#Rugby – Nationale / Olivier Pouligny (Suresnes) : «On en saura beaucoup plus à la fin du match contre Albi sur la capacité de nos ambitions!»

A quelques heures de la reprise de la Nationale après une petite pause automnale, on va aller du côté de Suresnes avec son co-président Olivier Pouligny pour faire un point d’étape sur le début de saison du RCS. Alors que les altosequanais vont accueillir le Sporting Club Albigeois, co-leader de la division, le club francilien va se jauger ce samedi dans son antre de Jean Moulin face à un cador du championnat, qui donnera le ton des ambitions Suresnoises. Olivier Pouligny qui en plus de ses prérogatives en club, vient d’être nommé chargé de mission auprès de la FFR (Nationale / Nationale 2 / Fédérale 1) et élu président d’ovale ensemble (association de soutien à Florian Grill) nous a aussi livré à l’aube de cette 9eme journée de la saison régulière, ses opinions et son avis sur des sujets transversaux qui émaillent l’actualité de l’ovalie française.

Suresnes Vs Albi J9 Nationale : une rencontre à suivre en direct Web TV ce samedi 4 novembre dès 18h45 via la page facebook officielle du : Le #MagSport.

Crédit photo RCS

 

On va dire que ce début de saison de Suresnes est totalement dans les clous de ce que vous attendiez ? 

 

On a un début de saison qui est conforme à ce qu’on pouvait espérer en termes de points. En termes de victoires ou de défaites, il y a des endroits où on pensait perdre mais où on a gagné, je pense à Bourg, et d’autres où on espérait gagner mais où on a perdu, je pense notamment à Hyères-Carqueiranne La Crau qui a démontré par la suite qu’elle n’était pas une équipe facile à manœuvrer. Comptablement, on est à peu près dans les clous car si on prend le classement britannique, on doit être 6es ex-aequo avec Chambéry mais on voit qu’on est très, très limite pour basculer d’un côté ou de l’autre. 

 

Est-ce qu’on peut dire que cette rencontre contre Albi est le match charnière pour savoir si vous allez basculer durablement dans le haut du classement ou, au contraire, retomber dans la 2e moitié du classement ? 

 

C’est un match qui va être important par rapport au fait que, pour l’instant, on est positif en termes de domicile / extérieur et qu’on souhaite le rester. Il est donc important que l’on remporte tous les matchs à la maison, c’est quelque chose sur lequel les joueurs ont envie de travailler cette année pour faire du mont Valérien et du stade Jean Moulin une forteresse imprenable. Samedi, on a un gros morceau qui vient pour se présenter face au 15 du Rugby Club de Suresnes et on en saura beaucoup plus à la fin du match sur la capacité de nos ambitions.

 

Vous êtes dans les 4, voire même les 3, meilleurs budgets de Nationale. On a l’impression que cette année, le mot d’ordre est de mettre le sportif au diapason de l’économique ? 

 

Oui et non. Le sportif et l’économique vont souvent de pair mais ce n’est pas suffisant pour pouvoir jouer les premiers rôles même si c’est indispensable pour le faire. N’oublions pas que le budget du Rugby Club de Suresnes est un budget fait en grande partie sur investissements à savoir sur les infrastructures et pas uniquement sur la masse salariale des joueurs. C’est quand même un point important et différenciant d’autres clubs de la poule Nationale qui ont la chance d’avoir un passé glorieux et donc des infrastructures qui vont avec. 

 

Quel serait un bon classement à la trêve de Noël pour Suresnes ? Être dans les 6 ? 

 

Si on n’est pas dans les 6 à la trêve de Noël, on aura des soucis au classement à la fin de l’année puisqu’on a une série de matchs à domicile sur laquelle on doit prendre des points. Il y a Albi suivi de Périgueux avant de nous déplacer à Vienne puis de recevoir Tarbes donc ça fait beaucoup de matchs à domicile avant la trêve de Noël. Il faut absolument que l’on engrange beaucoup de points et logiquement, si on fait le travail à domicile, on devrait être dans les 6. 

 

Un regard sur la Nationale de cette saison que ce soit économiquement ou sportivement ? 

 

On se dit chaque année qu’elle progresse et on constate chaque année qu’elle progresse. Il y a un niveau de jeu qui est très bon, des équipes qui se tiennent peut-être encore plus que l’année dernière, on voit que personne n’a vraiment lâché et même Vienne continue de s’accrocher même s’ils sont un petit peu décrochés pour l’instant. Peut-être qu’on va maintenant sentir la différence dans les 5 / 6 matchs qui arrivent avant la trêve. 

