Tour d’horizon chez un promu en Nationale 2, le club girondin de l’US Salles, avec Yannick Vignette, son nouveau manager. L’ex technicien de Tarbes et Cognac qui sera accompagné de Dimitri Seino, nous a livré ses impressions à quelques jours du top départ du championnat.

Après une année compliquée à Cognac où l’équipe de Cognac a été dans le dur, tu as trouvé un nouveau challenge et un nouveau rebond à Salles. Comment s’est faite cette nouvelle aventure ?
En fait, ça s’est fait par l’intermédiaire des présidents, celui de Cognac connaît celui de Salles et cela s’est fait grâce à Christophe Lacombe.

Qu’est-ce que tu retiens de cette aventure à Cognac ?
Les quelques mois que j’y ai fait ont été très difficiles mais vraiment plaisants sur la fin car on avait une équipe qui s’accrochait, qui changeait un peu de mentalité et de niveau donc c’était vraiment plaisant. On avait aussi créé un lien fort avec des joueurs que j’apprécie énormément et c’était positif. Il y a aussi eu l’environnement du club, les gens, les bénévoles et les dirigeants autour du club vraiment super sympas. Tout ça ne reste vraiment que du positif.

Tu arrives maintenant à Salles, un club qui surfe sur une belle dynamique et la belle saison passée ainsi que celles d’avant. Un regard dans le rétro sur cette dernière saison avec ton prédécesseur ?
Ils ont fait une superbe saison mais il ne faut pas rester sur ça. Il faut savoir être de suite capable de basculer sur la Nationale 2 qui sera une autre exigence, un autre niveau et vite basculer mentalement sur ça pour essayer d’être le plus opérationnel possible d’entrée de saison et de ne pas perdre de temps à se mettre au niveau. Il faut que l’on arrive de suite à basculer et à monter notre niveau d’implication et d’exigence directement pour ne pas perdre de temps et qu’il n’y ait pas une période d’adaptation.

Quelle est la feuille de route que t’ont fixée les dirigeants de Salles ?
Il n’y a pas de feuille de route définie, ce qu’on veut, c’est être à la hauteur.

Un regard sur cette Nationale 2 que tu vas découvrir ?
Comme tu le dis, je vais la découvrir donc je vais avoir quelques matchs pour connaître un peu les différents rouages et pour mieux appréhender la Nationale 2 mais je n’ai pas le recul nécessaire pour porter un regard pertinent.

L’objectif pour Salles est d’abord le maintien ?
L’objectif, c’est d’être à la hauteur. Ça veut dire plein de choses mais on veut vraiment être à la hauteur de la division et on travaille dur pour cela.

Le premier bloc vous voit aller à Saint-Jean de Luz mais aussi affronter Rennes ainsi que Langon, un promu aussi. Ça va être un bloc révélateur ?
Exactement, ça va être comme tu le dis un bloc révélateur puisqu’on va jouer ce qu’il se fait de mieux logiquement dans la poule. On va également jouer ce derby qui va être le dernier match du bloc, qui va aussi être un moment très agréable car ce sont deux clubs qui s’apprécient. Ce seront surtout les deux premiers matchs qui vont nous indiquer notre niveau et nous placer sur l’échiquier de la Nationale 2, c’est là que l’on va voir un petit peu l’écart qu’il y a, si écart il y a, entre nous et les meilleurs.

Comme la majorité ou la quasi-majorité des clubs de Nationale 2, Salles est 100% pluriactif. Quel est le budget du club ?
Je crois que c’est 750 000€.

Tu as été habitué à travailler avec des professionnels ainsi qu’avec des pluriactifs. Comment est-ce qu’on adapte son coaching par rapport à cette philosophie de vie ?
On ne peut pas avoir les mêmes exigences, on est obligé de s’adapter à ça puisqu’on ne s’entraîne que trois fois par semaine. Il faut adapter aussi le contenu des entraînements pour essayer d’aller en permanence à l’essentiel puisque, finalement, c’est une course contre la montre sur la préparation avec seulement trois séances par semaine. Être entraîneur, c’est aussi s’adapter en permanence donc c’est notre rôle à nous de nous adapter sur les différentes contraintes qu’il peut y avoir. C’est vrai que c’est un challenge un peu particulier que de préparer l’équipe en trois séances mais heureusement, pour l’instant, j’ai un groupe qui comprend vite et qui met rapidement en application les consignes donc c’est aussi très plaisant de travailler avec ce groupe.

Quels sont les enseignements tirés des trois matchs amicaux que tu as effectués avec Salles ?
Les enseignements, c’est que l’équipe progresse vite.

Le match contre Fleurance le week-end dernier que vous avez gagné 30 à 7 est quand même, pour l’instant, votre match référence ?
Notre match référence, oui mais on prend ce résultat avec beaucoup d’humilité car on connaît le potentiel de cette équipe de Fleurance et on sait très bien qu’elle n’était pas à 100% ni mentalement ni au niveau effectif. On prend donc ça avec beaucoup de recul mais ceci étant, pour nous, c’est quand même plutôt encourageant pour la suite.

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant à Salles et peux-tu nous décrypter l’ADN de ce club ?
Salles est un club qui a vraiment un lien très fort entre les gens autour de l’équipe et dans l’équipe, un club avec beaucoup de stabilité et vraiment des liens forts entre tous les gens. C’est un club vraiment très, très familial avec une structure solide, un club qui s’inscrit vraiment dans le temps et pas dans le moment.

On te remercie et on te souhaite une belle aventure en terre girondine
Merci beaucoup et à très vite.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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