En amont du choc de la 6e journée de Nationale entre Albi et Narbonne, le leader qui se déplace chez son dauphin, Charles Malet, l’un des revenants au Racing Club Narbonnais nous a accordé un entretien pour faire un bilan sur le début de saison des Audois.

Après une longue carrière notamment à Mont-de-Marsan et Provence Rugby, tu es revenu à tes premières amours, chez les orange et noir de Narbonne ?
C’est ça. J’avais noué beaucoup de liens lors de mon passage à Narbonne, c’était donc histoire de boucler la boucle et quand le Racing Club Narbonnais m’a appelé, ça m’a fait plaisir et ça m’a donné envie de finir là.

Comment est-ce que tu as retrouvé ce club de Narbonne ? Bien changé ?
Il est bien changé mais dans certains clubs identitaires comme celui de Narbonne, il y a des joueurs qui font en sorte de perpétuer certaines valeurs ainsi que l’identité de ce club comme Paul Belzon, Pierrick Nova, qui sont des amis à moi et qui font en sorte de perpétuer les valeurs de ce club. Donc oui, il change mais il y a quand même toujours cette identité qui reste très forte au sein de ce club.

Avec quels objectifs personnel et collectif es-tu arrivé ? Amener de l’expérience à un groupe qui était jeune l’année dernière ?
Oui, exactement. En fait, ce club m’a permis de lancer ma carrière donc, maintenant, j’ai envie de lui donner ce que j’ai appris et de rendre service au club en lui apportant peut-être la petite expérience qui va aider ce groupe à grandir. Même si, comme tu l’as dit, c’est un groupe jeune, il y a beaucoup de qualité, il faut essayer de trouver le juste milieu entre la qualité et l’expérience et que la mayonnaise prenne pour atteindre nos objectifs.

En revenant à Narbonne, il y a eu une découverte pour toi à savoir la division Nationale. Cela fait maintenant 5 matchs que tu te frottes avec les écuries de ce championnat, que penses-tu de cette division ?
En Nationale ou dans n’importe quelle division, quand tu joues au rugby, il y a des fondamentaux, un code de jeu et un cadre à respecter. Dans n’importe quelle division où l’on est, il faut s’y filer car, si tu ne le fais pas, tu es vite rappelé à l’ordre.

Certains disent qu’elle ressemble à la Pro D2 d’il y a 10 ans. Est-ce que tu confirmes ?
C’est tout à fait ça. La Pro D2 aujourd’hui a évolué donc la Nationale a évolué aussi et c’est exactement la Pro D2 d’il y a quelques années.

On va parler du début de saison de Narbonne où, pour l’instant, c’est perfect ?
En termes de points, oui, on va dire que c’est perfect. On se concentre sur nous, on essaye de faire un retour chaque semaine sur ce qu’on peut améliorer pour évoluer donc on ne va pas se friser les moustaches et se taper sur le ventre en disant que c’est perfect. On essaye de s’améliorer chaque semaine.

On peut dire que ce samedi à Albi, c’est la croisée des chemins pour Narbonne car là, on va avoir droit à un révélateur pour les deux équipes ?
Bien sûr mais, comme je te l’ai dit, on se concentre sur nous. On sait qu’ils sont seconds et nous premiers, on se déplace avec ce statut de leader et on l’assume. On va jouer là-bas, se tester et se jauger un peu et on fera les comptes à la fin.

Albi est un club que tu connais bien puisque tu les as rencontrés plusieurs fois en Pro D2 ?
Oui, je les ai rencontrés plusieurs fois en Pro D2 et j’ai aussi joué là-bas quand je suis parti à Aix-en-Provence la 1ère année. Je les ai donc joués une paire de fois (rires).

On ne va pas se mentir en disant que le gros point fort d’Albi, c’est la conquête ?
Ce sont ces clubs emblématiques qui se bâtissent sur un gros paquet d’avants et qui se reposent sur ça. Si leur gros paquet d’avants est conquérant et avec l’agressivité qu’ils mettent, on est souvent bien mal derrière par contre, si on arrive à contrer ça, on verra s’il y a quelque à faire ou pas.

Quel est le mot d’ordre pour ce week-end et pour toi en général pour cette saison avec Narbonne ?
D’un point de vue personnel, le mot d’ordre est d’être patient. Le championnat est un long marathon, on s’est fixé des objectifs collectifs, on est dans les clous aujourd’hui mais il faut aussi que l’on y soit à la fin de la saison. Plus particulièrement pour ce match, je pense que le mot d’ordre sera combativité, il va falloir être combatif si on veut exister à Albi.

Merci et on te souhaite une belle saison sous tes premières couleurs en pro, les couleurs orange et noir de Narbonne
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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