 

On va également un peu parler de tes nouvelles prérogatives. Tu es devenu président d’Ovale Ensemble, la structure qui a poussé Florian Grill à la tête de la Fédération Française de Rugby, tu as aussi pris du galon à la Fédération en étant chargé de mission sur la Nationale, la Nationale 2 et la Fédérale 1. Ce sont plusieurs casquettes et il va quasiment falloir que tu fasses des journées de 36h ? 

 

Ça tombe bien, j’ai arrêté mon activité professionnelle donc je me consacre 100% au rugby, que ce soit au club, à Ovale Ensemble ou à la Fédération Française de Rugby où j’attaque prochainement cette mission. Il y a tellement de choses à faire au sein du rugby que c’est de la passion et la passion, ce n’est pas la même chose que le travail. 

 

Quels sont les sujets qui t’inquiètent en tant que chargé de mission Nationale, Nationale 2 et Fédérale 1 ? La crise économique qui pourrait peut-être rattraper ces divisions-là avec des clubs qui pourraient être en difficulté ou les enjeux de demain ? 

 

Il n’y a pas vraiment d’inquiétude. Cette division Nationale a fait ses preuves, la division Nationale 2 en est encore à ses balbutiements mais elle semble être une belle division, sportivement en tous cas, tout se passe bien. La zone à surveiller, c’est effectivement la capacité économique des bassins et territoires dans lesquels sont certains clubs qu’il faut surveiller de près pour faire en sorte que les clubs puissent continuer à se développer et ne mettent pas en péril tout un club en ayant parfois les yeux plus gros que le ventre.

 

Quelle est la feuille de route et le périmètre d’action de ce poste de chargé de mission Nationale, Nationale 2, Fédérale 1 ? Être la courroie de transmission avec Xabi Etcheverry, le vice-président du rugby amateur ? 

 

Oui, je suis en soutien de l’action de Xabi. L’objectif est d’avoir de la proximité avec l’ensemble des clubs, il est clair que je ne vais pas travailler tout seul sur ces 3 divisions, ça fait beaucoup trop de clubs pour un seul homme. On a déjà cherché à éclater le suivi de l’ensemble des divisions fédérales en 3 voire en 4 c’est à dire que je m’occupe de Nationale, Nationale 2 et Fédérale 1, il y a un autre chargé de mission sur la Fédérale 2, un 3e sur la Fédérale 3 et un dernier sur l’ensemble des séries régionales. Le but est beaucoup de proximité et pour ça, je m’appuierai sur des présidents de clubs qui voudront bien être référents sur chacune des divisions, je pense notamment à la division Fédérale 1, et trouver deux référents sur la Nationale 2 pour en avoir au moins un par poule avec lesquels je pourrais échanger et faire remonter les difficultés et les incompréhensions qu’il peut y avoir pour faire en sorte d’apporter des solutions. 

 

Concernant la Coupe du Monde de Rugby, quel a été l’impact pour la Nationale et pour un club comme le tien, Suresnes ? On va dire un nouveau banc de musculation avec les installations de l’équipe d’Angleterre qui vous sont arrivées ? 

 

On a un bilan qui n’est pas encore très clair en termes d’impact sur le nombre de licenciés, je pense que c’est un peu tôt pour dire si on a eu 10, 15 ou 20% de licenciés en plus. Sur l’aspect structuration, on avait profité de la création d’une fan zone et d’une animation très importante autour de la Coupe du Monde de Rugby à Suresnes afin de financer, co-financer ou amortir les structures qui manquaient cruellement au club. On va en effet hériter d’une très belle salle de musculation suite à cette Coupe du Monde mais ce n’est pas la Coupe du Monde qui nous l’a offerte, que les choses soient claires (rires). 

 

Quand on regarde dans le rétro, de Suresnes en Fédérale 2 à maintenant en Nationale, quelles sont pour toi les étapes marquantes de cette progression du RC Suresnes ? 

 

Les étapes marquantes sont la progression de tout un club. Avoir une équipe première ou un club champignon, c’est quelque chose qui doit faire peur au rugby français et c’est tout ce que nous n’avons pas voulu créer. Faire monter l’équipe première, c’est bien mais il faut que l’ensemble des équipes jeunes suivent derrière et que le club se structure. Quand on regarde derrière nous après maintenant pratiquement 6 ans de co-présidents avec Laurent Piepszownik, on peut se dire qu’il y a du travail qui a été accompli mais quand on regarde devant nous, on se dit qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir avant de pouvoir prétendre jouer les premiers rôles dans cette division et plus. 

 

Merci et on te souhaite une belle saison avec les altoséquanais du RC Suresnes

 

Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

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