#Rugby – Fed1 / J.Dumoulin (Mazamet) : « Ca va être un match qui promet!»

Dans quelques heures le derby du Tarn de la poule 3 de fédérale1 , entre Mazamet et Graulhet va embraser le stade de la Chevalière.Second coup de projecteur ce coup-ci sur Julien Dumoulin le 3eme ligne des lainiers passé par le RC Vannes et le RC Narbonne.

Crédit photo X ProD Agence photo Officielle RC Vannes

Après une belle épopée où personne ne vous avait vu venir, vous qui, avec Narbonne, arriviez du fond du peloton pour monter en Pro D2, tu as basculé à Mazamet. Mais on va commencer par parler de cette aventure narbonnaise car tu arrivais à Narbonne pour une saison et, humainement, tu as vécu quelque chose de très fort ?

 

C’est vrai que c’est une saison qui va rester gravée à vie parce qu’entre les difficultés liées au Covid, des conditions particulières pour s’entraîner, un arrêt partiel des entraînements et de la compétition, reprendre derrière, relancer tout ça pour, à la fin, avoir ce résultat-là, c’est quelque chose qui marque à vie. Donc, de bons souvenirs. 

 

On va revenir sur cette saison à Narbonne avant de passer à Mazamet. Avant l’arrêt des compétitions, en Novembre / Décembre, Narbonne était au fond du trou, avant-dernier du championnat. La compétition reprend, vous êtes transfigurés et à la fin, vous décrochez la timbale et vous montez en Pro D2. Qu’est-ce qui s’est passé entre les deux ? 

 

Ça a été un démarrage difficile mais je pense que le fait de s’être arrêté a permis au groupe de se remettre de A à Z. Il est vrai que, quand on s’arrête comme ça et qu’on reprend, on peut s’estimer chanceux de reprendre le rugby comparé à certaines divisions où ça n’était pas possible. Donc, je crois qu’à partir de ce moment-là, tout le monde a fait profil bas et on est reparti de plus belle. On a eu de la chance avec cette victoire à Tarbes et du coup, ça a lancé le groupe et ça a permis de garder une bonne dynamique après tout ça et s’ensuit la montée. C’était génial pour ce groupe-là qui, pour les joueurs qui sont restés, est en train de s’aguerrir avec ce niveau de Pro D2 que je suis particulièrement toutes les journées. 

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Ça n’a pas été dur pour toi de couper avec Narbonne après être monté en Pro D2 et la tentation de faire une dernière pige en Pro D2 ? 

 

C’est vrai que c’est toujours un peu dans un coin de la tête de se dire que ça aurait été sympa de vivre ça avec ce groupe mais chacun a son parcours de vie. Aujourd’hui, il me fallait passer à autre chose et surtout me pencher sur ma vie privée. J’avais consacré pas mal de temps au rugby et j’ai revu les choses, c’était donc priorité à ma vie privée. 

 

On va finir sur Narbonne avec la demi-finale face à Nice, une vraie demi-finale à l’ancienne, électrique et qui sentait le soufre ?

 

Quand on est arrivé, c’était un chaudron, les supporters narbonnais qui avaient fait le déplacement, c’était quelque chose de fou, on se sentait vraiment soutenus. Les supporters de Nice étaient transcendés et franchement, on ne savait pas d’où ces types-là sortaient. Des banderoles, une bonne ambiance de phases finales mais c’est vrai que c’est un match qui est quand même resté fermé et ça s’est joué à une pénalité. C’était assez tendu mais ça restera quand même un bon souvenir et c’est pour cela que l’on joue au rugby, pour ressentir tout ça. 

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On va basculer sur ton arrivée à Mazamet. Comment s’est fait le choix de passer de Narbonne à Mazamet, en Fédérale 1, avec de la pluriactivité ? 

 

Tout simplement. Il me fallait une stabilité par rapport à mon job et du côté de Mazamet, c’était le meilleur choix pour assembler tout ça. Ma femme est originaire du coin ce qui a aussi fait pencher la balance, c’était donc un tout. J’avais également eu de bons échos au niveau de l’équipe donc j’ai dit  » pourquoi pas ? « . Aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix, c’est une équipe qui doit se lancer car c’est un groupe à fort potentiel et il y a des choses à faire. 

 

A la base, tu as une formation de policier et tu dépends de la Police Nationale. Le fait que Philippe Guicherd to coach soit aussi du même corps de métier a-t-il un peu participé à ce choix ?

 

De base, je ne connaissais pas Philippe. Je l’avais eu au téléphone une fois avant de venir, on avait un peu discuté de rugby et de comment il voyait les choses et après, forcément, il y a toujours 2 / 3 discussions au niveau de la police. Mais, on n’en discute pas tant que ça parce qu’entre le rugby, les aller/retour à Carcassonne, ça lui prend du temps et on n’a pas forcément trop le temps d’en parler. C’est toujours sympa de retrouver des mecs qui font le même métier. 

 

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Qu’est-ce que ça fait comme sensation de passer à deux entraînements par semaine uniquement le soir ? Ça doit quand même être un changement d’horloge biologique ? 

