A quelques jours des élections fédérales pour déterminer qui sera le nouveau président de la Fédération Française de Rugby, Patrick Buisson, l’un des deux candidats et actuel vice-président en charge du monde amateur nous a accordé un entretien pour faire tant le bilan de la saison en Nationale et Nationale 2 que pour nous parler de cette joute Fédérale et électorale.

Avant de parler de l’actualité brûlante à savoir les élections qui vont avoir lieu ce week-end, on va quand même parler des saisons qui sont en cours, du rugby amateur et de ce rugby qui est en train de vivre sa nouvelle vie dans cette réforme des compétitions qui a vraiment pris son sens avec la création de la Nationale 2 cette année ?
C’est la première saison que la Nationale 2 a été créée. J’ai assisté à la finale Périgueux / Vienne la semaine passée, il y avait une assistance incroyable avec plein, plein de supporters et un match vraiment très, très intéressant. Je pense que, comme la Nationale il y a 3 ans, cette compétition toute nouvelle va trouver son niveau de carburation au fil du temps. D’ores et déjà, quand on discute avec les clubs, le projet les intéresse, le niveau de jeu est très intéressant, les clubs qui ont participé à cette compétition sont vraiment satisfaits du format, et maintenant, comme pour ce qu’on a fait pour la Nationale, il faut laisser un petit peu de temps à chaque club pour que chacun trouve bien sa place dans cette compétition. A terme, je pense qu’on peut dire que cette dernière va s’installer durablement dans la pyramide des compétitions.

Un des risques de cette Nationale 2, qui avait été mis en exergue par ses détracteurs lors de sa création, était de voir des clubs se mettre en surrégime et exploser en vol. On a vu certains clubs qui avaient quelques petits soucis financiers mais aucun n’a explosé en vol ?
Ça, c’est comme lorsque nous avons créé la Nationale où on nous avait prédit un nombre incroyable de dépôts de bilan. Il y a toujours des gens qui sont là pour critiquer ce que l’on met en place, c’est normal, c’est le jeu mais il n’empêche que, quand on fait le bilan à cette fin de saison, oui, peut-être que certains clubs ont été un peu plus ambitieux que ce qu’ils auraient dû être mais tout ça va se réguler dans le temps. Comme je viens de le dire, chaque club a trouvé son niveau et cette compétition va trouver sa vitesse de croisière, avec le temps, tout va se mettre gentiment en place mais aujourd’hui, on ne constate aucun dépôt de bilan ni aucun club vraiment en risque.

Un des autres risques était que cette Nationale 2 se referme par le bas et qu’il n’y ait aucun club de Fédérale 1 qui ne veuille monter mais on voit que, mis à part Mazamet, tous les clubs ont accepté la montée ?
C’est très intéressant quand on voit que sur les 4 demi-finalistes, il y en a 3 sur 4 qui souhaitent monter. Mazamet a fait son choix, c’est la 2e année qu’ils refusent l’accession, je ne critique pas du tout le choix du président, c’est lui qui gère son club et s’il a pris cette décision, c’est qu’ils ont longuement réfléchi et, encore une fois, la décision appartient aux clubs. Par contre, quand on voit que 3 clubs sur 4 accèdent à la division supérieure, on peut se réjouir car ce qui est intéressant dans l’objet de faire monter 4 clubs, c’est que ça brasse pas mal les poules. Encore une fois, on est vraiment satisfait de la saison et des clubs de Fédérale 1 qui vont monter au niveau de la Nationale 2.

Pour finir avec la Nationale 2, on est bien d’accord qu’au vu du refus de Mazamet, ce sont bien Dijon et Floirac, les deux premières équipes qui ont été reléguées, qui seront prioritaires pour rester en Nationale 2 ? Ensuite, au cas où il y ait refus des équipes reléguées en Fédérale 1, ce seront celles de Fédérale 1 qui monteront ?
Aujourd’hui, la règle qui a été validée par le bureau fédéral le 20 Février a effectivement été modifiée et on privilégie toujours le niveau supérieur, ce qui se fait au niveau professionnel par exemple. Ça veut dire qu’aujourd’hui, dans la mesure où un club de Fédérale 1 refuse l’accession, on va chercher le premier national des relégués et il se trouve qu’à ce jour, au classement des relégués, ce sont Dijon, Floirac, Tyrosse et Beaune dans cet ordre. Cela signifie que ces 4 clubs sont prioritaires en cas de refus de clubs de Fédérale 1 qui ne souhaiteraient pas accéder et aujourd’hui, c’est donc Dijon qui va être repêché.

