Grégory Menkarska, l’entraîneur d’Auch, est revenu au micro de Gabin Cadot, sur la belle victoire des gersois en terres Dijonnaises tout en appuyant sur les lacunes de son équipe en première période et dans la discipline. L’ancien Pilier droit passé par le Stade Toulousain, qui a fait monter les auscitains d’honneur à Nationale 2, était tout de même satisfait du résultat comptable permettant aux Auscitains de se positionner en leader de la poule 2.

J’imagine que vous êtes heureux car vous l’aviez dit, c’est un long déplacement mais qui se conclut par une victoire avec sûrement un retour festif. Ce match s’est gagné avec les tripes mais surtout devant avec votre mêlée qu’on a vu conquérante aujourd’hui ?
C’est paradoxal. Chaotique en 1ère mi-temps, il y a 3-0 juste avant la mi-temps et ils marquent à ce moment-là, il y a eu pas mal de fautes et de cartons, ils nous ont mis beaucoup de pression avec leur jeu au pied en 1ère période. Finalement, on s’en sort en 2e un petit peu par le jeu, en mêlée, il y a quand même eu beaucoup de doubles fautes, j’appelle ça comme au tennis, avec des mecs qui poussent en travers et ça nous a souri. Gagner à l’extérieur en faisant autant de fautes … il faut quand même faire attention. Je l’ai dit, on ne maîtrise pas l’aller parce-que c’est long et qu’il y a l’heure du match par contre, on maîtrise les heures de retour donc un peu de bonne humeur et du coup, ça sera moins dur demain.

Vous avez été dominé pendant les 20 premières minutes du match où n’avez quasiment pas été dans le camp adverse. Qu’est-ce que vous avez dit à vos joueurs lors du water break pour les remobiliser ?
En 1ère mi-temps, on a eu 4 ballons, on a fait un temps de jeu, des en-avants, des fautes donc on leur a dit de déjà tenir le ballon et paradoxalement, de jouer car on s’est aperçu qu’on ne tenait pas trop le ballon mais par contre, quand on y arrivait, ils se mettaient à la faute et il y avait souvent des intervalles. Surtout, on n’a pas perdu confiance et la pression s’est inversée car, quand tu reviens à égalité, l’équipe qui reçoit a la pression et ça s’est finalement ouvert.

Sur la fin, on a vu vos joueurs prendre les 3 points et sortir Dijon du bonus défensif. Est-ce que c’était un choix ?
Il y avait parti pris, eux sont sur le terrain et choisissent de ne pas aller en touche, moi, parce-que ce jeu est terrible, j’ai dit » vous la jouez et vous allez en touche « . Ils prennent leurs responsabilités et ils la prennent, par contre, je leur dis » marquer ou louper, c’est derrière la main courante « . C’est anecdotique, on leur enlève le bonus, ce n’est absolument pas contre eux mais c’est la décision des joueurs.


Propos recueillis par Gabin Cadot

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