Capitaine lors de ce derby francilien, Benjamin Prier le 1/2 de mêlée Massicois est revenu sur la victoire des essonniens face à Suresnes (35-26) et sur la folle remontada que les ex pensionnaires ont réalisé ce vendredi. Menés (22-6) au cœur du premier acte, les hommes de Jean Baptiste Di Martino ont fait sauter un verrou psychologique grâce à cette belle remontada après un début de saison qui les avait vu enchaîner 3 défaites de rangs. Après 5 journées, le RC Massy pourrait bel et bien avoir lancé sa saison lors de cette joute entre les 2 club d’île de France de Nationale.

Quelles sont tes impressions après cette victoire sur le score de 36 à 25 ?
On a fait deux mi-temps totalement différentes, la première où on a joué et où on a pris des contres donc on est ressorti un peu mitigés à la mi-temps. On savait qu’on avait les capacités de revenir, du coup, on a entamé la 2e période pied au plancher et on est revenu petit à petit. Ça a basculé de notre côté et à la fin, on a décidé de ne pas leur laisser le bonus défensif et c’est ce qui s’est passé donc on va retenir l’état d’esprit ce soir.

Est-ce que le discours à la mi-temps a été musclé ?
Non, même pas. On s’est dit » on continue, il faut juste arrêter de pleurer comme des enfants quand il y a obstruction ou autres, jouer et ne rien lâcher « . On gagnait les collisions, en plus, il y a eu deux ou trois blessés de leur côté donc on s’est dit qu’on allait appuyer et que ça allait le faire.

Pour le coup, ça l’a fait terrible car vous marquez deux essais en deux minutes qui vous relancent complètement après la pause ?
Ça fait plaisir de mettre enfin deux ou trois belles actions et surtout que ça aille au bout. J’espère que ça va aider pour la suite, c’était important de gagner ce premier match du 2e bloc. On a ensuite deux déplacements à Chambéry et à Bourg et on aura moins la pression que l’on avait ce soir.

Vous aviez en effet la pression après un début de saison un peu mitigé, en plus sur un derby. Comment est-ce que vous avez préparé ce match ?
Comme une réception à domicile comme on l’a fait les fois précédentes sauf qu’on s’est dit qu’il fallait arrêter d’avoir peur. Certes, il y a eu 24 départs, c’est une nouvelle équipe et une nouvelle année mais il faut faire avec et aller de l’avant.

Comment tu t’es senti en tant que capitaine ?
J’étais content (rires). C’était la première au bout de 12 ans et j’ai essayé de dire aux mecs » il va y avoir des erreurs, essayez juste de garder la tête haute « . On sait de quoi on est capables, tous les mecs qui sont là ont le niveau donc il n’y a pas de raison que ça ne le fasse pas.

Félicitations et bonne chance pour la suite
Merci, c’est gentil.

Propos recueillis par Matthieu Santesmases

Article en partenariat avec


































