#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Il nous tarde d’attaquer les matchs et la compétition!»

Retrouvez la conférence de presse du manager du Sporting Club Albigeois, Mathieu Bonello en amont du match d’ouverture de Nationale à Bourgoin.

Bourgoin Vs Albi J1 Nationale une rencontre à suivre en direct web radio dès 18h45

Jacques Massine – Le #MagSport

Ça y est, c’est le retour aux affaires, après la préparation, on rentre dans le vif du sujet ? 

 

On se prépare pour rattaquer la saison, ça reprend vite et il faut vite être dedans. 

 

Les joueurs sont sûrement impatients de commencer le championnat et de rentrer dans le vif du sujet ? 

 

La prépa, c’est toujours un peu long pour tout le monde, au début, ça va et à la fin, tu as envie de jouer. Le championnat débute et c’est une bonne chose qu’il arrive, on a eu des semaines de préparation et là, c’est vrai qu’il nous tarde d’attaquer les matchs et la compétition.

 

Quels sont les enseignements que tu as tirés de cette préparation et du match amical contre Périgueux ? 

 

On a fait une bonne préparation mais toutes les équipes se préparent. On est content de l’apport des nouveaux, on est aussi très attentifs à l’esprit d’équipe et à ce qu’on avait par le passé donc, forcément, il faut un temps d’adaptation. Il faut que l’on s’harmonise tous sur la partie rugby, certains n’ont pas changé donc tout est plus simple et pour les nouveaux, il faut qu’ils se jettent corps et âme dans ce projet-là. On est dans ça et on aura l’évaluation dans le championnat et dans les 4 matchs qui vont arriver. 

 

D’habitude, tout le monde reprenait à peu près en même temps et faisait à peu près le même nombre de matchs amicaux. Là, quand on regarde, certains en ont fait trois et d’autres un ou deux, certains ont repris en Juin et d’autres mi-Juillet. La préparation physique de chacun va être un peu éparse ?

 

C’est certain mais je crois qu’il n’y a pas de vérité ni une meilleure ou moins bonne que l’autre. C’est aussi l’analyse de comment les saisons viennent de se terminer qui fait notre choix, chaque coach choisit son intersaison au départ avec la date de fin de l’aventure précédente donc, il y en a forcément qui ont fini plus tôt que d’autres, certains qui ont plus renouvelé que d’autres. On a tous fait différemment et nous, on a passé une bonne intersaison, je ne suis pas un adepte de dire qu’elle a été bonne, très bonne ou moins bonne. Avec le championnat qui va arriver, on va vite être mis dedans. 

 

Albi a le 4e budget de Nationale et le 3e en termes de SASP. Est-ce que ça va t’obliger à rehausser les prétentions au niveau des objectifs ? 

 

J’aimerai déjà savoir d’où sortent les chiffres car, très sincèrement, je suis assez surpris. On a le club qui a des ambitions de vouloir se qualifier, le niveau de la Nationale a forcément monté et les budgets sont obligés de monter pour coller à cette ambition-là. Par le passé, il est certain que l’on a performé à se qualifier, même si on l’a souvent peu souligné, avec le budget que l’on avait et que l’on a, je parle de par le passé et pas seulement depuis mon arrivée et je crois que cette année, ce sera encore plus vrai avec les armadas qui sont arrivées à droite ou à gauche. Avec tout le respect que j’ai pour tes chiffres, j’espère que tout le monde a été transparent. 

 

En termes de préparation, comment est-ce que vous avez géré ces derniers jours avec les grosses températures ? J’imagine qu’il faut adapter les organismes mais aussi les protéger ? 

 

Il faut aussi qu’ils s’adaptent un peu car ils annoncent quand même des coups de chaud. Il faut s’adapter, si tu ne le vis qu’un jour ou jamais, c’est difficile mais si tu le vis tous les jours, ce n’est pas mieux non plus parce-que les organismes sont entamés. On essaye de contrôler entre s’y habituer et se protéger tout en essayant de s’entraîner à des températures convenables. Il fait encore chaud même le soir à 19h donc si on ne s’habitue pas à s’entraîner avec ça, on sera occis à l’arrivée. Il y a un compromis entre préparer le corps et le laisser au repos. Les entraînements se font donc moins tard ou plus tôt dans la journée, voire le matin, et ne pas s’entraîner l’après-midi ou, en contrepartie, s’entraîner l’après-midi pour s’habituer à ces chaleurs-là. La clim sur le terrain n’existe pas encore (rires). 

 

C’est forcément plus fatiguant ? 

 

Oui, bien sûr car tout est plus dur, plus éprouvant et plus les organismes sont impactés. Il y a la déshydratation qui est terrible pour le corps, les joueurs se vident en eau donc il faut vite recharger, boire souvent et régulièrement mais on ne va pas se plaindre. On s’est plaint qu’il y avait de la pluie donc on ne va pas se plaindre qu’il fait chaud, en bons français qu’on est, on se plaint toujours. Je dis que le soleil, ça fait du bien, c’est la vie. 

 

Une canicule juste avant d’attaquer la saison, ce n’est quand même pas de chance ? 

 

Non, pas du tout, on ne va pas se plaindre. 

 

Le faible renouvellement de joueurs a joué dans l’amalgame et dans l’osmose du groupe ? Par rapport à l’année dernière, tu as introduit peu de nouveaux joueurs donc j’imagine que ça te permet de partir sur des acquis ? 

