#Rugby – Nationale / Bernard Reggiardo (Blagnac) : «On y est allés avec les couilles, c’est le groupe qui est fort ici et non les individualités!»

Bernard Reggiardo affichait un large sourire quelques minutes après la bataille menée par les Caouecs face à Carcassonne. Devant le public Blagnacais et sa famille, l’ex 1/2 de mêlée d’Aurillac et Dijon, a propulsé le ballon en touche alors que l’air devenait irrespirable au Stade Ernest Argeles. Une victoire avec la plus petite des marges (34-33) face à un ex pensionnaires de Pro D2, qui s’est dessinée au gré d’une furia Blagnacaise qui est montée crescendo. Prochaine étape pour les hauts garonnais (6eme) lors de la sixième journée de Nationale : Le RC Suresnes de David Auradou.

Crédit photo Blagnac Rugby

Ça s’est fait au courage, dans un match où ça a tapé, le genre de match que tu aimes bien ?

 

C’est vrai que c’était un gros, gros match. On savait qu’on était attendus, tout le monde l’avait coché et on n’a été ni surpris ni déçu. A la fin, ça donne un beau match, je pense que les gens se sont régalés et c’est pour nous, tant mieux. 

 

Vous avez gardé votre self-control car dans les 20 premières minutes, bien qu’il y ait eu un écart conséquent, vous n’êtes pas sortis de votre match ? 

 

Mathieu nous a bien parlé, il nous a dit qu’il ne fallait pas faire la guerre individuellement mais tous ensemble. C’est ce qu’on a fait, on a écouté, il a très bien parlé et on est resté sur nos bases, on a cru en nous. Je crois qu’on est à 20-10 ou à 17-3 quand on revient de la mi-temps et on va quand même en touche au lieu de prendre les points, on était sûrs de nous et ça nous a rendu plus forts. On a cru en nous et ça a payé à la fin. 

 

Ce sont ce premier groupé pénétrant et ce premier essai collectif qui vous remettent dans le match ? 

 

C’est vrai que, depuis le début de l’année, les gros font un gros boulot sur ça donc il faut aussi les féliciter. Ça a payé aujourd’hui, sur le premier, je crois même qu’on annonce qu’on y va tous et finalement, ils n’ont même pas eu besoin de nous (rires). On a mis deux ou trois essais sur ballons portés et c’est très bien, le boulot paye. 

 

Maintenant que vous avez battu Carcassonne, un gros, vous allez à Suresnes où vous allez être attendus au coin du bois puisque vous avez battu le leader ? 

 

On se déplace à chaque fois avec beaucoup d’envie. Là, c’était un gros match, tout le monde l’avait coché mais il ne faut pas s’arrêter sur ça et on va aller à Suresnes pour essayer de faire un gros match et peut-être ramener quelques points. 

 

Si vous faites un bon résultat à Suresnes, vous allez basculer dans le bon côté du tableau ? 

 

Ça peut aller très vite sur ce début de championnat. Je sais que Nice a fait un gros début de saison, ils sont très bien placés au britannique, ils ont battu Hyères-Carqueiranne La Crau et sur 5 déplacements, ils ont gagné 3 fois. Ce championnat ne veut pas dire grand-chose mais le but est d’engranger des points un peu partout donc si on peut prendre un point ou plus, ce sera bienvenu. 

 

On peut dire que la fête va être belle à Blagnac car vous avez peut-être véritablement lancer votre saison en faisant un match référence ?

 

On avait quand même fait un gros, gros match à Hyères-Carqueiranne La Crau, la première mi-temps avait vraiment été référence, comme tu dis. La seconde période l’était un peu moins mais sur la fin de match, on avait retrouvé ce qui est la force de Blagnac. Quand je suis arrivé ici, j’ai compris quelle était la force, c’est le groupe et on le voit sur la dernière action de Hyères où on défend notre ligne pendant les 10 dernières minutes. Ce soir, c’est un peu pareil, on y va avec les couilles, c’est le groupe qui est fort ici et non les individualités, c’est le groupe et ça fait bien plaisir.

 

Tu as l’air de te plaire et d’être comme un poisson dans l’eau ici, à Blagnac ? 

 

Oui, franchement, il y a un super groupe et je me sens vraiment bien. On commence à se connaître un peu et, comme le disait Mathieu, c’est avec les victoires qu’on apprend à se connaître donc là, je pense qu’on commence tous à être un peu copains. C’est un peu compliqué au début mais après, au fur et à mesure des matchs, on voit que le collègue s’y file à droite, à gauche et on se dit qu’on peut compter sur lui donc je pense que ça commence à le faire et que le groupe commence à se former.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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