Albi pour sa première devant son public a conquis un succès qui s’est dessiné au long cours. Bousculé par un scénario défavorable en début de rencontre, les tarnais sont montées en puissance tout au long du match face à une US Bressane indisciplinée (un carton jaune et un carton rouge). Avec cette victoire (27-16), les hommes de Mathieu Bonello ont définitivement lancé leur saison et vont recevoir les promus/leader de Perigueux avec la certitude d’une conquête et d’une défense retrouvées. Le manager général du SC Albi a tout de même tenu à ne pas tomber dans l’enflamade car en ce début de saison tout le monde est en rodage et le chemin reste long vers les playoffs.

Un début de match compliqué dans le scénario ?
On ne s’est pas mis dans les meilleures conditions d’entrée mais des faits de jeu, ça arrive toujours, il y a des rebonds capricieux. Ca nous a mis un peu à mal mais, je l’ai dit et redit par le passé, cette équipe a quelque chose, elle a une âme et ça s’est senti. Je pense que c’est l’état d’esprit qui a renversé la vapeur.

Il y avait un peu le frein à main en 1ère mi-temps, les joueurs avaient peut-être peur de louper leurs débuts au Stadium ?
Sûrement, la première chez toi est toujours un peu compliquée, tu as toujours peur de perdre très gros. En plus, tu es contre le vent et un vent qui soufflait fort en 1ère période, tu prends un essai non pas contre le cours du jeu mais sur un fait de jeu et ça te tétanise forcément, en tous cas, ça ne te crée pas de la confiance, ce qui se comprend. Mais je trouve que l’équipe a quand même fait preuve de solidité pour revenir à la mi-temps sur un score d’égalité donc c’est bien.

Ça a aussi été le retour de la maîtrise de ton équipe sur le terrain ?
Oui, j’ai trouvé qu’on avait monté le curseur par rapport à ce qu’on a fait les dernières semaines sur la maîtrise et la discipline. On est en construction, il y a en a certains qui disaient » s’il y a deux défaites … » et bien, s’il y en a deux, il y en a deux, s’il y en a trois, il y en a trois et s’il y en a quatre, il y en a quatre. C’est le début de saison, il reste un paquet de matchs, 24, et ce n’est pas parce qu’on a gagné qu’on est les meilleurs ni qu’on aurait été des tocards si on avait perdu. Il faut juste accepter que, parfois, on se cherche aussi sur le début de saison.

Tu parlais des capacités de réaction après le coup sur la tête. Là, tu l’as vu et tu en as été satisfait ?
L’esprit de cette équipe est très bon, il y a eu peu de changements donc ils le maintiennent et le cultivent aussi donc, ça a montré que l’équipe avait du caractère. Au rugby, il faut du caractère pour faire des performances et des matchs, on est au début de la saison donc c’est bien pour la dynamique.

Leur enlever le bonus défensif est un choix du coach ou est-ce que ce sont les joueurs qui l’ont décidé eux-mêmes ?
Non, je pense que vu le temps, il fallait allait jouer cette pénaltouche. On l’a fait, je ne regarde pas ce qu’on fait aux autres ou pas, c’est mon jeu et mon équipe qui m’intéressent et il y a tout un combat à avoir. Après, le championnat est long.

Lundi, tu avais demandé à tes recrues de se mettre au diapason. Tu trouves qu’ils l’ont fait aujourd’hui ?
Bien sûr mais c’est toujours pareil, il faut arriver à faire une osmose et à jouer ensemble. Même si tu fais peu de recrues, il y en a et j’ai envie de dire qu’il faut arriver à jouer en équipe, aujourd’hui, j’ai vu des mecs qui s’aidaient mutuellement et ça, c’est une fierté pour moi.

Est-ce que rejouer au Stadium dès la semaine prochaine est bien pour la continuité ?
On n’a pas le choix (rires). On reçoit de nouveau au Stadium au lieu d’un déplacement mais le calendrier est fait d’une telle façon qu’on ne peut pas y faire grand-chose. En tous cas, on va préparer un gros match car c’est une belle équipe que l’on va rencontrer mais là, on va quand même d’abord savourer pendant deux jours.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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