 

Sur des acquis, certainement, mais tout est remis en question chaque année. Il est sûr que l’on doit avoir un temps d’avance sur l’adaptation à notre jeu ou sur ce que nous, les coaches, voulons mais il y a aussi cette osmose avec les nouveaux même si on a modéré les arrivées. C’était volontaire de ma part de ne pas faire un gros changement. 

 

Ce match à Rajon, un terrain qui te plaît beaucoup, est aussi face à un club qui a beaucoup d’ambitions. Ils l’ont annoncé, que ce soit le président ou les joueurs, ils veulent monter en Pro D2 ? 

 

C’est le club qui a de grosses ambitions, ça fait quelques années qu’ils s’y préparent, on va chez l’un des favoris de la poule. Concernant leur stade, je trouve que l’histoire de Bourgoin est juste énorme, c’est un club français qui a compté et qui compte dans le paysage rugbystique français. C’est donc toujours mythique d’aller là-bas, j’y ai aussi des souvenirs en tant que joueur. Il est sûr que l’on va chez un favori de la poule qui se prépare depuis quelques années à vouloir atteindre l’objectif ultime. 

 

Qu’est-ce que tu vas regarder précisément sur tes joueurs et que vas-tu attendre d’eux sur ces premiers matchs de reprise du championnat ? 

 

C’est surtout l’investissement, repartir sur une base, non pas à zéro, de notre rugby. On doit être mieux que les démarrages par le passé, je ne parle pas au niveau résultats mais au niveau contenu et, en premier lieu, ici à Albi, c’est l’état d’esprit. On doit retrouver notre état d’esprit qui a fait notre force depuis deux ans mais ça se cultive et c’est aussi le don de soi et ça, on sait tous que c’est important de le mettre au rugby. 

 

Est-ce que commencer par deux grosses équipes est quelque chose d’intéressant pour toi pour rentrer de suite dans le vif du sujet et savoir où on en est ? 

 

Je vais être honnête avec vous, on n’a pas le choix (rires). Donc, que je sois content ou pas content, c’est pareil, je crois qu’on hérite de deux gros favoris et je te le dirai à la fin du bloc de 4. 

 

Quel est l’état des troupes, est-ce qu’il y a des blessés, des suspendus ou autres avant d’attaquer ce championnat ? 

 

On a quelques pépins mais comme toutes les équipes. On est tôt dans la semaine et il y a deux ou trois incertains, François Fontaine est encore un peu en phase de reprise, Tuks qui est blessé. On va préparer ce match de la meilleure des façons mais ce n’est que le premier des 26 qui vont se proposer à nous. 

 

Le groupe que tu vas lancer sera, à une ou deux unités près, celui de la fin de saison. Le recrutement est quasi bouclé ? 

 

Tu viens de dire la réponse dans ta phrase,  » à une ou deux près « . 

 

Sur quels postes ? 

 

Vous verrez.

 

Est-ce qu’on peut revenir un petit peu sur les changements au niveau de l’équipe par rapport à l’année dernière ainsi que sur les choix que tu as fait pour attaquer cette nouvelle saison, les comment et les pourquoi ? 

 

On a fait peu de changements, on avait un groupe qui s’est stabilisé cette année, c’était l’objectif pour travailler sur trois ans. On n’a donc pas changé pour changer, on a essayé d’amener de la plus-value car en face, les équipes évoluent aussi. On a essayé d’amener de l’expérience, on avait amené de la jeunesse l’année d’avant et on a donc essayé d’amener un peu plus d’expérience sans non plus prendre de joueurs trop, trop en fin de course. On a essayé d’harmoniser ça mais on n’a pas changé pour changer, on a vraiment fait peu de recrutements dans le secteur pro pour changer et je suis content du mix qu’on a pu faire. 

 

Combien de pros ? 

 

8 si mes souvenirs sont bons. 

 

Concernant le calendrier, on voit que les équipes qui sont camps de base pour la Coupe du Monde ont 4 déplacements d’affilée précédés d’une réception tandis que des équipes comme Albi ont des calendriers à peu près normaux. Pour avoir la véritable lisibilité du championnat, ça ne sera pas avant Janvier, à peu près ? 

 

Je suis très transparent avec toi, ton analyse est la bonne, on ne verra pas grand-chose dans le classement avant Janvier. C’est la première année que je vis trois matchs de rang à la maison puis trois matchs à l’extérieur car nous aussi, on est dans ces trucs-là même si c’est un peu plus pour eux. Franchement, j’avouerai que c’est surprenant mais ils n’ont pas dû pouvoir faire autrement donc là-aussi il faut s’adapter et ne pas râler, ça ne sert à rien. 

 

Départ vendredi matin pour jouer samedi ? 

 

Oui, pas plus, pas moins. 

 

Le mot d’ordre ? 

 

Renouer avec la compétition et vite rentrer dans la compétition car on va chez le favori de la poule et c’est costaud. On y va sans pression mais il va vite falloir revenir dans la compétition sinon ça va nous faire drôle. 

 

Quel est l’état d’esprit avant d’attaquer cette nouvelle saison ? 

 

C’est la continuité, continuité des belles années que nous, staff, venons de vivre avec les joueurs. C’est continuer à grandir, être sûr de nos forces et s’améliorer pour être encore meilleurs à la fin de la saison. L’objectif reste d’être dans les six premiers.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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