#Rugby – Nationale 2 / Valentin Tirefort (Graulhet) : «J’ai besoin de retrouver ce plaisir et cette passion qui m’a animé depuis que j’ai commencé le rugby!»

Valentin Tirefort est une des recrues phares du beau mercato rouge et noir et à agité les réseaux sociaux graulhetois lors de sa signature ce mardi. Car ce 3/4 polyvalent arrive tout droit du Top 14 qu’il a connu sous les couleurs de La Rochelle et de Brive après sa formation au SC Albi. Alors qu’il a vécu une saison compliquée en Corrèze, Valentin Tirefort a décidé de tourner temporairement ou définitivement la page du professionnalisme pour revenir au source dans la capitale du cuir et relever le défi de la Nationale 2 sous la tunique du SCG. Ce retour dans ses terres natales tarnaise, l’ex coujou l’espère comme une bouffée d’air frais qui va lui permettre au cœur d’un club familial de retrouver le goût du rugby. Le Sporting Club Graulhetois dispose désormais d’un arrière qui sera à la relance tant sur le terrain que personnellement.

Crédit photo CA Brive Corrèze

Une nouvelle page pour ta carrière s’écrit au Sporting Club Graulhetois, après avoir connu le Top 14 avec La Rochelle et Brive. Qu’est-ce qui t’a amené à pousser la porte du club des Mégissiers et de la capitale du cuir ?

Déjà, ma dernière mauvaise expérience à Brive qui s’est un peu mal terminée avec un manque de confiance et peu de matchs à la clé. J’ai de suite eu besoin de retrouver des fondamentaux dans le rugby et les valeurs qui m’ont fait aimer ce sport et pour avoir discuté avec Jérôme (Montbroussous) et Renaud (Martinet), c’est ce que j’ai retrouvé chez eux avec de l’honnêteté, de la sincérité et vraiment une envie de me recruter. Cela me permet aussi de basculer sur le milieu professionnel, ce qui était important pour moi à savoir de  » revenir à la vraie vie « . Du coup, ça m’a poussé à signer à Graulhet pour la suite en espérant que ça annonce de belles choses.

Graulhet, un club qui n’a pas le plus gros budget de Nationale 2 mais qui a de l’ambition, de la suite dans les idées et un joli projet ? 

Exactement, c’est vraiment un très joli projet, il y a vraiment eu un très beau recrutement pour la saison prochaine. Ils n’ont pas réussi à passer le cap l’année dernière pour essayer de se qualifier, j’espère que ça va le faire cette année car, franchement, il y a vraiment un super beau projet. Dans le côté humain, ils aident tous les joueurs à trouver une reconversion à côté et un boulot, ils leur offrent leur réseau et de ce que j’ai senti, c’est vraiment un club basé sur l’humain et c’est très important pour moi. 

Également un club avec une histoire et qui compte dans le département du Tarn, ton département natal ? 

Tout à fait et c’est aussi ce qui a fait pencher la balance car je savais que je pouvais revenir dans mon Tarn à moi mais aussi de mes proches et de mes amis, ce qui était, encore une fois, très important pour moi. J’ai quitté le cocon relativement tôt et quand ça se passe bien, sortir de sa zone de confort est vraiment super mais quand ça se passe un peu moins bien, je pense qu’il faut revenir à des choses essentielles. Être autour de ses proches et de ses repères, c’est important. 

Est-ce qu’il y a des joueurs que tu as déjà côtoyé ou que tu connais un peu dans cette équipe graulhetoise ? 

Oui, il y a pas mal de joueurs que je connais notamment Davy Chiffre, Quentin Pueyo mais aussi Alex Bénard, l’une des dernières recrues, avec qui j’ai joué à 7, Louis Decrop avec qui j’ai joué en espoir au Sporting. De toute façon, comme tu le sais, tout le monde se connaît plus ou moins dans le Tarn, on a la chance d’avoir un gros vivier de rugby, c’est un petit monde, tout le monde connaît tout le monde donc je n’arrive pas en terre inconnue. 

Est-ce que tu as suivi la Nationale 2 la saison dernière ou est-ce que ça sera véritablement une totale découverte pour toi ? 

Pour être honnête, la suivre est un bien grand mot voire même un bien bien grand mot. Ca m’est arrivé de regarder quelques matchs vu qu’à Brive, Périgueux n’était pas très, très loin et, par exemple, j’ai pu aller voir Paul Armengaud, qui joue à Saint-Jean de Luz, quand ils ont joué contre le CAP. J’ai vu aussi un match Dijon / Beaune, qui était le derby de là-bas, puisque j’ai mon ami Simon Veyrac qui jouait à Dijon à ce moment-là donc j’ai pu regarder quelques matchs mais pas la suivre. J’ai plutôt suivi la fin, les phases finales avec Saint-Jean de Luz, Vienne, Périgueux même si j’ai plutôt regardé les résultats que les matchs. Donc, la suivre est un bien grand mot mais j’ai toujours gardé un petit oeil lointain en regardant les résultats.

