Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse d’Alexandre Albouy (Coach des 3/4) en amont de la 10 eme journée de Nationale qui verra les Albigeois (2eme) défier, ce soir, le SOC Rugby dans son antre du Chambéry Savoie Stadium.

Une défaite courte et bonifiée à Suresnes, quelle est ton analyse et qu’est-ce qu’il ressort de ce match ?
La première chose, c’est que c’est une déception car on est à nouveau proche mais qu’on n’y est pas, oui, on prend le bonus défensif mais on espérait mieux. Au-delà du résultat, comme on le dit tout le temps, c’est le contenu qui ne nous a pas totalement satisfait, il y a eu de bonnes choses mais d’autres qui ne nous ont pas satisfait donc on reste sur notre faim.

Du bord du terrain, on a eu l’impression que la conquête s’était petit à petit délitée au fil du match ?
Il y a eu des passages mais quand on ressort les chiffres, on s’aperçoit qu’elle est loin d’être mauvaise. On a quand même réussi à contrer des ballons quand on était dans notre camp mais on n’a pas réussi à scorer et on a perdu des ballons dans leur camp donc on n’a pas réussi à prendre le dessus sur cette équipe. Au-delà de la conquête, c’est un ensemble, il y a aussi eu des ballons perdus dans le jeu au sol et d’autres perdus au contact donc je crois qu’on a notamment perdu le jeu de contact et les duels.

Il y a aussi eu la gestion du money-time dans les dernières minutes car il y avait la place d’aller chercher autre chose dans les 10 dernières minutes, au moins le nul voire beaucoup mieux. Comment avez-vous senti les joueurs dans cette gestion du money-time ?
J’ai trouvé que les joueurs avaient envie d’aller chercher plus que ça mais chapeau à Suresnes qui, dans le défi physique et dans les duels, a été meilleur que nous.

Vous avez également beaucoup utilisé les chandelles malgré le vent. C’était un choix stratégique prévu en amont du match ?
Non, c’est qu’on a changé un peu par rapport à la 1ère mi-temps, ça ne nous a pas forcément donné tort car ils ont été en difficulté là-dessus mais on n’a pas su se payer. Je pense qu’on a quand même une domination sur l’ensemble de la partie notamment sur la possession et même dans l’investissement de leurs 22 mètres mais on n’a pas réussi à se payer.

Est-ce que la sortie de James Tedder à la mi-temps était un choix stratégique ou était-il blessé ?
C’est stratégique par rapport à ce jeu au pied.

Qu’est-ce qu’on va retenir de positif de ce match ? Déjà, le point de bonus ramené car il est important ?
Ça reste positif mais comme je l’ai dit, on reste sur notre faim. Quand l’équipe en face est vraiment meilleure, vraiment au-dessus, le résultat … On regarde beaucoup le contenu et en ce qui me concerne, on pouvait faire beaucoup mieux sur le contenu donc je reste déçu et sur ma faim. Il me tarde de passer à la suite.

La suite, c’est Chambéry, une équipe complètement inverse de ce qu’a proposé Suresnes, pas du tout le même style de jeu ?
C’est une équipe que je trouve très complète, qui a énormément progressé par rapport à l’année dernière, qui a une très belle défense et qui est capable de tenir le ballon très longtemps et qui sait aussi jouer des coups depuis le fond du terrain. C’est donc une très, très belle équipe, il y a une grosse opposition qui nous attend mais, encore une fois, le résultat sera ce qu’il sera mais ce qui m’intéresse, c’est ce qu’on y mettra dedans. J’espère qu’on fera bien mieux que ce qu’on a fait à Suresnes.

Il y a trois déplacements d’affilée dont le dernier face à Chambéry. Comptablement, si on en restait là, vous seriez quand même déçus car une petite victoire à l’extérieur vous ferait du bien au classement britannique ?
Je vais te la refaire, le classement, je m’en … (rires). Si le contenu y est, je sais qu’à la sortie, au bout de tous les matchs, on y sera mais là, on n’y était pas sur le contenu donc il nous manquait quelque chose.

Depuis le début de la saison, on a un groupe assez élargi. Est-ce qu’on va se dire au bout du 9e ou 10e match qu’on peut resserrer le groupe et changer aussi un peu de stratégie ou est-ce qu’on continue sur ce modèle-là ?
Vous savez comment on fonctionne, il faut se gagner la place sur le terrain. A partir de là, il y a forcément de la gestion de groupe à faire mais on n’est pas dans le côté fermé des choses, il peut y avoir 15 joueurs aujourd’hui qui sont devant et dans 3 mois, ce seront 15 autres qui seront devant à leur tour parce qu’ils se seront gagné leur place. C’est simplement le phénomène de concurrence, je ne peux pas vous dire quelle équipe il y aura dans 3 mois ni celle qu’il y aura dans 15 jours, ce sont les joueurs qui se le gagne sur le terrain en fonction de ce qu’ils font, c’est tout simplement la concurrence.

On a vu Sandrick Maciotta sortir au cours du match et, sur le moment, on a quand même eu très peur pour lui. C’est à priori un peu moins grave que ce qu’on aurait pu imaginer à l’instant T ?
On attend les résultats, pas mal de joueurs ont fait des examens lundi et mardi et je n’ai pas de réponse à donner. Il avait l’air d’aller à peu près bien en début de semaine mais on attend des résultats plus approfondis.

Est-ce qu’il y a eu beaucoup de casse sur ce match ou est-ce que ça reste dans la normale ?
Non, on est sur des cas normaux. Plusieurs joueurs font des examens car il y a eu des petites alertes mais à l’heure où on parle, on n’a pas encore les résultats.

Tenter les drops n’est plus une option aujourd’hui car ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu ?
Si, il fallait regarder l’Angleterre (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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