a perdu, pourtant, on n’y est pas allé la fleur au fusil. A Graulhet, j’ai l’impression qu’il y a de très bons joueurs, de bonnes individualités et de bons avants, je connais bien quelques mecs, et c’est donc une équipe qu’il faut prendre au sérieux.

Cognac / Graulhet, on peut dire que ce sont » deux salles, deux ambiances « . D’un côté, il y a une équipe qui est quasi intégralement pro et de l’autre, une équipe quasi intégralement pluriactive ?
Ce n’est pas la première fois que l’on rencontre une équipe comme ça. J’ai l’impression que c’est moitié / moitié dans la division et on a déjà joué contre Anglet ou Salles, Salles qui n’a quasiment que des pluriactifs et qui sont pourtant premiers. Pour moi, ça ne veut rien dire car étant en Nationale l’année dernière, Blagnac avait fait les phases finales alors qu’ils étaient la seule équipe pluriactive de la poule. Bien sûr que nous, on vit de ça et qu’on est pros mais ça ne change rien au fait qu’une équipe soit bonne ou pas.

Tu as découvert la Nationale 2, comment est-ce que tu la juges ? C’est un championnat très homogène, un peu à l’image de la Nationale ?
Oui, homogène. Je trouve que c’est vraiment un bon championnat et pour l’instant, je suis très content du niveau qu’il y a, ce n’est pas le même niveau que la Nationale mais ça s’en rapproche bien quand même. On voit que Périgueux, qui vient de monter, est dans le Top 5 de la Nationale donc c’est bien et je pense qu’il faut continuer avec cette division.

Quel est le mot d’ordre pour ce match et pour la fin de bloc ?
Pour la fin de bloc, il faut que l’on aille chercher des points puisqu’on est sur deux revers et il faut que l’on redresse la barre à la maison vu qu’on reste sur une défaite à domicile lors du dernier match. Après Graulhet, on ira à Rennes qui, j’ai l’impression, est un peu favori de cette poule pour essayer de ramener un petit point, en tous cas, essayer de faire un bon match là-bas.

Plus personnellement, qu’est-ce qui t’a amené à faire perdurer ton attachement à la Charente et à cette équipe cognaçaise en restant à Cognac ?
C’est un choix complètement familial. J’aurais pu partir ou essayer d’encore voyager mais vu mon passé où j’ai fait pas mal de clubs, je n’ai plus trop envie de bouger. Ma famille est bien, je suis bien dans le club et le nouveau staff m’a complètement convaincu donc j’ai vraiment voulu faire partie à 100% de ce projet.

On peut maintenant dire que tu es un charentais tout en gardant ton ADN pyrénéen ?
Exactement (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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