On va aussi parler brièvement de la Nationale. On a l’impression qu’au bout de la 3e saison, elle est arrivée à maturité cette année ?
Complètement, on peut dire que ce qui s’est passé en Nationale cette saison est très bien. Les clubs sont de plus en plus satisfaits du format de cette poule, ils font 26 matchs, c’est une compétition qui a trouvé sa vitesse de croisière, les deux accessions sont très, très disputées même si aujourd’hui, les deux premiers se retrouvent en Pro D2. Je le répète, c’est une compétition qui a trouvé sa vitesse de croisière et, encore une fois, tous les clubs sont très satisfaits d’y participer et pourquoi sont-ils satisfaits ? Parce-que dans cette compétition, on concerte énormément les clubs, on partage beaucoup avec eux et c’est un travail commun qui a été mis en place avec eux pour proposer une compétition cohérente qui correspond au mieux au club car, en fait, elle est co-construite avec eux.

On arrive maintenant sur l’actualité du moment à savoir ces élections dont tu fais partie des candidats. Qu’est-ce qui t’a amené à poser ta candidature pour être président de la Fédération Française de Rugby ?
Ce qui m’a amené à poser ma candidature à la présidence de la Fédération, c’est le Comité Directeur qui a décidé que j’étais le candidat le plus à même de pouvoir prétendre à ce poste. Pour être honnête, je ne rêve pas toutes les nuits de pouvoir être président de la Fédération Française de Rugby par contre, à partir du moment où le Comité Directeur me fait confiance, je m’investis pleinement dans cette campagne électorale. Je joue le match, qui est un match à deux mi-temps et même si la 1ère mi-temps ne nous a pas forcément été favorable, je suis quand même un compétiteur donc je joue la 2e mi-temps. Encore une fois, ce sera un tout nouveau match qui se présente et on verra à l’issue du scrutin qui sera désigné.

Tu nous parles de la 1ère mi-temps qui était le référendum. Qu’est-ce qui a changé entre la 1ère et la 2e mi-temps ?
Non, pour moi, la 1ère mi-temps n’était pas le référendum mais la complétude du Comité Directeur. Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour la complétude du Comité Directeur où Ovale Ensemble a placé tous ses candidats puisque nous en avons un seul qui a été élu en l’occurrence Guilhem Guirado, nous avions décidé de ne pas faire campagne car nous ne souhaitions pas ennuyer les clubs. On estimait que les clubs étaient dans la gestion de la fin de saison, soit des accessions soit des phases finales soit des relégations soit préparer leurs assemblées générales et on a souhaité ne pas faire campagne pour ne pas les déranger. Ce que nous n’avons pas fait non plus est que nous n’avons pas souhaité borner le nombre de candidats à 12 car nous avons estimé que c’était une élection ouverte et individuelle et c’est pour ça qu’il y a eu 15 candidats qui se sont présentés de manière individuelle sous la bannière » tous unis derrière le XV de France « . Pour nous, ce n’était pas un combat mais par contre, maintenant, l’élection du président est un autre combat et je voudrais quand même rajouter que les clubs ont souhaité que la majorité soit représentée au Comité Directeur, ce qui est tout à fait normal. Il est bien que l’opposition soit représentée au Comité Directeur et qu’une opposition soit présente, de toute façon, c’est la loi et la démocratie, démocratie qu’il ne faut pas oublier et c’est nous qui l’avions mise en place quand on a décidé d’installer le vote décentralisé.

On va alors sur le match d’avant celui de la complétude, celui du référendum qui était quand même dans un contexte différent de celui d’aujourd’hui ?
Oui, si on refait un feedback sur la période du référendum, c’était quand même assez particulier. On sortait d’une période un petit peu turbulente où Bernard Laporte, le président de la Fédération, avait dû démissionner suite à la première instance de son procès et moi, je me suis un petit peu retrouvé au milieu de l’arène. On présentait un président délégué avec un président qui se mettait en retrait, ce que les clubs n’ont pas souhaité valider donc je pense qu’on est aujourd’hui dans un contexte complètement différent et c’est pour ça que je me dis qu’on verra comment ça se passe. Encore une fois, on se bat pour gagner cette élection car on sait que c’est quand même très important et il ne faut pas oublier une chose à savoir que les clubs ont voté pour le Comité Directeur qui a été élu jusqu’en 2024. Le Comité Directeur majoritaire qui est en place aujourd’hui a été élu par les clubs jusqu’en 2024 et c’est aussi pour ça que l’on se bat, pour finir le mandat que les clubs nous ont confié.

