#Rugby – Nationale / Luc Vignolle et Gaetan Alengrin (Blagnac) : «On a un budget de 3M d’euro!»

Après un septennat de présidence du charismatique Benoit Trey, le Blagnac Rugby a vu deux nouveaux visages apparaître à sa tête : Luc Vignolle et Gaetan Alengrin. Les 2 nouveaux co-présidents Caouecs nous ont accordé une interview croisée pour nous exposer leur projet et leur ambition pour les pensionnaires de Nationale. Hausse substantielle du budget, passage à court terme au professionnalisme, structuration et évolution du club, les 2 hommes fort du BSCR ont évoqué toutes l’actualité des locataires du Stade Ernest Argeles. Une chose est sure, Gaetan Alengrin et Luc Vignolle veulent donner des moyens supplémentaires au club haut garonnais, pour installer les récents 1/2 finalistes de Nationale dans le gotha de la division, avant de viser l’accession en Pro D2.

Crédit photo Blagnac Rugby

 

Avant de revenir sur votre nomination à la tête de Blagnac, on va commencer par vous poser une question qui est importante car, on le sait, quand on est dirigeant et qu’on s’investit dans un club de rugby, c’est une histoire d’amour. Quand a commencé la vôtre avec Blagnac ?

 

LV : Elle a commencé il y a 9 ans quand mon fils a joué dans ce club, il a commencé en cadet et a fini en espoir. C’est ce qui a fait que je me suis attaché à ce club. 

 

GA : Pour ma part, ça a commencé avec un ami qui était joueur, Benjamin Daurau-Bedin. J’ai débuté comme partenaire et au comité de direction, où je suis resté 7 ans avec la présidence de Benoit Trey, la suite logique s’est faite avec Luc qui m’a demandé de le rejoindre à la présidence. 

 

Comment êtes-vous arrivés aux manettes du Blagnac Rugby ? 

 

LV : J’ai eu envie de m’investir il y a deux ans et je suis devenu le premier partenaire financier du club. Lors d’une augmentation de capital, j’ai décidé de prendre la première partie des actions et je suis donc l’actionnaire principal du club, voilà comment je suis arrivé à la direction du Blagnac Rugby. 

 

GA : En ce qui me concerne, étant présent depuis des années dans le club et au comité directeur, Luc m’a demandé de l’aider dans cette tâche de manière à pouvoir se diviser les différents rôles ainsi que les différentes interventions dans le club. 

 

LV : On fonctionne de manière complémentaire. 

 

Benoit Trey vous a laissé un héritage après un septennat à la tête du Blagnac Rugby. Quelles vont être les évolutions que vous allez amener par rapport à cet héritage sportif qu’il vous a laissé ? 

 

LV : On va essayer de faire aussi bien mais ça, ça va être difficile car la dernière année a vraiment été superbe. L’objectif, si possible, est quand même d’aller dans les phases finales cette année, parce-que ça nous ferait plaisir et que c’est vraiment notre objectif à nous pour cette saison et, dans les 2 / 3 ans, aller peut-être en Pro D2. 

 

GA : Pour moi, ce sera de mettre en place ce centre d’entraînement et de formation pour les filles qui n’existe pas aujourd’hui donc de développer ce domaine-là. C’est aussi de ramener enfin, après trois défaites en finale, ce bouclier en Elite 1, ce qui est l’objectif principal. Pour la Nationale, toujours pareil, je rejoins Luc d’accéder aux phases finales. 

 

On sait que Blagnac a fait sa renommée sur la pluriactivité. Est-ce que ça va rester ou allez-vous progressivement basculer dans le professionnalisme ? 

 

GA : Tout doucement, on bascule dans le professionnalisme. Aujourd’hui, tous les joueurs sont sous contrat, il y a des professionnels et encore des joueurs pluriactifs donc on a les deux. Ca, c’est côté garçons et côté filles, on les a aussi mises en défraiement donc on passe le cap de manière à ce qu’elles également aient un petit revenu, ce qui n’existait pas avant. 

 

Quelles sont les grandes lignes du projet que vous portez ? 

 

GA : Comme on le disait, le premier projet sera le centre d’entraînement labellisé pour les filles en Elite de manière à développer le rugby féminin. Pour les garçons, c’est de tendre vers le professionnalisme et donc, de ce fait, on est en train de développer toute la partie commerce dans le club. On a trouvé de nouveaux partenaires, on est en train d’embellir le stade et de réaliser des travaux. 

