#Rugby – Nationale / Léandre Cotte (Bourgoin) : «Carcassonne sera une toute autre équipe avec un autre arbitrage!»

Le Capitaine du CSBJ est revenu sur la victoire (18-15) face au RCHCC pour le retour des ciels et grenats à Rajon. Mais cette figure emblématique de la Berjallie a aussi mis l’accent sur les aléas de cette rencontre ainsi que sur le contexte du match. Ce week-end Bourgoin a une occasion de raccrocher le wagon du Top 6 en cas de performance face aux ex pensionnaires de Pro D2 de l’US Carcassonne. Pour cette seconde rencontre à domicile, Bourgoin espère exposer devant son public ses meilleurs atours.

Crédit photo Antonio Paulo Goncalves

Quelles sont les impressions du capitaine après cette victoire et une 1ère période qui était quand même un petit peu décousue, une sorte de ping-pong avec des pénalités par ci par là ? On n’a pas vu beaucoup de jeu en 1ère mi-temps

 

Non, très peu. Peut-être que c’était leur état d’esprit du jour, ils font un match à l’extérieur comme ça où ils n’ont peut-être pas forcément beaucoup de velléités en attaque mais ils veulent jouer dans notre camp. Il y a effectivement eu beaucoup de ping-pong et ça donne des replacements qui font qu’au final, on se fatigue un peu plus au milieu de terrain à faire des allers / retours. La victoire est là, c’est ce qu’on voulait ce soir, on a travaillé toute la semaine pour la victoire et c’est ça la finalité du match. Sur le fond, on va le débriefer en vidéo dimanche et lundi pour basculer rapidement sur Carcassonne. 

 

Est-ce que tu as la frustration de ne pas avoir été payé sur les ballons portés ? 

 

Tout à fait, on ne se paye pas. On sait que c’est l’une de nos armes et on n’est pas payé, notamment sur un ballon porté où on court là-bas. On avait vu à la vidéo qu’ils s’infiltraient beaucoup, ils n’ont pas forcément été pris donc il faut que l’on travaille autrement et qu’on essaye de contrer ces équipes qui arrivent à s’infiltrer et qui ne sont pas forcément pénalisées. Il faut que l’on arrive à faire autre chose et qu’on le prenne en compte. 

 

Est-ce que tu penses que le fait qu’il vous manque du monde en 1ère ligne et que les rotations soient arrivées tardivement, notamment sur certains postes, joue aussi sur vos fins de match ? 

 

On a confiance en les jeunes mais je pense que c’est compliqué pour les coaches de les faire rentrer sur des fins de matchs comme ça. On ne peut pas faire rentrer un jeune talonneur et un jeune pilier droit sur des mêlées hyper compliquées, ça m’embête pour eux, il faudrait que l’on soit capables comme à Narbonne de tenir le score pour pouvoir les faire rentrer et leur donner leur chance. Ça serait super pour eux mais pour l’instant, ils rongent un peu leur frein mais c’est très bien, ils travaillent avec nous, ils sont avec nous toute la semaine et ils travaillent bien. Même s’ils ne matchent pas avec nous, ils engrangent de la confiance et c’est très, très bien. 

 

Après Narbonne, est-ce que le plan était de se concentrer sur des choses simples comme les ballons portés avant, éventuellement, d’envoyer plus de jeu ? 

 

Oui, il y avait un test à faire sur les ballons portés, ce qu’on a testé sur toute la 1ère mi-temps. Ce qui est frustrant, et heureusement qu’on arrive à se reconcentrer, c’est qu’on ne se paye pas, malgré les bons ballons portés, il y a toujours un mec qui s’infiltre ou toujours quelque chose qui ne va pas. Je n’ai pas vu la vidéo, on va voir s’il y a des choses qui ont été mal faites par nous mais il y a aussi des choses qu’on ne maîtrise pas non plus, l’arbitrage et l’équipe adverse entre autres. 

 

Est-ce que toi aussi, tu penses que c’est le genre de match que vous n’auriez pas gagné il y a quelques mois en arrière ? 

 

Tout à fait. Je ne sais pas comment ça se ressent de l’extérieur mais on ne panique pas, on ne panique jamais. On a fait le dos rond, certes on a perdu des ballons en zone de marque, ça, c’est perfectible et il faut que l’on travaille là-dessus mais on ne panique pas et on est capables de gagner des matchs. On est capables de ne pas prendre de pénalités dans notre camp à 10 minutes de la fin et pour ça, c’est positif. 

 

On peut parler du public car on sait que tu es attaché aux supporters berjalliens, toi qui joues ici depuis de nombreuses années. C’était important de retrouver le public berjallien ? 

 

Ça faisait bien longtemps qu’on ne les avait pas vus là, peut-être que ce n’est pas le match qu’ils attendaient mais la victoire est là donc on va retenir ça. On sait qu’ils sont derrière nous dans les bons ou les mauvais moments, je ne dis pas que c’est un mauvais moment, on aurait aimé une autre fête ce soir mais il y aura d’autres occasions pour leur faire beaucoup plus plaisir. 

 

Pascal Papé parlait d’une pression de Rajon. Est-ce que tu l’as ressentie toi aussi ?

 

Peut-être. J’ai beau avoir 34 ans, c’est vrai que je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit mais ce n’est pas de la mauvaise pression, on était vraiment contents. Tous les mecs sont venus me voir, on repasse dans la tribune pour voir les supporters, on avait vraiment envie de retrouver ce public-là. 

 

Est-ce que ce genre de match au scénario très particulier vous permet de préparer Carca qui sera complètement différent ? 

 

Il faut basculer vite car aucune équipe ne se ressemble. La semaine dernière, tu fais 60 minutes qui sont très bonnes, tu les mets à 20 points et, malgré tout, tu perds le match, là, on est toujours à 3 points et tu sais gagner un match. Toutes les équipes sont donc différentes et à chaque fois, on rajoute un peu d’expérience dans notre caisse à outils et c’est très, très bien. Carcassonne sera une toute autre équipe avec un autre arbitrage, le même contexte que ce soir avec le public de Rajon serait parfait mais il y a plein de paramètres qui seront différents.

Propos recueillis par Fred Charvet

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