Le coach du SC Graulhet est revenu sur la défaite à domicile des rouges et noirs (24-38) face au Saint Jean de Luz Olympique lors de seconde journée de Nationale 2. Les tarnais malgré une avance de 11 points au cœur du second acte, n’ont pas trouver les ressources défensives pour empêcher les bondissants basques d’opérer une folle remontada. Le SCG est d’ores et déjà tourné vers le périlleux déplacement qui les attend en Bretagne face au Rennes Etudiants Club .

On est avec Florian Gimbergues après la première défaite à la maison du Sporting Club Graulhetois. Malheureusement, Graulhet a fait le plus dur à Limoges et là, vous vous êtes un peu pris les pieds dans le tapis à la maison ?
On s’est un peu pris les pieds dans le tapis, on s’est délité en 2e mi-temps. C’est cette inconstance qui nous fait défaut, on fait une bonne 1ère mi-temps mais après, on joue de malchance, on a beaucoup de blessés, on fait sortir 4 ou 5 mecs coup sur coup entre la mi-temps et la 60e. On se retrouve assez désorganisé, on a un gros moment de flottement entre la 40e et la 60e, on encaisse quelques points évitables et on se délite, on n’arrive pas à conserver le momentum. On est à 24-13 à la 55e et ce n’est pas normal que l’on encaisse une vingtaine de points de plus entre la 55e et la fin du match. On a du mal à être consistants sur ces moments-là du match, sur ce match-là, ça avait été l’inverse la semaine dernière à Limoges où on avait fait une 1ère mi-temps peu encourageante avant de se réveiller et de dominer le money-time. Là, c’est l’inverse, on s’est délité, je ne sais pas si c’est physique ou si ce sont toutes ces désorganisations de par les changements. Il y a ce coup du sort à la fin sur, je pense, une erreur d’arbitrage pour l’avoir déjà revu à la vidéo mais ce n’est pas là qu’on perd le match.

On a vu que l’indiscipline, qui avait été peu criante en 1ère mi-temps, arrive pile au moment où vous vous délitez et vous met dans le sac ?
Bien sûr, de toute façon, c’est toujours un cercle vicieux, quand on est dedans, on est dedans. Quand on est dans des moments faibles ou dans des temps faibles et qu’on n’arrive pas à en sortir, on va de pénalité en pénalité, de carton jaune en carton jaune, on prend des essais et des points et c’est ce qui nous coûte cher. Au moment où on est en pleine réorganisation, on prend le carton jaune de Tabeuguia, derrière, on prend un maul de 15 ou 20 mètres où on est incapable de se mettre en face et ça fait 7 points, à partir de là, ça commence à devenir très compliqué. Ce qui est problématique aussi, c’est quand on marque l’essai du 24 à 13, on reprend direct un essai dans la foulée, on n’arrive pas à sortir du camp de suite. En 1ère mi-temps, on prend 7 points sur une sortie de camp ratée et en 2e période, on reprend 7 points sur une seconde sortie de camp ratée et à ce niveau-là, en Nationale 2, contre de belles équipes comme Saint-Jean de Luz, ça ne pardonne pas.

Dans le dernier quart d’heure, quand on a vu la touche et vos points forts se déliter, on vous a vu un peu désabusé sur le bord de touche et sans levier ?
Un petit peu impuissants, je l’avoue. C’est vrai que depuis le début de l’année, on avait une forte touche et on se délite sur ce secteur en 2e mi-temps donc qui dit plus de touche dit compliqué de construire des rampes de lancement qu’elles soient un maul ou un lancement de jeu pour les 3/4. On n’a plus réussi à lancer le jeu en 2e période donc c’est aussi ça qui fait que l’on subit les débats mais pas que. On ne peut pas se reposer juste sur le fait de s’être délité en touche pour expliquer cette 2e mi-temps où on passe à côté.

Quels ont été tes mots à tes hommes ?
Les mots sont simples. Ce match est un peu à l’image de nos dernières semaines où on est capables du pire comme du meilleur à l’entraînement. On a tendance à faire les montagnes russes sur l’investissement, l’état d’esprit et la concentration et, comme le dit la maxime, on joue comme on s’entraîne. Aujourd’hui, malheureusement, la 2e mi-temps ressemble un petit peu à ça donc je leur ai dit qu’il fallait vraiment remettre le bleu de chauffe et arrêter de se trouver des excuses. Il faut que l’on bosse, il faut vraiment qu’on se remette à bosser et beaucoup plus sérieusement sur la durée. Il ne va pas y avoir de grandes révolutions, on sait de quoi on est capables, on connaît nos forces et nos faiblesses, on sait sur quoi il faut que l’on travaille et maintenant, il faut que l’on tire tous dans le même sens pour avancer sur ces points-là.

Maintenant, déplacement à Rennes qui vient d’enchaîner deux défaites et qui est une bête blessée, dos au mur. Attention à cette réponse rennaise car ils vont être dans l’obligation de gagner chez eux ?
Bien sûr ! En plus, c’est une équipe qui descend de Nationale, on sait toutes les qualités que peut avoir cette équipe-là. Ils ont deux défaites pour le moment, ils reçoivent en étant au pied du mur et devant absolument gagner donc je pense qu’on va chez eux au pire des moments mais c’est très bien parce-que ça va nous permettre de nous jauger sur l’état d’esprit, sur l’intensité, sur le jeu et sur le groupe. Est-ce qu’on a la capacité collectivement d’aller répondre à ça ? C’est, je pense, un très bon moment pour aller jouer à Rennes, du moins pour nous jauger.

Et pour trouver du liant collectif car on a vu aussi pas mal de ballons tombés. Il manque encore des automatismes ?
Tout à fait, dans la digne lignée de Limoges où on a tombé beaucoup de ballons, en étant un petit peu indisciplinés à certains moments importants du match, en ayant du mal sur les ballons portés. Ce sont les mêmes problématiques qu’à Limoges sauf qu’aujourd’hui, elles nous coûtent beaucoup plus cher qu’à Limoges.

Un mot sur cette équipe de Saint-Jean de Luz ? C’est le rugby total, le jeu à outrance et le rugby qu’on aime ?
Oui même si je ne vais pas dire que je suis content de les avoir vu faire ça. Effectivement, ça fait plaisir de voir encore en Nationale 2 des équipes avec cette qualité de jeu-là où ils priorisent clairement le fait de porter le ballon plutôt que de défendre ou de sortir du camp. Ils déplacent très bien le ballon, ils ont des qualités de mains et de replacements très intéressantes. C’est plaisant et ça fait plaisir en Nationale 2 de voir des équipes qui sont encore sur cette thématique-là. Ca nous raccroche quand même au rugby que l’on aime tous et du rugby de mouvements.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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