A quelques heures d’une peut-être, possible et probable montée en Fédérale 1 de l’UAG, focus sur un des tauliers du vestiaire qui va tiré sa révérence à l’issue de cette saison après 26 ans à avoir porté la tunique rouge et noire. Olivier Gisquet et Gaillac qui vont affronter Balma en match retour de 8eme de finale de fédérale 2, sont après leur victoire 22-20 en terre haut garonnaise en ballotage favorable. Dans le chaudron de Laborie, Olivier Gisquet, l’une des figures du club qui va jouer son dernier match devant ce public fervent dont il est une des figures de proues, prémisses d’une grosse séquence émotion quelque soit l’épilogue de cette rencontre qui peut devenir historique en cas de remontée en fédérale 1.
Gaillac Vs Balma 1/8 de finale retour Fédérale 2 une rencontre à suivre en direct dès 15h15 ce dimanche via Le #MagSport Web Radio TV en collaboration avec Albi TV.

Comme on dit dans le jargon, une carrière passe très, très vite et aujourd’hui, tu vas porter pour la dernière fois ces couleurs rouge et noire devant ce public du Stade Bernard Laporte – Laborie ?
C’est ça, au bout de 26 ans, 26 longues années de rugby à Gaillac, je raccroche les crampons et du coup, dernier match à Laborie ce dimanche.

Avec peut-être une apothéose à savoir jouer ton dernier match à Laborie sur une montée en Fédérale 1. C’est quand même quelque chose qui doit être important pour toi, te mettre un peu de pression, d’émotions et de joie ?
La pression, non, pas trop mais surtout l’émotion et la joie, la pression, on la boira après le match quand on sera monté en Fédérale 1. Il y a beaucoup d’émotions car, comme je le disais, 26 ans à Gaillac mais quand ça s’arrête, il faut passer à autre chose.

Quels sont tes plus beaux souvenirs en 26 du côté de Gaillac, en espérant que le plus beau soit cet après-midi ?
Le plus beau souvenir sera sûrement tout à l’heure, espérons-le. C’est aussi la montée en Fédérale 2 il y a une dizaine d’années, où j’étais déjà en senior, jouer avec mon frère pendant plusieurs années et également avoir réussi à faire une saison avec mes deux cousins et mon frère, tous les 4 ensemble. Il y a plusieurs souvenirs comme ça dans ce club.

Quoi qu’il arrive, une fois que le rugby s’arrête, il reste les amis ?
Les amis que tu te fais au rugby, tu ne les perds pas de vue. Même quand tu reviens aux matchs le dimanche, tu te retrouves, tu bois un verre, tu as besoin d’eux, ils viennent, ils ont besoin de moi, j’irai. Il n’y a pas de souci sur ça.

On va parler de cette saison, une saison que vous avez bien maîtrisée en phases régulières mais où vous vous êtes fait un brin peur lors des 8es de finale face à Fréjus-Saint Raphaël, surtout au match aller ?
Sur la saison, on se l’est pelé pour terminer premiers et essayer de se faciliter les choses pour recevoir à la maison sur les matchs les plus importants, ce qu’on a réussi à faire. Concernant ce match de Fréjus, on passe une 1ère mi-temps très compliquée où on ne voit pas le ballon, avec beaucoup de fautes et où on est beaucoup pénalisés donc quand on est à l’extérieur en phases finales, ce n’est pas évident. On a réussi à relever la barre en 2e mi-temps et ensuite, on a bien sûr vu le vrai Gaillac à Gaillac.

Avec un scénario qui a quand même tenu en haleine tout le public ?
Ah oui, tout le public et même tous les joueurs car rien n’était fait jusqu’à la fin, ils nous marquent même un essai et on est dedans. Le suspens était vraiment là jusqu’à la fin.

On va aussi parler de cette équipe de Balma que vous aviez dans la poule et qui vous a un peu secoué au match aller en terre haut-garonnaise ?
Balma n’a pas du tout le même profil que Fréjus, on le savait et on les connaissait. C’était un avantage et un inconvénient de jouer Balma, c’est à côté donc c’était déjà bien pour le trajet mais en les ayant gagnés deux fois dans la saison régulière, l’inconvénient était surtout de ne pas se dire » c’est tout bon, on va les gagner encore une fois » et c’est le plus compliqué à gérer. C’est une équipe qui joue beaucoup et beaucoup sur contres, dès qu’un ballon tombe, ils jouent dessus. Ce n’est pas compliqué, dès que tu perds un ballon, ils en profitent et ils te mettent à mal.

Il vous faut maintenant finir le travail. Vous avez gagné de deux points là-bas, 20 à 22, et devant ce public de Laborie avec une ambiance que l’on peut attendre surchauffée, il va falloir porter haut les couleurs de Gaillac pour enfin retrouver cette Fédérale 1 ?
C’est ça mais je ne me fais pas de souci pour montrer les vraies valeurs de ce club. Le public sait très bien qui on est et le match que l’on fera donc ils vont nous porter comme il faut et nous, on fera le match qu’il faut pour que ça passe.

Un dernier mot pour peut-être faire un appel au peuple rouge et noir ?
L’appel au peuple sera vite fait car je sais que tout le monde sera présent. En plus, il va faire beau, ils ont prévu un grand repas le midi et un autre le soir donc on espère bien sûr qu’il y aura le plus de monde possible et qu’on puisse rester et retrouver tout le monde à la fin du match pour boire un coup et fêter cette victoire et cette montée en Fédérale 1.

Que va devenir Olivier Gisquet après cette belle carrière ?
J’ai un projet professionnel puisque je m’installe en tant que vigneron, j’ai aussi ma famille avec deux enfants et le projet de retaper ma maison donc on va s’occuper. Au niveau du rugby, on ira voir les copains mais pour le moment, on va le laisser c’est à dire pas entraîneur ni dirigeant ou autres, on va laisser ça un peu en arrière et on reviendra peut-être plus tard dans le club, on verra.

La vigne et l’ovalie, c’est quand même un beau mariage ?
C’est ça, on ne peut pas rêver mieux à Gaillac, jouer au rugby et faire du vin, qu’est-ce qu’on peut avoir de mieux ? Rien, je pense.

On te remercie de nous avoir fait cette interview, on te souhaite un beau dernier match devant le public de Laborie et, dans tous les cas, félicitations pour l’ensemble de ta carrière
Merci beaucoup.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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