Si j’ai bien lu entre les lignes les différents articles qu’on a pu voir passer, en cas de cohabitation, il n’y en aura pas ?
Aujourd’hui, on ne peut pas imaginer qu’on va faire une cohabitation puisque de toute façon, Florian Grill a dit le premier sur ce sujet au mois de Février que la cohabitation serait mortifère et que ce n’était absolument pas du tout envisageable. Le problème, c’est qu’à partir du moment où il a appris que l’élection du président allait se dérouler avec le vote dématérialisé, il a souhaité se présenter ce qui n’est pas du tout cohérent avec ce qu’il avait dit. Effectivement, nous, nous sommes à ce jour élus sur un programme et ce que l’on souhaite, c’est valider notre programme jusqu’à la fin du mandat. Il y a encore quelques réformes que l’on souhaite mener et c’est pour ça qu’il ne pourra pas y avoir de cohabitation, enfin, il y aura cohabitation mais il n’y aura pas de compromis.

Tu nous parles de combat et d’arène pour cette élection et pour ce combat, tu pars avec un bras droit de luxe en la personne de Guilhem Guirado. En plus d’être une icône du rugby français, il a toujours été un combattant sur le terrain et doit aussi l’être dans l’arène électorale ?
Tu as raison, j’ai aujourd’hui un bras droit musclé avec la personne de Guilhem Guirado. Je suis ravi qu’il nous rejoigne lors de cette élection, il a fait un score remarquable notamment sur la complétude et si je suis élu, il sera le N°2 de la Fédération Française de Rugby. Il va bien sûr apporter toute son expertise, sa jeunesse et son dynamisme à cette majorité. L’expertise du haut niveau est indéniable mais ce qu’il faut savoir aussi, c’est que Guilhem a vraiment envie de s’investir au niveau du rugby amateur, d’aider les clubs, de réfléchir et surtout de participer activement à la vie fédérale. On ne peut que se réjouir qu’un jeune capitaine de l’équipe de France retraité, toujours champion de France jusqu’à la fin de la semaine souhaite s’investir dans ce combat, enfin pas ce combat car je n’aime pas trop ce terme, mais dans ce match qui va se dérouler.

Si vous êtes élus et mis en fonction avec Guilhem Guirado, vous allez devoir déployer un programme et des projets jusqu’à 2024 donc pendant 18 mois jusqu’aux prochaines élections générales. Quels vont être ce projet et ce programme ?
La première chose que j’ai annoncée, puisque j’ai fait pas mal de tournées de clubs pour justement faire le bilan de la réforme des compétitions et du nouvel accompagnement financier qu’on a mis en place, est que nous devions maintenant travailler et finaliser la réforme des compétitions jeunes. On va aujourd’hui s’engager sur cette réforme, partir de la base des jeunes qui jouent au niveau régional et on va gentiment monter dans tous les échelons des compétitions pour revoir de fond en comble ces compétitions jeunes. On souhaite aussi mettre en place une aide, une vraie aide, financière auprès de tous les clubs qui sont formateurs car il y a énormément de clubs qui forment. Aujourd’hui, on accompagne les clubs au niveau financier à travers les compétitions et d’autres choses mais on n’a pas vraiment de budget fléché pour aider ces clubs qui forment donc le plus important pour nous est d’aider ces clubs qui sont formateurs. Il y a aussi quelque chose dont j’entends parler depuis très longtemps qui est d’aider les bénévoles car les bénévoles dans les clubs font un travail remarquable, on le sait tous. On parle tous des bénévoles mais il n’y a jamais rien eu de concret pour proposer des choses à mettre en place pour les bénévoles. Comment va-t-on faire pour aider tout cela ? Comme tu le sais, et que personne ne peut ignorer, on a organisé une Coupe du Monde sur laquelle il va y avoir des retombées financières donc là aussi, il va y avoir des enveloppes fléchées pour vraiment fidéliser les bénévoles qui sont aujourd’hui dans les clubs. Comme on organise la Coupe du Monde en France, il est vrai qu’il va y avoir un apport de licenciés mais il va aussi y avoir un apport de bénévoles. On sait que notre équipe de France va performer quand on voit la qualité et il y a forcément plein de gens qui vont être attirés par le rugby donc, première chose, fidéliser nos bénévoles existants et bien sûr accueillir du mieux possible tous ces nouveaux bénévoles qui vont venir et également les fidéliser car on le sait, sans les bénévoles, les clubs ne pourront pas fonctionner.

