#Rugby – Nationale 2 / Christophe Hamacek (Langon) : «On a aucun complexe et très sereinement une volonté de jouer crânement notre chance!»

Coup de projecteurs du côté de la Gironde sur l’un des deux promus girondins, le Stade Langonnais et son manager, Christophe Hamacek. Les Champions de France 2023 débute leur nouvelle aventure en Nationale 2, ce dimanche en recevant un des épouvantails de la division : Niort. Mais à l’image de leur coach, les joueurs de Langon appréhende sans complexe cet adversaire et ce nouveau challenge. Rencontre avec un club qui compte bien jouer crânement sa chance dans ce championnat et se pérenniser à ce niveau.

Crédit photo CH – Langon

 

Après une épopée sportive qui vous a amené jusqu’au Graal, le titre de champion de France de Fédérale 1, un nouveau challenge s’engage pour le Stade Langonnais ? 

 

L’année dernière, en début de saison, j’avais dit aux joueurs que le rugby permettait de vivre de belles aventures et on en a vécu une d’exceptionnelle. On a envie de vivre quelque chose de similaire même si on sait que ce sera un niveau beaucoup plus relevé. 

 

Le plus dur en termes de management sera de surfer sur la dynamique de la belle épopée sportive sans vivre dans la nostalgie ? 

 

Je pense que tout le monde a basculé, on a laissé un mois aux joueurs pour récupérer, récupérer d’une saison longue mais aussi des festivités car ils ont été assez performants dans ce domaine. On a repris fin Juillet, ce qui est tard mais, malgré tout, avec pas mal de nouveaux joueurs ainsi que des anciens, on a retrouvé assez rapidement quelque chose d’intéressant et des joueurs motivés. 

 

Avec quel état d’esprit est-ce que vous abordez cette Nationale 2 ? Sans tabou ni complexe ? 

 

C’est exactement ça, avec aucun complexe et très sereinement, avec une volonté de jouer crânement notre chance, que ce soit en termes de résultats mais aussi de jeu.

 

On sait que le jeu de Langon est un peu  » la balle à l’aile, la vie est belle « . Est-ce que vous allez garder votre philosophie même en arrivant en Nationale 2 où on sait que le pack d’avants a beaucoup plus de prépondérance ? 

 

Ce n’est pas que  » la balle à l’aile, la vie est belle « , c’est être capable de jouer toutes les formes de jeu quel que soit l’endroit sur le terrain. On souhaite avoir des joueurs qui vibrent, c’est à dire qui jouent avec ce que propose la défense, qui soient capables de jouer en lecture et on les encourage effectivement à ça. On a des joueurs champions qui ont arrêté sur le titre, quelques-uns qui sont partis ailleurs pour se rapprocher de leurs domiciles et on a la chance de recruter des joueurs qui sont dans ce qu’on attend en termes de philosophie de jeu et d’état d’esprit. 

 

On va parler du match inaugural face à l’un des ogres de la Nationale 2, Niort, et de ce premier bloc qui va être prépondérant pour Langon ? 

 

C’est une grosse équipe avec une structure professionnelle, je les connais pour les avoir croisés il y a quelques années. C’est très costaud, très solide, je sais que ça va être encore plus organisé que l’année dernière mais nous allons jouer crânement notre chance, sans aucun complexe et on verra en fin de saison, on comptera les points à ce moment-là. Effectivement, Niort est pour moi le plus gros morceau de la poule mais il faut les jouer tôt ou tard. 

 

A Lanqon, on va dire qu’on joue le maintien mais qu’on ne s’interdit rien ? 

 

Moi, je ne joue pas le maintien, je joue pour gagner dimanche et le dimanche d’après. Si tu sous-estimes ton équipe, tu te tires une balle dans le pied donc je reste persuadé que l’équipe est bonne et que les joueurs ont le niveau et que c’est à nous, avec Romain, de leur donner les outils pour qu’on soit performants sur le terrain et qu’on marque des essais. 

 

Le 3e match se jouera face à Salles, l’autre promu girondin lors d’un derby à Langon. Est-ce qu’on peut parler d’un premier petit virage de la saison ? 

 

Non, ça sera pour moi la fin du bloc et ça sera un match parmi tous les autres que l’on a à jouer. Salles est une équipe que je respecte beaucoup, on les a très souvent croisés, on avait fait deux matchs amicaux et deux matchs de phases préliminaires plus la demi-finale. C’est une belle équipe, surtout qu’elle s’est renforcée cette année, elle avait des difficultés en mêlée fermée et je sais qu’ils ont trouvé des solutions pour être performants. La certitude, c’est que le match va se jouer le samedi, que le stade Comberlin sera comble et rouge et blanc donc ça sera une belle fête. 

 

Est-ce que tu sens la ferveur et l’impatience monter du côté de Langon à quelques jours de l’ouverture de cette Nationale 2 ? 

 

Oui parce qu’on a conquis le cœur des supporters l’année dernière, il faut savoir qu’il y avait plus de 5 000 langonnais à la finale. On sent effectivement la ferveur et on n’a pas envie de les décevoir, on a envie de vivre encore quelque chose de fort même si on sait que ça ne sera pas du même niveau que ce qui s’est passé l’année dernière. De belles victoires et du beau rugby, voilà ce que je souhaite cette année au Stade Langonnais. 

 

Merci et on te souhaite une belle saison

Propos recueillis par Loïc Colombié

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