Laurent Piepszownik, le co-président du RC Suresnes, nous a accordé un entretien quelques minutes après la victoire de ses joueur face à Albi (10-7) dans l’antre altosequanaise : le Stade Jean Moulin. Au delà de la bravoure des franciliens, le dirigeant du RCS était fier de voir son équipe tutoyer les standards haut de la division Nationale et se rapprocher du Top 6. Mais celui qui avec Olivier Pouligny porte à bout de bras le budget Suresnois, a aussi tenu à mettre en exergue les besoins du club des Hauts de Seine de diversifier leurs sources de revenus pour définitivement intégrer le gotha de l’antichambre de la Pro D2.

Vous devez être un co-président fier ?
Fier et heureux, les joueurs ont été très vaillants et on ne peut pas espérer un meilleur résultat devant le leader du championnat. Il est certain que l’on a quelques petits soucis en touche et une fois qu’on aura réglé ça, il semblerait que l’on ait une équipe qui puisse viser le Top 6.

Ce sont des matchs comme ça qui vont vous faire grandir, en gagnant aux forceps mais face à des cadors ou des leaders de Nationale ?
Effectivement, je n’aurais rien à rajouter. De toute façon, c’est un groupe qui se construit, on a fait beaucoup de déplacements en début de saison et, à part Bourg-en-Bresse, on a légitimement perdu même si on a ramené un point de bonus de Carcassonne mais par contre, on a gagné tous les matchs à la maison donc on ne peut pas être plus heureux.

Périgueux arrive, un promu mais faux-promu et qui va là-aussi être une nouvelle étape dans l’accomplissement des objectifs de Suresnes à savoir être dans le Top 6 à la fin de la saison ?
C’est ça mais, de toute façon, on respecte toutes les équipes. Périgueux fait en effet un début de saison exceptionnel, il est certain que ce sera un match difficile mais puisqu’on a pu battre Albi, pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas battre Périgueux ?

On peut dire que Suresnes grandit sur le terrain mais aussi dans les infrastructures. On peut voir la Peña du RC Suresnes, une nouveauté qui n’existait ni l’année dernière ni au printemps de cette année, c’est donc quelque chose qui va vous permettre de grandir, de vous structurer et d’avoir du réceptif, ce qui est très important en Nationale ?
Compte tenu de la structuration de notre budget qui, pour l’instant, est fait principalement d’Olivier et moi, on n’a bien évidemment pas assez de ressources extérieures. Grâce à cette Peña, on pourra avoir des packages qu’on pourra présenter et faire acheter à de futurs partenaires ce qui devrait permettre de faire un budget un peu plus équilibré.

Et avec ce nom de Peña, il y a un brin de sud-ouest au cœur de Paris ?
Effectivement, on peut dire ça (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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