Quand il y a une élection, comme c’est le cas entre toi et Florian Grill, il y a débat d’idées et des contradictions. Florian Grill et son équipe portent la contradiction sur l’apport financier que la Fédération Française de Rugby fait auprès des clubs, qu’est-ce que tu en dis ?
Déjà, Florian Grill crie partout haut et fort que nous sommes en difficulté financière. On est tellement en difficulté financière que dès la saison prochaine, avant de parler de l’accompagnement financier des clubs, la première chose que je vais faire voter si je suis élu est que la Fédération prenne une participation sur les frais des officiels de match. C’était un élément de campagne de Bernard Laporte en 2020, il avait annoncé qu’on allait aider les clubs au niveau des coûts des officiels de match et là, dès la saison prochaine, nous allons prendre un tiers des coûts des clubs sur ces coûts, arbitres ou représentants fédéraux ce qui représente à peu près 9 millions, cela veut dire que nous allons prendre en charge 1/3 soit 3 millions d’euros. Pour revenir sur le nouvel accompagnement financier, il faut savoir que par rapport à la saison passée, il y a 75% de clubs en France, et je dis bien 75%, qui touchent plus que ce qu’ils auraient touchés si on avait conservé l’ancien mode de calcul qui était appliqué les saisons passées. Quand on dit et qu’on crie haut et fort que les clubs ne touchent pas assez, c’est faux et archi-faux puisque je te dis qu’il y a 75% des clubs qui touchent plus aujourd’hui en phases qualificatives. Pour les phases finales, on a budgété une enveloppe qui va effectivement prendre en charge une partie des frais des clubs lorsqu’ils se seront déplacés pour faire de très longs déplacements. A titre d’exemple, en Ile-de-France, il y a 100% des clubs d’Ile-de-France qui touchent plus que ce qu’ils auraient touché si on avait appliqué le mode de calcul de la saison passée.

On va passer aussi sur une proposition de Florian Grill, la création d’une Régionale 4. Qu’en penses-tu ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que quand on bâtit des réformes et qu’on a mis en place la réforme des compétitions, on a travaillé au niveau national et on a réfléchi au niveau des 13 ligues. Sur ces 13 ligues, il y en a 13 qui ne proposaient déjà plus 6 niveaux comme il y avait auparavant et il y en a quasiment 10 sur 13 qui proposaient 10 niveaux. Aujourd’hui, on a dit qu’il y avait une Régionale 1, une Régionale 2 et une Régionale 3 et je ne vois pas pourquoi on parlerait d’une Régionale 4. Si certaines ligues imaginent qu’il faut créer une Régionale 4, elles sont à la limite souveraine pour créer leurs compétitions mais ce qui nous paraît le plus important, c’est qu’on respecte les proportions que l’on a imaginées, il faut toujours que la base soit plus solide que le niveau fédéral. De toute façon, on ne va pas inventer un titre de champion de France pour la Régionale 4 car ça n’a aucun sens. S’il y a juste la ligue Ile-de-France et la région AURA voire peut-être la Nouvelle Aquitaine et l’Occitanie qui voulaient proposer la Régionale 4, on ne va pas proposer un titre de champion de France pour 4 ligues, c’est impossible. Donc, on n’a pas réfléchi à ce jour à la création d’une Nationale 4 car ça voudrait dire qu’il faudrait réorganiser les divisions de la R1 à la R4 alors qu’encore une fois, 10 ligues sur 13 ne sont pas capables de proposer 4 niveaux.

Il y a 4 mois de cela, dans nos colonnes, Florian Grill disait qu’il voulait redécouper certaines ligues comme AURA, Occitanie ou Nouvelle Aquitaine. Quel est ton avis ?
Florian Grill a dû louper un épisode. Première chose qu’il faut savoir, c’est que ce n’est pas nous qui avons créé la loi NOTRe, les régions administratives ont été créées par les politiques et, bien évidemment, les régions administratives financent les ligues régionales. Je vais dire deux choses à ce sujet, recréer des comités territoriaux pour faire quoi ? Certes, on avait des comités territoriaux avant mais les clubs étaient obligés de se déplacer dans les comités territoriaux pour aller faire valider leurs licences alors qu’aujourd’hui, on a dématérialisé la Fédération Française de Rugby. Il n’y a aucun club qui se déplace pour faire une licence, une mutation ou autre chose, tout est dématérialisé. Remettre en place des comités territoriaux, ça veut dire créer de nouvelles charges, je pense que tout le monde se plaint aujourd’hui en disant que les clubs ont besoin d’argent et je pense qu’il est plus simple de mettre de l’argent auprès des clubs que de recréer des structures qui vont coûter de l’argent et qui ne vont servir absolument à rien. Si les ligues souhaitent faire des poules virtuelles en tenant compte virtuellement d’anciens comités territoriaux, bien évidemment qu’elles peuvent les faire puisque les poules sont de la responsabilité des responsables des ligues et des présidents de ligues. Il n’y a donc aucun intérêt à recréer des comités territoriaux et je voudrais d’ailleurs revenir sur la Régionale 4 car si on la crée demain dans certaines ligues, ça veut dire que les clubs vont dépenser beaucoup plus d’argent. Nous, en mettant un maximum de clubs sur 3 niveaux, les poules sont forcément plus homogènes que si on ventile les clubs sur 4 niveaux où là, il y aura encore plus de déplacements et que ça coûtera encore plus cher aux clubs. Notre objectif est de minimiser les dépenses des clubs donc les comités territoriaux n’ont aucun sens, absolument aucun, c’est comme si on repartait au siècle dernier.

