Malgré une sincère reconnaissance et gratitude envers ses coéquipiers, ses entraîneurs et ses dirigeants pour les 4 belles saisons passées en Essonne qui l’on vu glaner un titre de champion de France de Nationale et faire ses premiers pas en Pro D2, l’arrière du RCME va à 28 ans tirer un trait sur le rugby professionnel. Romain Clouté va donc rentrer dans son piémont pyrénéen natal pour donner un nouveau tour à sa carrière. Le buteur Massicois, a donc choisit de poser ses valises sur le plateau de Lannemezan au CAL, pour trouver un équilibre personnel et privé via le rugby pluriactif. Chez les bigourdans, l’ex idole du stade Ladoumègue va découvrir un nouveau championnat avec la nationale 2, en tentant d’apporter son expérience acquise en Île de France. Nouvelle vie, nouveau challenge pour celui qui portait les couleurs d’Oloron avant de relever avec brio le challenge francilien en 2019.

Une aventure se termine pour toi et une page se tourne, celle de ton histoire à Massy qui t’a fait connaître la Nationale et bien entendu la Pro D2. J’imagine que cette aventure massicoise restera très longtemps dans ta tête et dans tes souvenirs ?
Exactement, ce sont 4 saisons inoubliables pour moi du côté de Massy. Comme tu le dis, j’ai vécu des saisons en Nationale et une en Pro D2 et quand j’étais à Oloron il y a 4 ans de cela, jamais je n’aurais imaginé jouer un jour en Pro D2. Le fait d’être monté en région parisienne, dans ce joli club qu’est Massy, m’a fait connaître ce niveau-là et je les remercie déjà d’être venu me chercher et d’avoir touché du doigt le rêve que j’avais depuis tout petit.

On ne va pas se cacher que le point d’orgue de cette aventure massicoise est la saison dernière avec le titre de champion de France en Nationale et l’accession en Pro D2 ?
Tout à fait, c’est la saison dernière où tout a roulé et où, comme on dit, tout était dans l’ordre. C’est vrai que je pense qu’être champion de France est le rêve de tout joueur de rugby et j’ai attendu le bout de ma 25e année de rugby pour pouvoir l’être. Avec en plus cette accession en Pro D2, ça restera une saison inoubliable à mes yeux.

Tu nous parles de cette saison en Pro D2 car ça a été compliqué pour Massy. Vous avez joué le maintien du début à la fin avec malheureusement une relégation ?
Malheureusement, on a mal débuté le championnat, on a aussi eu quelques soucis dans l’effectif avec des joueurs un peu blessés à certains postes un peu clé. C’est vrai que dans ce championnat, qui est un très joli championnat, hyper long et dense, on va dire qu’on n’était pas préparés pour l’affronter. On a passé de la première à la dernière journée derniers et malheureusement, pour ce club qui est tellement mythique, c’est dommage de redescendre en Nationale.

On va en venir à ton nouveau point de chute, Lannemezan. C’est le retour au bercail en Bigorre et dans le Piémont des Pyrénées ?
C’est ça. J’avais quelques touches pour continuer le rugby professionnel mais c’est vrai que ce choix est un peu personnel et il est fait par rapport à mes choix persos et surtout de vie privée. Cette aventure du côté de Massy a été super mais ça m’a un peu mis dans une bulle et je me suis un peu concentré sur moi-même donc j’ai maintenant décidé d’arrêter et de rentrer dans mon Sud-Ouest natal pour pouvoir aussi me reconcentrer sur ma vie personnelle et privée.

Ce club de Lannemezan évolue en Nationale 2, un nouveau championnat que tu vas découvrir avec aussi un nouveau mode de vie puisque tu vas devenir pluriactif ?
C’est ça, je vais devenir pluriactif et, comme tu l’as dit, je ne connais pas du tout ce championnat. Je ne sais pas où je mets les pieds mais ayant vu quelques matchs de ce niveau-là, c’est un sacré niveau et je pense que même en étant pluriactif, il va falloir continuer à bien se préparer pour affronter les belles équipes qui le constituent.

Tu vas revenir au cœur de ce rugby village que tu aimes tant avec la fournaise du plateau qui est un public fervent et chaud avec des ambiances avant et après match qui valent leur pesant de cacahuètes ?
Exactement et je remercie Lannemezan de pouvoir avoir l’occasion de rentrer dans le sud, après être parti pendant 4 ans et s’être éloigné de sa famille. Comme je le disais, ça a été un peu compliqué là-haut avec ma copine et maintenant, j’ai fait le choix du cœur pour retrouver la joie de vivre et ne plus me prendre la tête avec le rugby.

Par contre, sur le terrain, tu vas être attendu au coin du bois car étant un ancien joueur de Pro D2 évoluant en Nationale 2, je pense que les équipes d’en face vont t’attendre ?
Oui et d’ailleurs, j’en ai fait un peu les frais avec les copains qui me l’ont beaucoup rabâché et qui, comme tu viens de le dire, m’ont dit » attention, les mecs savent que tu as joué en Pro D2 donc je pense que ça voudra directement te viser d’entrée « . Ce n’est pas grave, de toute façon, j’ai l’habitude d’être visé et à Massy, j’avais un surnom qui était » le paratonnerre « , ce n’est pas pour rien (rires).

Quelles vont être tes ambitions personnelles et collectives avec le Cercle Amical Lannemezanais ?
Les ambitions sont claires, c’est pouvoir apporter toute l’expérience que j’ai pu emmagasiner durant ma » petite carrière » que j’ai vécue à Massy. C’est vrai que pouvoir venir dans un club comme ça qui a plus que l’ambition du maintien me permettra de m’épanouir pleinement et j’espère pouvoir leur apporter tout ce que je sais et tout ce que j’ai pu apprendre durant mon passage à Massy.

En quelques mots, qu’est-ce que Lannemezan est pour toi ?
Lannemezan est un club familial contre qui j’ai joué plusieurs fois avec Oloron. C’est un club que j’ai hâte de découvrir et pouvoir m’épanouir pleinement.

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec






