Tu vas un peu être attendu au coin du bois lorsque tu vas arriver sur les terrains de Nationale 2 car tu es un ancien de Top et qu’automatiquement, ça va faire causer ? 

C’est un sport collectif donc s’ils m’attendent au tournant, ce n’est pas grave, ce sont les autres joueurs qui feront la différence, je n’ai aucun doute là-dessus. 

On va revenir sur cette aventure en Top 14 car même si la fin n’est pas celle que tu aurais souhaité, tu as quand même touché du doigt le plus haut niveau du rugby français ? 

Il est sûr que j’ai touché du doigt ce niveau, ça m’a vraiment beaucoup apporté en termes d’exigence, de rigueur, d’attentes. J’ai quand même beaucoup appris sur le côté rugbystique même si, comme tu l’as dit, ça ne s’est pas aussi bien fini que je l’aurais souhaité mais ce n’est pas grave. De toute façon, je ne connais personne, quel que soit le milieu professionnel, qui n’a pas eu d’échec et le but est de rebondir à Graulhet, de reprendre du plaisir et après, advienne que pourra. 

Tu as signé au Sporting Club Graulhetois mais tu as un autre club de cœur qui est le Sporting Club Albigeois qui t’a formé. On peut s’attendre à te voir souvent au Stadium et voir un peu les matchs de Nationale ? 

Pourquoi pas mais j’espère clairement pouvoir jouer tous les week-end et ne pas être trop disponible pour venir au Stadium sinon ça voudra dire que je ne suis pas à Graulhet pour jouer les matchs ce qui serait inquiétant. Si, effectivement, j’ai des possibilités pour venir voir Albi, ça sera avec grand plaisir. 

Quelle va être ta reconversion professionnelle ? 

Pour être tout à fait honnête avec toi, je suis encore en recherche, on discute avec Jérôme et Renaud pour essayer de trouver quelque chose qui peut me correspondre. Pour moi, ce serait plutôt dans le milieu du commerce mais je suis encore hésitant, est-ce que je veux vraiment rentrer dans le milieu professionnel de suite ou plutôt trouver une alternance pour aussi continuer un petit peu mes études en parallèle ? On sait que c’est important d’avoir des diplômes aujourd’hui pour pouvoir bien gagner sa vie donc je suis un peu en réflexion et en transition. 

On peut dire que tu es véritablement à un carrefour de ton parcours de vie et de ton parcours rugbystique ? 

Oui, on peut dire que c’est vraiment un tournant dans ma vie. Je ne mets pas non plus une croix sur le rugby professionnel mais comme je te l’ai dit au début de l’interview, j’ai besoin de retrouver ce plaisir et cette passion qui m’a animé depuis que j’ai commencé le rugby. On verra ensuite le tournant, si c’en est un qui me ramène vers la profession ou si, au contraire, ça en sera un autre qui sera tout aussi positif pour moi mais aussi pour progresser dans ma vie professionnelle et pour penser à la suite.

Quel va être le mot d’ordre pour cette première saison en rouge et noir ? 

Je te laisse le demander aux différents entraîneurs, je pense qu’ils te le diront mieux que moi (rires). 

Et à titre personnel ? 

C’est vraiment le plaisir, reprendre du plaisir, être avec des bons mecs, passer de bons moments avec de bons mecs que ce soit sur le terrain évidemment mais également extra-sportifs mais aussi m’épanouir du côté professionnel pour être heureux car c’est la finalité de tout le monde. Le mot d’ordre est vraiment plaisir. 

On sait que ton premier amour est le football avec Marssac. Est-ce que tu vas suivre de façon un peu plus proche cette équipe de l’AMTF, Albi Marssac Tarn Foot ? 

Oui, c’est une certitude car j’ai beaucoup d’amis qui sont au club, ça me permettra de retrouver tout ça et quand je te parlais de repères, ça en fait partie. J’essaierai d’aller voir le Sporting, mes collègues qui sont à Albi-Marssac maintenant, je vais essayer de faire tout ça du mieux que je peux. 

En clair, c’est une nouvelle vie où, en même temps, tu reviens aux sources ? 

Exactement, tu l’as franchement très bien résumé. Nouvelle vie mais avec des repères que je connais et qui, j’en suis sûr, vont beaucoup m’apporter.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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