#Cyclisme / Le cyclisme amateur en danger : le cri du cœur d’Alain Baniel.

Depuis plusieurs jours, le ROCC (Rassemblement des Organisateurs de Courses Cyclistes Amateurs) pointe du doigt les difficultés rencontrées pour organiser des courses cyclistes, particulièrement dans les catégories de jeunes et des amateurs. Le tout dans l’indifférence de la Fédération Française de Cyclisme, absente de lors de l’AG annuelle qui s’est tenue à Nantes le 13 octobre dernier.

Le constat est sans appel et inquiétant. Le ROCC lors de son assemblée générale a fait le bilan de son activité. Il faut reconnaître qu’organiser une course cycliste aujourd’hui devient un casse-tête. 

Un casse-tête financier avec des coûts en constante hausse entre les hébergements, les droits de course, les dotations, les défraiements pour les officiels, et des recettes toujours tendues axées essentiellement sur les subventions publiques et le sponsoring ou le mécénat. Rappelons que le cyclisme reste un sport gratuit pour le public. Il n’y a pas de recettes de guichet.

A l’instar d’autres activités sportives ou culturelles, la crise du bénévolat n’épargne pas les courses cyclistes. 

De plus,il semblerait que l’appréciation de l’administration concernant les demandes des organisateurs de courses sur route, soit à géométrie variable d’un département à l’autre, ce qui ne peut se comprendre. Comment expliquer que les normes de police, de gendarmerie ou encore en matière de sécurité aussi bien des coureurs et des suiveurs ou bénévoles ne répondent pas aux mêmes critères sur l’ensemble du territoire national ?

Pourquoi les préfectures n’instruisent pas de la même manière un dossier d’organisation d’une course cycliste  dans le Béarn ou dans l’Artois ?

Enfin, le ROCC pointe du doigt l’absence d’intérêt de la FFC pour harmoniser les calendriers de course afin d’éviter des concurrences pour le même type d’épreuve dans la même catégorie de coureurs, ou pour  éviter de se retrouver en concurrence avec le calendrier des coupes de France. 

Le ROCC déplore sous la plume d’Alain Baniel un mépris de la FFC, et une sous représentation dans les instances fédérales, en particulier au sein de la commission nationale route.

Les organisateurs de courses cyclistes ont le sentiment d’être abandonnés, isolés, délaissés, voire méprisés par l’autorité de tutelle qui a une Délégation de Service Public du Ministères des Sports.

Le ROCC demande une prise en compte en urgence des problématiques rencontrées pour sauver les courses cyclistes amateurs, car sans course cycliste sur route, point de coureur pour envisager de gagner Paris-Roubaix ou le Tour de France.  

Espérons que ce cri d’alarme et du cœur soit entendu et écouté. 

Le Borgne.

Article en partenariat avec

Laisser un commentaire