 

Le plus dur dans tout ça est de garder un certain rythme car on peut vite tomber dans le fait de ne se satisfaire que des séances d’entraînements. Aujourd’hui, on en a trois par semaine et j’ai envie de te dire que c’est un retour à la vie normale et aux vraies choses de la vie où il faut se filer un coup de pied au cul pour ne pas lâcher et pour avoir un minimum de rendement derrière. C’est vrai que pour enchaîner une journée de taf et aller à la muscu ou aller au rugby le soir, surtout maintenant, en hiver, quand il fait froid, il faut être passionné et avoir envie (rires). C’est complètement différent mais c’est là qu’on voit que j’ai la chance particulière d’avoir vécu le rugby à haut niveau et des entraînements tous les jours, c’était quand même un confort.

 

On va parler du début de saison de Mazamet. Au #MagSport, on tient des statistiques et vous êtes l’une des équipes de Fédérale 1 qui a le plus de bonus défensifs ce qui montre que vous n’êtes vraiment pas loin. A chaque fois, la pièce retombe du mauvais côté mais de très, très peu ? 

 

On est une équipe qui est en train de se découvrir avec cette reprise du championnat de Fédérale 1 qui, pour l’instant, n’est pas dérangé par le Covid. On se découvre et c’est vrai qu’on est encore assez irrégulier mais on est capable de voir qu’il nous est possible d’aller faire des coups à l’extérieur. Malheureusement, on se fait chatouiller chez nous, à la maison, mais on est aussi capable d’aller gagner à l’extérieur donc à nous maintenant de trouver la bonne stabilité, de continuer à travailler et justement, comme tu le dis, de faire tomber la pièce du bon côté et d’essayer d’accrocher quelque chose à la fin de la saison. 

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Maintenant que cela fait quelques mois que tu es en terre mazamétaine, quel est l’ADN de ce club ? Comment est-ce que tu le ressens ?

 

A Mazamet, il y a toujours ce truc où tu sens que c’est une machine qui fonctionne depuis maintenant un certain moment. Il y a encore quelques anciens dans l’équipe qui sont au club depuis un moment. Quand tu discutes avec les dirigeants, tu sens quand même que Mazamet n’est pas un club de rugby qui existe depuis hier. C’est toujours sympa de parler avec les gens, d’avoir les anecdotes du club, le public est toujours présent même quand il fait froid. Je pensais qu’il y allait y avoir beaucoup moins de monde mais non donc je suis content de continuer d’apprendre avec ce club-là. 

 

Ce dimanche s’annonce un derby à La Chevalière : Mazamet / Graulhet. Tu ne participeras malheureusement pas au gâteau car tu souffres d’une légère blessure mais j’imagine que ce derby a un peu fait monter l’adrénaline et la tension tout au long de la semaine ?

 

Je vois les mecs et je les entends parler. Entre anciens castrais ou les mecs de Graulhet qui sont venus jouer à Mazamet, je sens qu’ils sont excités comme les mecs de Graulhet qui ont joué avec les mecs de Mazamet à l’époque à Castres ou qui ont joué ensemble avant qu’il n’y en ait qui viennent jouer à Mazamet. Ça commence à trotter dans les têtes et je pense que ça va être un match qui promet, un bon match de Fédérale 1 où ça va passer par le combat, prendre le dessus sur l’adversaire. Ça va être fermé pendant un moment et on verra qui va craquer en premier mais je pense qu’on a trouvé un bon rythme donc, il faut que l’on essaye de gagner ces deux matchs qui nous restent avant les fêtes.

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On sait que le rugbyman moderne est à l’image de la société, très présent sur les réseaux sociaux. J’imagine qu’en off, sur les réseaux sociaux, vous devez vous mettre quelques petites pièces entre Mazamétains et Graulhétois ? 

 

Moi, personnellement, je ne connais pas de joueur de Graulhet mais, de ce que j’ai pu voir, je pense que ça ne doit pas lésiner sur le chambrage (rires). Pour l’anecdote, je vais même te dire que, le week-end dernier, un joueur dont je ne citerai pas le prénom a fait la bringue avec les mecs de Graulhet sur Castres. Donc à mon avis, même si c’est un derby, ça va être fait avec de bonnes règles. 

 

On va parler d’un autre club de cœur pour toi, Vannes qui, après trois magnifiques saisons, a eu un petit trou d’air au démarrage. Un petit mot sur ce club de Vannes ? 

 

Je te disais que je suivais Narbonne sur tous les matchs depuis le début de la saison de Pro D2 mais je zappe aussi sur les matchs de Vannes. C’est vrai que j’ai été surpris cette année du retard au niveau de l’allumage mais je vois que ça ne chôme toujours pas. Ils essayent toujours de chercher des solutions pour arranger le problème quand il y en a là-bas, on a vu des recrues arriver en cours de saison et ils ont d’ailleurs réussi à redresser un peu la barre. Ils recevaient justement Narbonne vendredi et, comme je le pensais, ça a été un match assez serré puisqu’il y a match nul à la fin mais c’est logique. Narbonne comme Vannes avait besoin de points, Narbonne arrive à faire des résultats à l’extérieur et on a assisté à un match intéressant. Mais ce que j’ai dit, c’est que le meilleur gagne ! 

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Est-ce que tu as regardé le match avec un maillot de Narbonne en 1ère mi-temps et un maillot de Vannes en seconde ou inversement ? 

 

C’est ça (rires). J’ai alterné les deux maillots même si, sur ce match, j’avais un léger penchant pour Narbonne car c’est mon expérience la plus récente. Je discute encore aujourd’hui avec pas mal de joueurs de Narbonne donc, j’avais un petit penchant pour les oranges. 

 

On te remercie et on te souhaite un beau derby tarnais avec toutes les valeurs que ça transpire

 

Merci beaucoup

Propos recueillis par Loïc Colombié

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