On sait que quand il y a débat d’idées, il y a parfois des sujets ou des propositions qui émergent qui sont fédératrices dans les deux camps. Est-ce que c’est le cas actuellement et est-ce qu’il y a des propositions qui émergent des deux camps et qui peuvent un peu fédérer ?
Pour être très honnête, je ne m’occupe pas de ce que présente et propose Ovale Ensemble car, depuis que nous sommes élus, Ovale Ensemble a critiqué absolument toutes les mesures que nous avons mises en place. Ce qui m’intéresse, c’est ce que nous avons fait, notre bilan qui est remarquable et les clubs sont unanimes pour dire que ce que nous avons fait est remarquable, que ce soit la mise en place du vote dématérialisé, le rugby » bien joué « , les aides financières que nous avons apportées aux clubs, l’aide que nous avons dégagée aux clubs pendant la période du Covid, la réforme des compétitions, enfin, sur tout ce que l’on a pu faire. Tous les clubs sont unanimes pour dire que ce que nous avons fait et le bilan de ces deux mandatures est exceptionnel. Aujourd’hui, nous avons nos mesures que nous souhaitons mettre en place, on a notre programme que l’on a quasiment fini et ce qu’on veut bien évidemment, c’est finaliser notre programme et c’est pour cela que nous ne voulons absolument pas si le président devait être Florian Grill détricote toutes les mesures que nous avons mises en place pendant 6 ans car en fait c’est l’objectif quand on parle de Régionale 4, de revoir les CTC, de remettre en place les comités territoriaux ou plein d’autres choses. On ne peut pas accepter ça aujourd’hui, nous avons travaillé, nous avons mis des choses qui correspondent à la volonté des clubs et on ne veut pas défaire tout ce qui a été mis en place.

Si vous êtes élus avec Guilhem Guirado, ce sera un mandat express. Quel va être l’état d’esprit de ces 18 prochains mois ?
D’abord, si Guilhem et moi sommes élus, on ne le sera pas pour être des intermittents de la mandature, cela veut dire que si nous sommes élus le 14 Juin, on s’inscrira dans la durée et bien évidemment pour après 2024. L’état d’esprit sera de rassembler au maximum tout le monde autour de cette Coupe du Monde car il ne faut pas l’oublier, on a une Coupe du Monde qui va venir jouer et se dérouler en France. Nous serons la vitrine du rugby mondial donc c’est rassembler, rassembler et rassembler, vivre de grands moments avec notre équipe de France et d’ailleurs, Guilhem a une remarque qui est très, très pertinente. Il dit que lui, quand il était capitaine de l’équipe de France, qu’il était sous la mandature de Pierre Camou et qu’il a vu arriver l’équipe de Bernard Laporte, donc nous, aux affaires, il a reconnu que, quelque part, ça a un petit peu perturbé le staff de l’équipe de France pour un staff de l’équipe de France, tout changement de mandature en cours de mandat est problématique. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Guilhem et quand Guilhem Guirado qui a été capitaine près de 35 ou 40 fois en équipe de France, on peut quand même accorder du crédit à ce qu’il dit. Donc nous, c’est rassembler, rassembler autour de notre équipe de France, bien sûr travailler pour tous nos clubs amateurs, travailler pour les clubs fédéraux, pour la Nationale, continuer le travail que nous avons entamé et qui plaît aux clubs. Évidemment, » allez le XV, allez le rugby, vive le rugby » et maintenant, place au jeu !

Propos recueillis par Loïc Colombié

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