Les albigeois ont commencé leur saison en terrrain hostile face à un concurrent direct aux playoffs. Lors de cette 1er journée de Nationale, face à Bourgoin, les jaunes et noirs, malgré un premier acte consistant, ont plié en seconde période et se sont inclinés à Pierre Rajon (17-6). Quelques minutes après la rencontre, Alexandre Albouy nous a livré son sentiment partagé entre la satisfaction de l’engagement mis par ses hommes et la frustration d’une indiscipline qui a coûté à minima le bonus défensif au tarnais. Le technicien du SCA, loin d’être abattu après cette défaite en Isère, avait déjà la tête tourné vers le nouveau choc qui attend les gars de la cité épiscopale : la réception de Bourg en Bresse ce vendredi au Stadium Municipal d’Albi.

On est avec Alexandre Albouy après ce premier match du Sporting Club Albigeois, un déplacement que l’on savait périlleux à Bourgoin face à l’un des favoris. Qu’est-ce qu’il a manqué à Albi pour ramener au moins un point de bonus défensif ?
Déjà, je veux féliciter les joueurs pour leur générosité. Je pense que l’engagement a été total et, au-delà, je crois qu’on a manqué de maîtrise, notamment dans la discipline ce qui ne nous a pas permis d’occuper le terrain et qui nous a coûté un peu cher dans le fait de, comme tu l’as dit, d’aller chercher quelques points supplémentaires, de gagner le match, je ne sais pas mais au moins d’être plus proche.

On a quand même eu l’impression que vous teniez le bon bout en 1ère mi-temps et que vous arriviez un peu à faire déjouer cette équipe de Bourgoin ?
Comme je l’ai dit, les joueurs étaient dans l’engagement total et ils se sont complètement investis. Il a manqué d’un peu de justesse et d’un peu de maîtrise, en 1ère mi-temps, ça a été d’un peu de justesse dans quelques choix, il y a eu quelques ballons qu’on aurait dû mieux maîtriser et en 2e mi-temps, c’est la discipline, le gros truc qui a permis à Bourgoin de jouer tout le temps chez nous.

Cet essai berjallien juste à la sortie des vestiaires est un peu venu mettre un coup de bambou psychologique ?
Il reste encore 38 minutes derrière et 11 à 3 donc rien d’extraordinaire, il reste du temps. Au rugby, jusqu’à 20 points, ça peut vite basculer donc je ne pense pas qu’il y ait eu coup de bambou mais que, justement, l’essai est venu d’un manque de justesse de notre part alors qu’il y avait des choses beaucoup plus simples à faire. C’est ce qui s’est passé juste avant qui me gêne.

On sait depuis le mois de Juillet que vous avez un début très costaud avec le déplacement à Bourgoin suivi de la réception de Bourg-en-Bresse. Il va maintenant falloir se remettre de suite dans le bain pour réenclencher une dynamique positive ?
Pour les JO ou, en ce moment, les championnats du monde d’athlétisme, tu te prépares pendant 4 ans pour les JO donc ça peut être long si tu rates ton sprint de 9 secondes. Nous, dans le rugby, on a la chance de pouvoir se remettre en question tous les week-ends et la chance de pouvoir redémarrer dès vendredi. On va essayer de corriger ce que l’on a mal fait.

Une chose est sûre, le Sporting Club Albigeois a gardé sa force collective ? On a vu qu’à la fin du match, quand les joueurs étaient dans le dur, ils se sont resserrés et ça, c’est quand même l’ADN qui vous plait, à toi et à Mathieu ?
Bien sûr et, je le répète, je les félicite pour l’engagement. Pour nous, c’est la première des choses, c’est l’état d’esprit, ce que l’on montre et ce que l’on est capable de faire. C’est le collectif avant tout et de l’engagement car on se le doit, c’est la base du rugby qui est un sport de combat. Ensuite, il faudra grandir dans la justesse et dans la maîtrise.

Albi a perdu une bataille mais pas la guerre ?
Oui, enfin, on ne va pas dire ça dès le premier match (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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