Focus sur l’un des nouveaux visages du Sporting Club Albigeois, Tim Giresse, arrivé cet été en provenance de Valence-Romans Drôme Rugby, après une carrière l’ayant mené à Brive, Biarritz et Oyonnax. Le 3/4 aile des jaunes et noirs nous livre les raisons de son arrivée dans la cité épiscopale.

Pour toi, le rugby commence avant tout au cœur du Périgord, à Sarlat ?
Oui, j’ai suivi les traces de mon père et de mon frère qui, eux, jouaient déjà à Sarlat. J’ai fait mes débuts là-bas à 4 ans et j’en suis très fier aujourd’hui.

Ensuite, histoire de ragaillardir encore un peu plus l’ADN, un petit tour à la maison briviste qui est quand même un peu l’école de la vie du rugby ?
Arrivé aux portes des cadets, j’ai voulu tenter ma chance un peu plus haut dans un club pas trop loin de Sarlat, à une heure, le CAB. J’y ai passé trois belles années avec un titre de champion de France Crabos et c’est là aussi de beaux souvenirs et une belle école de rugby.

La suite de ta carrière s’écrit du côté du Pays Basque à Biarritz où tu es parti relever un nouveau défi et sortir de ta zone de confort. Que retiens-tu de ce passage au BO ?
Biarritz est l’un de mes meilleurs souvenir, c’est un peu le passage du côté amateur au côté professionnel donc un souvenir quand même important. C’était une culture assez différente de chez moi, avec beaucoup de rencontres et encore aujourd’hui des coéquipiers qui sont devenus des amis donc j’en garde un très, très bon souvenir. Je leur suis très reconnaissant de ce passage en espoir et au centre de formation, donc dans le monde professionnel, et j’en garde aussi de très bons souvenirs.

Du côté de Biarritz, tu as croisé le chemin d’une ancienne légende jaune et noir, Kevin Boulogne ?
Et oui. Lors de ma première année en professionnelle, je suis tombé dans le même groupe qu’un certain Kevin Boulogne dont j’ai beaucoup entendu parler lorsque je suis arrivé au club à Albi. C’était assez marrant de » se retrouver « , même si lui a arrêté, puisqu’il est encore dans la région et auprès des jeunes du SCA avec l’école de rugby. J’étais très content de le retrouver.

Autre club qui a marqué ton histoire et ton empreinte rugbystique, c’est Oyo où tu as connu l’exigence du Top 14 et parachevé ton expérience en Pro D2 ?
Pour moi, c’était un peu le défi de quitter Biarritz qui était quand même un endroit où il fait à la fois bon vivre et une place forte du rugby. J’ai eu l’opportunité de prendre un gros risque de partir à l’opposé de la France par rapport à chez moi avec Oyonnax qui montait en Top 14. J’ai vraiment appris ce que c’était que de me lever le matin pour aller exclusivement au rugby et ne penser qu’au rugby, même s’il y avait d’autres choses à découvrir dans la région. C’est vrai que j’ai changé du tout au tout et j’en garde aussi de très bons souvenirs puisque j’avais signé deux ans et qu’arrivé au bout, j’ai re-signé pour deux années de plus là-bas. Ça montre que je me suis également attaché à la région et au groupe parce qu’on avait un groupe assez solidaire et on a vécu de très bons moments tout comme des mauvais avec le match d’accession en Top 14 que l’on a perdu, ce qui nous a soudés. J’ai de très, très bons souvenirs d’Oyonnax.

Après cette aventure dans l’Ain, tu pars du côté de Valence-Romans où tu arrives dans un club un peu plus neuf puisque l’association de Valence et de Romans n’avait que 6 ou 7 années. Tu commences par une découverte de la Nationale avant cette magnifique saison l’année d’après qui vous emmène jusqu’à la Pro D2 ?
C’était un peu dans la continuité d’Oyonnax car j’avais déjà rencontré Johann Authier à Oyo, c’est lui qui m’avait fait venir et c’est lui qui m’a contacté pour rejoindre les Damiers après mon aventure oyonnaxienne. Ça a été sans hésiter, j’avais envie de relever un nouveau défi dans une division que je ne connaissais pas, à savoir la Nationale, et j’ai été agréablement surpris du niveau, de l’exigence et du professionnalisme qu’on nous demandait tous les jours. Je suis vraiment très content d’avoir signé là-bas et de finir en apothéose par ce titre de champion de France. Que rêver de mieux ?

