Paul Armengaud, le plus tarnais des Basques du Saint Jean de Luz Olympique, vient de vivre une belle aventure humaine et sportive comme les aime cette équipe luzienne, l’ex joueur du Sporting Club Albigeois et du SC Graulhet est revenu avec nous sur cette épopée avec le SJLO et sur cette nouvelle terre d’adoption qu’est depuis 2 saisons le pays basque.

On va dire que pour toi, cette année est la saison de l’accomplissement à Saint Jean de Luz où tu as vraiment pris tes marques. Tu as vécu une belle aventure avec les Corsaires ?
Ça fait maintenant deux ans que je suis là-bas. Il y a eu une année un peu compliquée puisque je me blesse d’entrée mais je suis revenu petit à petit fin Février / début Mars. L’équipe avait fait le taf toute l’année, on finit second de poule et on se paye des phases finales à la maison donc c’est tout bénef.

Des phases finales à haute dose émotionnelle avec, entre autres, cette qualification aux tirs au but face à Fleurance ?
Je pense qu’on a eu du mal à gérer la victoire à Fleurance, elle nous avait mis un bon coup de boost mais le match à la maison a été un peu plus compliqué. Ça finit par chance aux tirs au but qui nous ont souri et on s’est donc donné le droit de rejouer un match à la maison en demi-finale ce qui était du plus.

Cette séance de tir aux buts n’a pas dû arriver souvent dans ta carrière. Comment est-ce qu’on le vit ?
C’était la première fois que ça m’arrivait mais pour nous, ceux qui étaient déjà sortis ou qui étaient au bord du terrain, on ne savait pas trop ce qui allait se passer car on ne pouvait pas rentrer. C’est vrai que les tirs au but ont été très long mais quand le tireur de Fleurance a loupé, il ne nous en restait plus qu’un à mettre donc on avait confiance en le dernier joueur pour la mettre entre les barres.

On a vu la vidéo du club avec ce stade Kechiloa qui a exulté et qui est devenu un brasier. Ça devait quand même être des émotions particulières ?
Ce sont des souvenirs gravés. Pendant les tirs au but, il n’y avait pas trop de bruit dans le stade mais au moment de la victoire, c’était beau et c’est un joli souvenir, de gagner comme ça rend la chose encore plus belle aussi.

Il y a des regrets face à Vienne car vous n’êtes pas passés si loin que ça ?
Oui, c’est dommage, je pense que c’est le match aller qui nous coûte un peu cher, on ne fait pas le match qu’il faut contre une équipe comme ça. On avait bien abordé le match retour car on savait qu’avec 13 points de retard, il fallait tout jouer et je pense qu’on est une équipe qui aime jouer ces matchs-là où on ne doit pas trop réfléchir mais juste gagner et remonter des points. Ça nous sourit jusqu’à la 79e, cet essai à la fin est dommage car on aurait mérité d’aller jouer une finale contre l’équipe de Périgueux.

On le sait, le temps des play-off et le temps d’été est quelque chose qui convient à Saint Jean de Luz avec le jeu et l’ADN que vous avez ?
C’est vrai qu’on est une équipe qui préfère le beau temps au temps de pluie et c’est vrai que les phases finales nous sourient mais on a eu du mal à vraiment mettre notre jeu à part sur cette demi-finale retour. Il y a beaucoup de regrets mais on est fier de la saison que l’on a faite.

Maintenant, il va falloir se projeter sur la saison prochaine avec une Nationale 2 qui va être encore plus costaud ?
C’est vrai que ça va être dur car tout le monde saura qu’on est l’équipe qui a fini seconde l’an dernier donc il faudra confirmer et c’est ça qui va être le plus dur. Je ne suis pas sûr que les équipes qui se sont loupées se loupent une 2e fois donc c’est à nous de faire le taf et de jouer notre rugby comme on sait le faire et, de toute façon, avec ce groupe de copains, on ne doute de pas grand-chose.

Quelle est l’image que tu retiendras de cette saison ?
Je pense que c’est quand même la victoire aux tirs au but car c’est assez particulier sinon la demi-finale retour à la maison où l’ambiance était vraiment exceptionnelle.

Saint Jean de Luz est maintenant pour toi ta seconde patrie ?
Je suis vraiment bien là-bas. C’est franchement un club que j’aime beaucoup, les dirigeants, les bénévoles, les supporters nous suivent toute l’année donc ça, c’est vraiment cool. Quant à l’équipe, c’est plus qu’une équipe de rugby, on s’entend tous bien, le groupe vit bien et les résultats marchent bien en ce moment. C’est une belle aventure.

Pas trop dur les 4 jours à Séville ?
Ça a été costaud. On a bien rigolé et bien fêté la fin de saison, on avait besoin d’être ensemble pour bien fêter ça et se remettre de la demi-finale. On a bien rigolé, j’ai des vidéos mais je ne peux pas les montrer (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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