 

LV : On va aussi augmenter le nombre de spectateurs qui était assez bas, on compte le tripler cette année et ce, à tous les matchs. 

 

Quel va être le budget l’année prochaine ? On sait que l’année dernière, vous étiez entre 2,2 et 2,4M de budget, est-ce qu’il va y avoir une embellie budgétaire ? 

 

LV : On a un budget de 3M d’euro.

 

Le but avec ce budget est de vraiment s’inscrire dans le Top 6 de la Nationale ? 

 

LV : Tout à fait, c’est de se préparer au Top 6 et plus si affinités les années d’après. 

 

On parle aussi bien sûr des filles. Comme le disait Gaëtan, ça reste quand même un marqueur fort de Blagnac ? 

 

LV : Absolument. Le but est d’avoir plus d’internationales, on en a 12 à ce jour, 13 avec le rugby à 7 et on les a toutes gardées donc c’est une bonne chose. Deux nouvelles vont arriver et l’objectif, comme vous le disait Gaëtan, c’est vraiment d’avoir le bouclier cette année. C’est vraiment le but final. 

 

Pour revenir sur les garçons, en conservant Fred Medves, on a gardé un peu de continuité avec ce qui se faisait dans l’ancien staff ? 

 

LV : Bien sûr, on est d’accord (rires). 

 

GA : Et il va se l’approprier. 

 

On parle du recrutement de Blagnac pour lequel on a vu qu’il y avait quand même un renouvellement assez conséquent ? 

 

GA : Suite à l’arrêt de quelques joueurs, des fins de carrières, et du départ de quelques autres non conservés, on a souhaité mettre en place une équipe jeune avec de jeunes joueurs. C’est vrai que la moyenne d’âge reste jeune mais on reste dans la continuité du sportif qui a été mis et instauré jusqu’à aujourd’hui. 

 

LV : Les résultats de l’an dernier prouvent que les joueurs qui étaient en place étaient très scrutés

 

Quel est votre regard sur cette Nationale et sur les autres équipes qui vont participer à ce championnat ? 

 

GA : On est quand même fiers de faire partie de la 3e division du rugby en France. Sur la saison précédente, on jouait quand même le haut du panier donc on est quand même très fier de la situation du club en tant que bénévole. Il y a quand même de très, très grands clubs, on retrouve Massy et Carcassonne, des clubs qui ont joué la Pro D2, vous avez ensuite des clubs qui ont eux-aussi la prétention de vouloir monter en Pro D2 donc le petit poucet blagnacais va bien entendu vouloir jouer les hauts du championnat. 

 

LV : Je trouve qu’aujourd’hui, ça monte en puissance au niveau de la qualité, depuis deux ans, et c’est vraiment l’impression que j’ai, le niveau monte et va encore monter. C’est pour ça qu’on a augmenté notre budget car aujourd’hui, on est obligé d’avoir quelques joueurs cadres et il faut que l’on en ait de plus en plus pour justement pouvoir jouer au haut niveau car le niveau va encore monter, de plus en plus. Je pense qu’il va passer professionnel d’ici deux ou trois ans. 

 

Quel est le mot d’ordre pour le duo Vignolle / Alengrin pour cette première saison ? 

 

LV : La complémentarité et continuer à travailler avec le plaisir.

 

GA : C’est parfait. 

 

Peut-être un petit mot sur Benoit Trey, votre prédécesseur, qui a quand même fait pas mal de taf pendant 7 ans ? 

 

LV : Il reste au club. On a passé un mois ensemble et on a fait notre passation qui s’est très, très bien passée. Il nous a transmis son savoir et dès qu’on a besoin, on peut l’appeler, c’est quelqu’un du club et il va rester au club après quand même 33 ans de licence. Il a pris la 34e, c’est donc que tout se passe bien, il n’y a aucun souci. 

 

GA : On le remercie pour tout ce qu’il a fait, de là où il est parti et là où il a amené le club dans son évolution et son développement donc un grand merci. Personnellement, je le remercie de m’avoir permis d’intégrer le comité de direction et d’avoir du coup pu arriver à la présidence du club. 

 

LV : Il n’est pas très, très loin du club. 

Il ne nous reste plus qu’à vous remercier et à vous souhaiter une belle saison, à vous et aux Caouecs, que ce soit chez les filles ou chez les garçons

 

Merci beaucoup et belle saison au #Magsport aussi.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

Laisser un commentaire