#Rugby – Nationale / Simon Veyrac (Blagnac) : «Ça m’a fait du bien de retrouver un club avec des valeurs qui sont liées au rugby!»

Pur produit de la formation occitane, celui qui a commencé le rugby au Levezou avant de parfaire son enseignement ovalien au Sporting Club Albigeois, avait fait le grand saut la saison dernière en migrant vers la Bourgogne et le Stade Dijonnais. Au terme d’un saison compliqué en Côte d’Or, c’est au triple galop qu’il est revenu dans son Sud Ouest natal quand les sirènes du Blagnac Rugby se sont fait entendre. Ce 3eme ligne longiligne à la démarche chevaline est un joueur épanoui dans sa nouvelle écurie, tout en profitant de la pluri activité pour débuter dans la vie active. Après une première rencontre avec les Caouecs au stade Ernest Argelès ponctuée d’une large victoire face à Vienne, Simon Veyrac, est fin prêt dès ce samedi à Tarbes à redécouvrir la grande course d’obstacle de la Nationale.

 

 

Après une année galère à Dijon, ponctuée d’une relégation sportive en Fédérale 1, tu as retrouvé la Nationale après cet intermède en Nationale 2 ? 

 

C’est ça. Comme tu l’as dit, ça a été une saison un peu compliquée l’année dernière où, clairement, on est passé à côté de la saison, il faut se le dire. J’ai eu l’opportunité à Blagnac donc je l’ai saisie et maintenant, on rejoue et ça fait du bien. 

 

Qu’est-ce que tu retiens de Dijon ? 

 

Une très belle ville mais il est sûr que ça a été très, très compliqué rugbystiquement parlant. On a eu quelques différends, notamment rugbystiques, sur différents points mais je sais que maintenant, ils sont entre de très bonnes mains et j’espère pour eux qu’ils feront une très bonne saison. 

 

Tu garderas des amis pour la vie à Dijon ? 

 

Quelques-uns mais pas tous. 

 

On va parler de ce changement de destination à Blagnac. Tu changes de club mais aussi de vie puisque tu bascules dans la pluriactivité pour la première fois de ta vie ? 

 

Je t’avoue que je sors d’une saison très compliquée l’année dernière à Dijon, plus l’année d’avant où j’avais été complètement au frigo pendant 6 mois. Je ne retrouvais pas trop de plaisir et puis, le rugby, c’est bien beau mais il faut assurer ses arrières et clairement, Blagnac était le combo parfait pour que je puisse remonter d’une division tout en assurant mon après-rugby derrière en travaillant et en complétant mes études.

 

Le rythme doit quand même être assez différent et a dû nécessiter un petit temps d’adaptation ? Tu étais plutôt habitué à t’entraîner la journée et à te reposer le soir tandis que là, c’est entraînement le soir et boulot la journée ? 

 

C’est ça et je ne vais pas te cacher que je l’ai eu dur pendant l’intersaison car j’ai eu la chance de trouver un travail assez rapidement courant Juillet et donc, la prépa fut très, très dure, en plus avec les chaleurs. Ce fut très dur mais j’ai maintenant pris le rythme, il est certain que c’est une belle vie et un nouveau style de vie. 

 

Est-ce que tu peux nous parler de ce club de Blagnac et de quelles ont été tes premières impressions lorsque tu y es arrivé ? 

 

Un club très familial avec une très bonne ambiance et qui a beaucoup de valeurs. Ayant connu des personnes avec beaucoup de valeurs, ça m’a fait du bien de retrouver un peu ces dernières, celles qui sont liées au rugby et que tu aimes, celles qui font que tu joues au rugby et les retrouver plus tard en Nationale est satisfaisant.

 

Tu es aussi arrivé dans un groupe qui a un gros vécu puisqu’ils ont fait une épopée sportive et humaine formidable l’année dernière. J’imagine que tu es rentré à pas feutrés dans ce groupe ?

 

Oui, tu arrives sur la pointe des pieds. Il faut que tu t’adaptes, que tu fasses ton trou, que tu prouves sur le terrain, c’est une nouvelle adaptation. A nous de prouver sur le terrain d’être à la hauteur tant en termes de performances sportives que d’état d’esprit que prônent ce club. 

 

Fred Medves, ton coach, entraîneur principal et manager, est un fin limier de la touche. J’imagine que de travailler avec un manager expert de la touche est quelque chose qui doit te plaire ? 

 

Je t’avoue que je n’avais pas eu un vrai entraîneur de la touche depuis Arnaud (Méla), ça fait donc du bien de retrouver ce type d’entraîneur-là. A Blagnac, il y a de très bons joueurs de la touche qui étaient déjà là et je ne suis pas non plus pour bouger toutes les choses, j’apprends avec eux.

 

On va parler de la première rencontre officielle de Blagnac cette saison face à Vienne qui s’est soldée par un score très large de 54 à 13. Tu étais titulaire et j’imagine que tu as pris du plaisir dans ce match ? 

 

On peut dire qu’on a fait le taf. L’objectif était de gagner, on a pris 5 points mais le plus dur était de bien commencer la saison et reste maintenant à confirmer ce week-end. 

 

Face à Tarbes, ça sera une autre limonade car vous vous déplacez en terre hostile et, de plus, on sait que les Tarbes / Blagnac ou Blagnac / Tarbes sont toujours accrochés ? 

 

C’est toujours difficile de jouer à Trélut. C’est une équipe qui va être revancharde par rapport au match amical de cet été donc on sait que ça va être un match totalement différent avec une envie totalement différente. On s’attend à un gros match. 

 

On sait que ton club formateur et club de cœur est le Sporting Club Albigeois. J’imagine que tu as déjà coché dans ton calendrier le match à Blagnac contre Albi et même celui à Albi ? 

 

Bien sûr. Ça fera plaisir de jouer devant sa famille et ses amis. 

 

J’imagine que, lorsque tu vas franchir le tunnel du Stadium dans la peau d’un adversaire, ça va quand même te faire très bizarre ? 

 

Tu sais, je ne suis pas encore sûr de le jouer donc à moi de prouver sur le terrain que je peux être aligné sur ce match-là. Il est sûr que ça fera bizarre et que ça aura une saveur particulière. 

 

On termine avec la question décalée. Info ou intox : tu fais l’Ultra Trail du Ventoux avec Damien Nevers l’été prochain ? 

 

Oui mais lui sera plus sûrement en bas de la montagne qu’en haut car ce sera plus facile de descendre que d’y monter.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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