Ironie du sort, avec Valence-Romans, vous gagnez le droit de monter en Pro D2 contre Albi, ton futur club ?
Pour rétablir la vérité, je ne savais pas encore à cette époque que j’allais venir au SCA même si, ça n’aurait rien changé, j’aurais fait mon maximum pour être champion avec les Damiers (sourire). C’est vrai qu’on me sort encore quelques petites blagues à Albi sur le fait d’avoir gagné contre Albi en demi mais j’arrive ici avec un nouveau défi, celui d’aider le club qui pêche toujours en demi-finale à se remettre à la place qui est la sienne, c’est à dire dans les deux plus hautes divisions du rugby français. C’est donc un beau défi à relever.

Qu’est-ce qui t’a amené à accepter de relever ce défi albigeois et de venir au Sporting Club Albigeois ?
Dans un premier temps, j’arrive sur 30 ans donc plutôt sur la seconde partie de ma carrière et j’essayais de me rapprocher de ma région natale, le grand sud-ouest on va dire. Ensuite, il y a le projet qui m’avait été présenté par Mathieu Bonello m’a vraiment attiré, c’est d’abord un projet humain et c’est ce que moi je recherche avant tout dans le rugby, je fais du rugby pour ce côté humain, le vestiaire, l’ambiance et tout le reste. Je connaissais déjà quelques joueurs comme Ben Pehau, Antoine Soave, François Fontaine, avec qui on était plutôt souvent en contact même si pas assez régulièrement, et du coup, je connaissais l’ambiance qui régnait dans ce groupe. Je n’ai pas été surpris en arrivant, c’est vraiment ce que j’ai retrouvé, un groupe ultra soudé, peut-être l’un des premiers groupes autant soudé de toute ma carrière. C’est le premier groupe où je trouve que l’ambiance est au cœur du projet, j’ai donc été agréablement surpris et je suis très content de les avoir rejoints, en espérant aller le plus loin possible et faire monter le club.

Quelles ont été tes premières impressions lorsque tu es arrivé au Stadium Municipal, dans ces locaux du Sporting Club Albigeois ?
Agréablement surpris du centre d’entraînement à la Guitardié parce qu’on est en Nationale et avoir des installations pareilles, c’est une chance. Je sais que c’est un peu plus compliqué dans d’autres clubs, même en Pro D2 où je sais que certains ne sont pas aussi bien équipés et rien que ça, c’est déjà un réel plus pour pouvoir travailler. Ensuite, et comme je le disais, revenir dans mes terres natales et le sud-ouest qui est un peu la place forte du rugby en France, même si ça commence maintenant à s’exporter un peu partout dans le pays, mais qui reste une terre de rugby, c’est ce que j’avais envie de retrouver. Je savais que je ne me trompais pas en venant à Albi et que j’allais baigner dans le rugby.

Au bout de 8 matchs et de deux blocs, vous êtes coleaders de la Nationale. J’imagine que toi et le groupe êtes satisfaits de vos prestations ?
Oui, on est très contents d’être premiers au bout de 2 blocs, il faudrait être difficiles mais, comme on dit, il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. On n’est pas premiers au classement britannique, on a reçu plus de fois qu’on ne s’est déplacés cette année donc on prend match après match. Ce bloc va être ultra important avec deux déplacements et une réception donc c’est à la fin de ce bloc qu’on pourra vraiment prendre en considération notre classement et ça commencera dès ce week-end à Suresnes dont on sait que c’est une équipe invaincue à domicile. Ça va donc être compliqué mais on va tout faire pour gagner.

Tu nous parles un peu de cette équipe de Suresnes que vous allez aller défier dans leur antre du Mont Valèrien ?
En fait, on n’a pas trop regardé la vidéo de Suresnes car on se concentre beaucoup sur nous, sur notre équipe et sur notre projet. Malgré notre classement de premiers, on a encore beaucoup de points à améliorer et de choses à voir dans notre jeu donc on se concentre beaucoup plus sur ce qu’on a à faire nous pour le faire bien et le reste viendra ensuite tout seul mais pour l’instant, on se focus vraiment sur notre projet. Je peux parler de Suresnes dans le sens où je les ai déjà joués les saisons précédentes, leur ADN reste quand même un gros volume de jeu, on sait que c’est un terrain synthétique donc ça va aller vite et je pense qu’il va y avoir un gros volume de jeu mais on s’y est préparé. On s’est entraîné sur synthétique toute la semaine donc j’espère qu’on mettra tous les ingrédients pour faire le meilleur résultat possible.

Quels sont tes objectifs à titre personnel avec le SCA cette saison ?
Personnellement, mes objectifs sont de prendre du plaisir, être dans l’équipe tous les week-ends ou le plus possible en tous cas et ensuite, essayer de marquer des essais puisqu’étant ailier, mon objectif est de finir les belles actions que mes partenaires auront faites auparavant. Donc marquer des essais et pourquoi pas faire le doublé en allant retoucher ce bout de bois ?

C’est tout le mal que l’on te souhaite et on te remercie
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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