Dans les Deux-Sèvres, Jérémy Russell a trouvé depuis la saison dernière une nouvelle terre d’attache. L’ex ouvreur du SC Albi (passé par le Stade Montois et Agen) nous a accordé un entretien pour nous faire un point sur cette première année en pays niortais et nous fixer le contexte de la réception du Spirting Club Graulhetois, ce dimanche à 15h15 au Stade Espinassou . Après un début de saison en deçà des attentes initiales (3 défaites et une seule victoire), les hommes de Johann Authier veulent enfin lancer leur saison et sont en recherche d’un match référence. Pour le NRC qui dispose d’un des plus gros budget de Nationale 2, cette rencontre dominicale est un occasion coché pour remonter dans les hauteurs du clsssement de cette poule 1 du “très grand ouest”.

C’est pour toi un An II en terre niortaise dans les Deux-Sèvres. On a l’impression que tu as trouvé une nouvelle terre d’accueil ?
Exactement. Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je suis à Niort et, pour l’instant, ça se passe bien, je suis très bien intégré dans le club mais aussi dans la ville, une région que je n’avais pas encore découverte. Donc, pour le moment, ma vie dans les Deux-Sèvres se passe très bien.

On tire un bilan personnel et collectif de cette première saison à Niort ?
Personnellement, je suis un peu frustré car j’étais venu un peu chercher ce renouveau et ce plaisir que j’avais un peu perdu lors de ma dernière saison à Albi et c’est vrai qu’en venant ici, j’étais plein d’envie et plein de bonne volonté. L’ancien staff avait décidé de me replacer au centre et quand on tire un peu le bilan de fin de saison, ça n’a pas forcément porté ses fruits par rapport au collectif. Il y a aussi eu un peu un quiproquo quant à ce positionnement sur le terrain que ce soit au centre ou en N°10, j’aurais aimé jouer un peu plus à ce poste de N°10 pour pouvoir ensuite m’y imposer mais ça n’a pas été le cas. Le côté positif, c’est que j’ai pu découvrir ce poste de N°12, un poste qu’on peut m’attribuer de temps en temps car c’est vrai que je peux apporter autre chose sur un style de jeu. Ça m’a fait bosser, je sais que j’ai encore à bosser si je veux continuer à bosser à ce poste-là. En tous cas, c’est un bilan un peu frustré car j’aurais aimé apporter un peu plus à l’équipe l’an dernier.

Si tu as bonne souvenance et bonne mémoire, tu te souviendras que dans de nombreuses conférences de presse quand tu étais à Albi, il y avait une question qui faisait rigoler Jérémy Wanin, l’entraîneur des lignes arrières et c’est quand je lui posais la question de savoir si Jérémy Russel pouvait jouer au centre ?
La réponse est oui (rires). L’an dernier, je prenais quand même plaisir à découvrir ce poste et à apprendre sur les matchs où j’ai pu le jouer. C’est vrai que c’est dommage que ça n’ait pas porté ses fruits plus que ça collectivement mais oui, je peux le jouer et je pense qu’avec peut-être plus de matchs et peut-être une façon différente de jouer, ça pourrait être plus bénéfique. Donc, il est vrai que je peux le jouer mais mon poste de base reste quand même celui de N°10 et cette saison, pour le coup, j’ai envie de m’y imposer.

On peut parler de cette saison comme d’une nouvelle page qui s’ouvre à Niort avec un nouveau staff autour de Johann Authier ?
Tout à fait, il y a eu pas mal de changements cette intersaison. Le club a décidé de recruter un nouveau staff, l’ancien staff de Valence puisque Yohann est venu avec François Uys, qui a apporté toute son expérience avec également pas mal de nouveaux joueurs. C’est vrai qu’il y a un petit temps d’adaptation, comme tu as pu le voir, les résultats ne sont pas forcément à notre avantage en ce début de saison, mais c’est aussi ça le renouveau. Il y a un apprentissage à avoir sur la stratégie et le plan de jeu que nous apporte ce nouveau staff mais il ne faut pas non plus que cette spirale négative dans laquelle on est continue.

Tu nous parles des mauvais résultats, vous cumulez 3 défaites pour 1 victoire. On n’attendait pas Niort aussi bas dans le classement car vous faisiez quand même clairement partie des favoris ?
C’est vrai qu’on a des objectifs assez précis au club et ça ne représente pas forcément ce qu’on s’est dit à l’intérieur du groupe. Ça va être à nous de relever la tête et de très vite retrouver confiance pour avoir des résultats tous les week-ends. Il faut que ça commence dès ce week-end et très bien préparer ce match pour mettre tous les ingrédients et respecter tout ce qu’on s’est dit dans la semaine pour très bien commencer ce match mais aussi pour aller chercher un match référence qui peut nous lancer la saison.

On peut dire que vous accueillez Graulhet un peu dos au mur avec un objectif impératif : la victoire et rien que la victoire ?
Exactement. C’est aussi ça le rugby et c’est comme ça qu’on obtient des résultats, c’est en gagnant et rien de mieux que de gagner pour justement acquérir de la confiance.

Tu connais bien cette équipe de Graulhet car tu l’as jouée avec Albi, en Fédérale 1 à l’époque mais elle a bien changé ?
Ah oui ! Je pense qu’il n’y a rien à voir avec ce qui faisait quand on les avait joués avec Albi. On voit qu’ils ont quand même fait un bon parcours l’an dernier pour cette première saison de Nationale 2 et je pense qu’aujourd’hui, ils veulent se pérenniser dans cette division-là. Ils ont recruté pas mal de joueurs d’expérience qui arrivent de niveaux au-dessus, c’est une équipe très, très sérieuse qu’on a bien analysé et qui joue sur ses forces. On s’attend à un gros match, je ne me fais pas de souci sur ça pour Graulhet ni sur leur entraîneur pour très bien préparer leur venue ici.

Selon toi, quel est le point fort de Graulhet actuellement ?
Ils ont un gros pack, c’est une équipe qui s’appuie beaucoup sur leurs mauls portés. Ils sont très efficaces sur ce domaine-là, on a vu notamment sur leur dernier match qu’en appuyant sur ce secteur, ils ont réussi à aller chercher une victoire. Ils ont aussi un champ profond avec de grandes qualités de relance donc il va falloir se méfier de cette équipe car je pense aussi qu’il y a une bonne force collective au sein de cette dernière.

A titre personnel, tu vas aussi vivre un moment sympathique puisque tu vas recroiser Maxime Escur ?
J’ai vu qu’il avait décidé de rester dans le Tarn et de se diriger vers Graulhet donc oui, je vais retrouver Maxime. Je ne sais pas si Loulou sera aussi de la partie, c’est quelqu’un que j’ai régulièrement au téléphone et je crois qu’il a un petit pépin musculaire. Soit il n’a pas envie de venir dans les Deux-Sèvres soit il n’a peut-être pas envie de revoir ses copains, je ne sais pas (rire). En tous cas, ça fait plaisir de revoir quelques têtes qu’on a vues pendant des années.

Quel est le mot d’ordre pour cette réception de Graulhet lors de cette 5e journée de Nationale 2 ?
Victoire, confiance et force collective.

Merci, on te souhaite un bon match et une belle saison
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec





























